Un jour, une date.

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    • alors pour ce 3 octobre, une mauvaise décision française ET une bonne décision allemande

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      3 octobre 1940 : Premier statut des Juifs
      Assommée par la défaite, la France s'est abandonnée en juillet 1940 à une coalition de jeunes technocrates issus d'une grande banque d'affaires, la banque Worms, et de politiciens impatients de rompre avec la politique antérieure et de revenir à ce qu'ils considèrent comme des valeurs nationales menacées : la terre, la patrie, la religion etc.
      Les nouveaux dirigeants appartiennent à la droite comme à la gauche. Le vice-président du Conseil Pierre Laval est lui-même un ancien député socialiste. Ces hommes remettent au goût du jour les idées nauséabondes exprimées au siècle précédent par Édouard Drumond dans La France juive et reprises par l'Action française.
      Avec les encouragements du Chef de l'État français, le Maréchal Pétain, ils promulguent dès le 3 octobre 1940 le premier statut des juifs sans y avoir été obligés par les nazis. Le statut exclut les Français identifiés comme Juifs de la plupart des fonctions publiques et de nombreuses autres professions.
      En dépit de son aspect scandaleux, il passe à peu près inaperçu. Il est vrai que les Français se battent au même moment dans les difficultés du quotidien et très peu connaissent des juifs concernés par le statut. L'opinion sera plus sensible à la promulgation, l'année suivante, le 2 juin 1941, d'un statut plus rigoureux, en remplacement du premier.

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      3 octobre 1990 : L'Allemagne réunifiée
      Le 3 octobre 1990, onze mois après la chute du Mur, la République Fédérale Allemande et la République Démocratique Allemande célèbrent officiellement leur réunion en un seul État.


      Le jour de l’Unité allemande (en allemand:Tag der Deutschen Einheit) est la fête nationale allemande, elle est célébrée depuis 1990 le 3 octobre, jour anniversaire de la réunification du pays. C’est en Allemagne le seul jour férié en application du droit fédéral, tous les autres sont fixés par les droits régionaux.

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    • 12 novembre 1920
      Le traité de Rapallo


      Le 12 novembre 1920, à Rapallo, l'Italie et la Yougoslavie conviennent de rectifier leurs frontières.

      Dans la petite cité balnéaire des environs de Gênes, il est convenu que l'Italie annexe l'enclave de Zara et quelques îlots de la côte dalmate, tandis que Fiume, autre ville de la côte dalmate (aujourd'hui Rijeka, en Croatie), devient un État indépendant. Cet arrangement bilatéral est le premier coup de canif dans les traités de paix des mois précédents qui ont mis fin à la Grande Guerre. Il témoigne de la montée des nationalismes.


      Frustrations italiennes

      Après la Grande Guerre de 14-18, les Italiens reprochent aux Alliés de ne pas leur accorder les territoires promis à Londres en 1915 en échange de son entrée en guerre à leurs côtés. Ces territoires sont finalement cédés au royaume de Yougoslavie, né du dépècement de l'Autriche-Hongrie.

      Mais dans la nuit du 11 au 12 septembre 1919, le poète nationaliste Gabriele D'Annunzio (56 ans), surnommé il Vate (« le Prophète »), fait une entrée triomphale à Fiume, une ville yougoslave à population italophone revendiquée par les nationalistes italiens. Il défile à la tête de 287 volontaires italiens, les arditi ou corps-francs, anciennes troupes d'élite de la Grande Guerre.


      La veille, il a écrit à Benito Mussolini, qui est alors directeur du journal La Gazzetta del Popolo :

      « Mon cher camarade, le dé est jeté, je pars. Demain, je prendrai Fiume les armes à la main.
      Que le Dieu de l'Italie nous assiste. Je suis fiévreux. Mais il n'est pas possible de différer. Encore une fois l'esprit domptera la chair misérable. »

      C'est ainsi que D'Annunzio installe à Fiume une dictature personnelle, mettant en scène son pouvoir : chemise noire, cri de guerre (autant d'artifices que lui empruntera plus tard Mussolini).


      Compromis

      À Rapallo, les représentants de Rome et Belgrade tentent de clore cet épisode théâtral.
      Favorable à l'Italie, le traité dont ils conviennent offre quelque réconfort aux « irrédentistes » désireux de rattacher à leur pays les territoires promis par le traité de Londres. Mais D'Annunzio ne s'en satisfait pas pour autant. Il s'insurge et occupe avec ses hommes quelques îles proches de Fiume.

      Le Président du Conseil italien Giovanni Giolitti demande au général Caviglia, qui a remporté la bataille de Vittorio-Venetto pendant la Grande Guerre, de mettre un terme à la rébellion. L'armée italienne attaque Fiume le 25 décembre 1920 et le poète fantasque capitule le 31 décembre suivant après un baroud d'honneur.

      André Larané
      Publié ou mis à jour le : 2016-11-08 12:04:23
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    • 16 novembre 1919 : Le Bloc national au pouvoir


      Le 16 novembre 1919, les élections amènent à la Chambre des députés une majorité conservatrice, le Bloc national, avec beaucoup d'anciens combattants (la Chambre est dite « bleu horizon », de la couleur de l'uniforme).

      Cette coalition est due à l'initiative du président du Conseil Georges Clemenceau et du président de la République Alexandre Millerand, avec deux objectifs : la lutte contre le bolchévisme et l'intransigeance vis-à-vis de l'Allemagne. Elle englobe quatre groupes parlementaires (l’Entente républicaine, l’Action républicaine et sociale, la Gauche républicaine démocratique et les Républicains de gauche) qui ont fait partie de l'union sacrée pendant la Grande Guerre. Mais les socialistes en ont été exclus en raison de leurs compromissions avec les bolchéviques russes et les radicaux s'en sont exclus du fait de l'absence des socialistes !

      Atteinte dans sa vitalité par le carnage de la Grande Guerre et son contrecoup sur la natalité, la France peine à retrouver sa prospérité d'antan et compte sur les réparations allemandes pour la sortir d'affaire. Président du Conseil, Raymond Poincaré, fait occuper la Ruhr pour garantir leur versement. C'est un échec que le gouvernements successifs doivent compenser par de fortes augmentations d'impôts et que les électeurs sanctionnent lors du scrutin du 11 mai 1924 en remplaçant le Bloc national par le Cartel des gauches.

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      16 novembre 1920 : L'« Armée blanche » défaite à Sébastopol


      Le 16 novembre 1920, la défaite de l'« Armée blanche » de Wrangel, à Sébastopol, met fin à la guerre civile en Russie et consacre la victoire des bolcheviques et de Lénine.


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      16 novembre 1940 : De Gaulle crée l'ordre de la Libération




      De passage à Brazzaville, capitale de l'Afrique Équatoriale Française, le chef de la France Libre fonde l'ordre de la Libération.

      Cinq mois après l'invasion de la France par l'armée allemande, il veut avec cet ordre honorifique «récompenser les personnes ou les collectivités militaires ou civiles qui se seront signalées dans l'oeuvre de libération de la France et de l'empire».

      1 059 croix ont été ainsi décernées jusqu'à la cessation d'attribution en janvier 1946.
      18 l'ont été à des unités militaires et cinq à des communes françaises : Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l'Ile de Sein.
      271 personnes ont par ailleurs reçu la croix à titre posthume. À titre exceptionnel, Winston Churchill et feu le roi George VI l'ont reçue en 1958 et 1960.

      Le 16 novembre 2012, les Compagnons de la Libération, réduits à une vingtaine, transmettront aux cinq communes «compagnons» le soin d'entretenir leur souvenir ainsi que le musée installé aux Invalides. Il reviendra aussi à ces villes de désigner le successeur de l'actuel chancelier, le colonel Fred Moore, ancien de la 2 DB.

      Deuxième après la Légion d'Honneur dans l'ordre protocolaire, l'ordre de la Libération n'a eu qu'un seul Grand-Maître, le général de Gaulle. Il se flatte de ne compter dans ses rangs que d'authentiques résistants (à l'exception peut-être du trop flamboyant André Malraux) parmi lesquels des hommes de grand mérite comme François Jacob, Prix Nobel de médecine 1965.

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    • 17 Novembre 2018

      La mobilisation des "gilets jaunes" aura donc été massive. Selon un bilan publié par le ministère de l'Intérieur ce samedi à 19h, quelque 282.710 personnes ont participé aux différentes manifestations organisées par les "gilets jaunes" partout en France pour protester contre la hausse des taxes sur les carburants. Mais de nombreux incidents ont émaillé la journée entre manifestants et automobilistes excédés par les barrages. Une personne est décédée à un point de blocage en Savoie et plus de 227 ont été blessées dont cinq grièvement. Une centaine de personnes ont été interpellées dont 77 placées en garde à vue.

      De Marseille à Brest, de Pont-à Mousson à Châtellerault, en passant par Chambéry, Quimper, Sablé, Montluçon, Bordeaux, Tarbes, Perpignan, Orange, Caen, Angoulême ou Porto-Vecchio, les "gilets jaunes" ont laissé éclatet leur "colère noire", bloquant des routes, des accès à des stations service, aéroports ou supermarchés, laissant passer les automobilistes au compte-goutte aux péages, dans les tunnels ou sur les rond-points du territoire, organisant des opérations escargots sur les rocades et autoroutes ou empêchant d'accéder à plusieurs centre-villes. Au total, plus de 2.000 manifestations ont été recensées, la plupart non-déclarées en préfecture, ce qui a compliqué l'intervention des forces de l'ordre.
      À LIRE Gilets jaunes : revivez la journée de mobilisation
      Des incidents, un mort et plus de 200 blessés
      Plusieurs incidents ont émaillé la journée. La tension est montée très vite entre manifestants et automobilistes, certains prenant à partie policiers et gendarmes, d'autres perdant patience et n'hésitant pas à forcer les barrages. C'est ce qui s'est passé à Pont-de-Beauvoisin (Savoie), peu avant 10h ce samedi matin : une manifestante d'une cinquantaine d'années a été tuée, fauchée par une voiture dont la conductrice a été prise de panique quand des "gilets jaunes" se sont mis à frapper sur sa voiture.
      Plus de 227 personnes ont été blessés un peu partout sur le territoire, dont cinq plus grièvement. La plupart des personnes blessées ont été percutées par des automobilistes qui ont tenté de forcer les barrages. Ces incidents ont donné lieu à 117 interpellations dont 73 gardes à vue.
      A Raidzorg (Gautier G.) et AZAX (Cédric) tous 2 du 11, Peace and life in Paradis
    • 20 novembre 1873
      Naissance du septennat en catimini



      Le 20 novembre 1873, une loi de l'Assemblée nationale décide de proroger pour sept ans le mandat présidentiel du maréchal de Mac-Mahon.


      L'affaire du drapeau

      Après la chute de l'empereur Napoléon III, la France doit supporter l'occupation allemande. Des élections générales entraînent la formation d'une Assemblée nationale conservatrice, avec une majorité de députés favorables à une restauration de la monarchie.

      La plus grande partie des monarchistes se tournent vers le prétendant légitime au trône, le comte de Chambord.


      Ce quinquagénaire, petit-fils de Charles X et fils du duc de Berry, a vécu en exil en Autriche et épousé une princesse étrangère dépourvue de sympathie pour la France. Le couple n'a pas eu d'enfant.

      Le comte de Chambord méconnaît la réalité française, garde la nostalgie du passé et se berce de l'illusion de restaurer une monarchie de droit divin. Il déçoit ses partisans en exigeant dans un manifeste en date du 6 juillet 1871 que la France renonce au drapeau tricolore bleu-blanc-rouge.

      Même les plus farouches monarchistes ne peuvent le suivre dans cette voie, considérant que le drapeau tricolore de la Révolution a acquis sa légitimité du sang de tous les Français qui sont morts pour lui jusqu'aux extrémités de l'Europe.

      L'affaire est d'autant plus consternante pour les royalistes que le drapeau blanc ne fut le drapeau français que pendant la Restauration (1815-1830). Avant 1789, il n'existait pas, en effet, de drapeau officiel !

      Sous l'effet de leur déception, les députés se constituent le 31 août 1871 en Assemblée constituante et, votent la première loi constitutionnelle en conférant au chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers, le titre de président de la République.


      L'homme qui ne voulut pas être roi

      Deux ans plus tard, le 24 mai 1873, les députés retirent leur confiance à Adolphe Thiers et le remplacent à la présidence de la république par le maréchal de Mac-Mahon, un monarchiste !

      Les monarchistes sont divisés entre les partisans du comte de Chambord, ou légitimistes, et les partisans du comte de Paris, ou orléanistes.Après beaucoup d'hésitations, les deux camps s'accordent sur un plan simple : le comte de Chambord, sans enfant, monte sur le trône, et à sa mort cède le trône au comte de Paris, lequel est jeune et chargé de famille. Avec lui, l'avenir de la monarchie paraît assuré.

      Carrosses, costumes... tout se met en place pour le retour du futur roi, le défilé d'intronisation et la cérémonie. Il ne manque plus qu'un vote de pure forme de l'assemblée. C'est une question d'heures.
      C'est alors que le prétendant réitère par lettre du 23 octobre 1873 son refus de tout compromis sur le drapeau. Dans la consternation, les députés se résignent à proroger le mandat du maréchal de Mac-Mahon.

      La France entre à petits pas dans un régime républicain

      aussi conservateur que pouvait le souhaiter Adolphe Thiers.

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    • alors si on peut meme plus avoir confiance sur des sites historiques réputés etre sérieux tsssssssss où va t on !!!
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    • 26 novembre 1812

      Bataille de la Bérézina

      Bataille de la Bérézina

      Napoléon traversant la Bérézina

      La bataille de la Bérézina également appelée passage de la Bérézina ou bataille de Borisov eut lieu du 26 au 29 novembre 1812 près de la rivière Bérézina, aux alentours de la ville de Borisov dans l'actuelle Biélorussie, entre l'armée française de Napoléon Ier et les armées russes de Koutouzov, de Wittgenstein et de Tchitchagov, durant la retraite de Russie qui marque la fin de la campagne de 1812.
      Pour l'historien Jacques-Olivier Boudon, la bataille de la Bérézina est restée, à tort ou à raison, dans la mémoire collective française comme « le symbole le plus marquant de la campagne de 1812 »5 ; dans son ouvrage Napoléon et la campagne de Russie : 1812, il la définit comme une bataille victorieuse menée dans une campagne perdue : « En France comme en Russie, la campagne de Russie reste présente dans les esprits, même inconsciemment. Un mot la résume : « C'est une Bérézina », fréquemment utilisé pour caractériser une déroute sur le plan sportif ou électoral, alors que la bataille de la Bérézina est considérée comme une victoire militaire. C'est le signe qu'au-delà des combats de la campagne de 1812, le souvenir qui en est conservé est surtout celui de la retraite et de l'épreuve humaine qu'elle a représentées. Pour les Russes, la perspective est autre, puisque la campagne de 1812 marque avant tout pour eux une victoire et un sursaut national »5.

      Sommaire


      Cinq mois après le franchissement du Niémen le 24 juin 1812, la Grande Armée bat en retraite et se trouve devant une rivière marécageuse, la Bérézina. Les armées russes comptent sur cet obstacle naturel pour bloquer l'armée de Napoléon et ainsi l'anéantir.
      La retraite de Napoléon se fait dans de mauvaises conditions : l’hiver n'est pas précoce mais sera très rigoureux ; les températures atteignent −30° au thermomètre de RéaumurNote 2,6 soit −37,5 °C7. Malgré ces températures, la rivière n'est toutefois pas entièrement gelée. Exposée sur son flanc aux coups de l'armée de Wittgenstein, poursuivie par celle de Koutouzov, et bloquée par la Bérézina dont l'armée de Tchitchagov maîtrise le pont de Borissov depuis la veille, la Grande Armée se trouve, le 22 novembre 1812 au matin, dans une situation désespérée.
      A Raidzorg (Gautier G.) et AZAX (Cédric) tous 2 du 11, Peace and life in Paradis
    • allez

      25 NOVEMBRE


      Un peu d'histoire.

      Confrontée à une cinquantaine de sages par l'empereur Maxence (début du IIIe siècle), la sainte de ce 25 novembre leur aurait si bien parlé qu'ils se seraient aussitôt convertis au christianisme.

      Furieux, l'empereur aurait fait brûler les philosophes... et proposé à la jeune fille de l'épouser ! Sur son refus, il l'aurait condamnée au supplice et à la décapitation.
      La tradition catholique a fait de sainte Catherine la patronne des philosophes. Le célèbre monastère du mont Sinaï lui est consacré.

      Selon une légende tardive, Catherine se serait convertie au christianisme car elle voulait épouser le meilleur parti possible. Et ce fut Jésus ! Ému par sa ferveur, celui-ci aurait en songe passé l'anneau nuptial à son doigt. Nul ne sait s'il y a un lien entre ce mariage mystique et la tradition qui conduisit plus tard les demoiselles de 25 ans à coiffer la statue de la sainte.

      Les jardiniers, quant à eux, connaissent bien le dicton : « À la Sainte Catherine, tout bois prend racine ». C'est le moment pour eux de planter arbres et arbustes.

      c'est c'est la Fête des Catherinettes!!!!

      On appelle catherinettes les jeunes femmes de vingt-cinq ans ou plus encore célibataires.

      Les catherinettes étaient fêtées le 25 novembre, jour de la fête de sainte Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre, patronne des jeunes filles.

      La Coutume...

      Cette coutume, à travers laquelle les jeunes filles faisaient des vœux pour un prompt mariage, ne s'est conservée, sous une forme altérée, que dans le milieu des couturières et de la mode où on apporte traditionnellement un soin particulier à la confection du chapeau (« de la coiffe1 »).
      Les couleurs traditionnelles du chapeau sont jaune et vert, deux couleurs ne s'accordant pas.


      Deux Catherinettes, Isaac Israëls, vers 1905

      La tradition a beaucoup décliné, mais existe encore dans certains milieux professionnels, parfois vécue sur un ton ironique.

      Autrefois, sainte Catherine et saint Nicolas protégeaient l'un et l'autre les célibataires dans leur sexe respectif afin de prévenir tout attouchement personnel. Des confréries de jeunes filles vénéraient la sainte et avaient le privilège de s'occuper de sa statue, qu'elles coiffaient lors d'une cérémonie chaque 25 novembre. Celles qui se mariaient devaient quitter la confrérie et laisser aux autres le soin de « coiffer sainte Catherine », expression signifiant pour une femme : « être encore célibataire à vingt-cinq ans (passés) ». Du fait des transformations sociales du statut de la femme et du mariage, cette coutume s'est progressivement perdue.

      Le jour de la Sainte-Catherine, à Paris, les Catherine et Nicolas employés des maisons de couture sont généralement reçus à la mairie et se voient souvent offrir des cadeaux par leur employeur, en plus du chapeau préparé par leurs collègues.

      Les hommes célibataires étaient plus rares à participer, mais lorsqu'ils ne s'en remettaient pas à l'intercession de Saint-Nicolas (fêté le 6 décembre) et qu'ils se joignaient à la Sainte-Catherine ils étaient alors appelés « roi de la Sainte-Catherine » ou « roi Sainte-Catherine ».

      La Sainte-Catherine à Paris et les Midinettes

      Les jeunes filles travaillant dans le domaine de la mode adoptent sainte Catherine comme patronne. Dans le Sentier, elles prennent dès les années 1920 l'habitude de sortir fleurir une statue de leur patronne située au coin de la rue de Cléry et de la rue Poissonnière2. On les surnomme les « midinettes2 ». Les coiffures sont soignées, parfois extravagantes3.


      Groupe de catherinettes à Paris, rue de la Paix, en 1932

      La place Sainte-Catherine se situe dans le Marais à Paris.

      Un office religieux à l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle est également organisé.

      La fête est parfois organisée au niveau même de l'entreprise : ainsi, les maisons de couture fournissent « gâteaux, liqueurs et fleurs »4. D'autres festivités existent, comme en 1952 une parade dans des chars tirés par des chevaux pour Dior ou une exposition organisée dans l'atelier Jacques Fath3.

      Dans le film de long-métrage de cinéma La Fille à la casquette (A New Kind of Love), réalisé par Melville Shavelson avec Frank Sinatra et Maurice Chevalier entre autres (sorti dans les salles en 1963), la fête de la Sainte-Catherine à Paris dans le milieu de la haute-couture y est retracée en détails et avec beaucoup d'humour ; l'affiche de ce film américain rend également hommage au couple dans la vie de Paul Newman et Joanne Woodward restés mariés durant 50 ans jusqu'au décès de l'acteur en 2008 alors que, dans le film, l'intercession de sainte Catherine pour leur amour est flagrante.

      Dans certaines entreprises du secteur de la mode et de l'industrie du luxe, la Sainte-Catherine est toujours célébrée dans les années 2010 par les jeunes collaboratrices.
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    • 17 décembre 1791
      Vote du Bill of Rights



      Peu après l'entrée en fonction du premier président de la République américaine, Georges Washington, le Congrès ajoute à la Constitution des États-Unis d'Amérique dix amendements relatifs aux droits individuels. C'est la Déclaration des Droits (en anglais Bill of Rights).

      Elle est publiée le 17 décembre 1791. Il y a déjà eu un précédent avec le vote d'une première Bill of rights par le Congrès de la colonie de Virginie, le 12 juin 1776, àl'initiative d'un certain George Mason. L'expression elle-même dérive de l'acte agréé par le roi d'Angleterre Guillaume d'Orange en 1688.


      Le Bill of Rights comporte dix articles très courts, inspirés d'assez loin par les 17 articles de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
      Parmi ces dix articles ou amendements, le deuxième et le quatrième posent d'une part le droit pour chacun d'être armé en vue de pouvoir s'associer à une milice de défense, d'autre part le droit pour chacund'assurer sa sécurité et celle de ses biens.
      En vertu de ces deux amendements, les Américains peuvent librement acheter des armes et s'en
      servir sous le motif de légitime défense.


      *~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~*


      17 décembre 1903
      Premiers vols des frères Wright

      Le 17 décembre 1903, les frères Wibur et Orville Wright (36 et 32 ans) effectuent à tour de rôle quatre vols de quelques dizaines de mètres sur la plage de Kill Devil, à Kitty Hawk, en Caroline du Nord.

      Les villageois témoins de ces modestes exploits ne se doutent pas qu'ils viennent d’assister à la naissance de l'aviation...


      Des expérimentateurs tenaces et discrets

      Un siècle plus tôt, des Français avaient réussi à s'élever dans le ciel à bord d'un engin plus léger que l'air, la « montgolfière ». Cette performance sans précédent avait eu peu de conséquences pratiques.

      En 1890, la machine volante du Français Clément Ader, l'une des premières à avoir été appelée « avion», vole à l'altitude de... quelques dizaines de centimètres (sur terrain plat, notons-le). Mais son inventeur ne réussit pas à « transformer» l'essai. Les frères Wright vont être plus chanceux et de leur premier essai date le véritable essor de l'aviation.

      Wilbur et Orville, fabricants de cycles passionnés de mécanique, tentent d'abord de développer le vol plané. Ils y échouent et sans se décourager entreprennent dans leur atelier Dayton (Ohio) la construction du Wright Flyer. Il s'agit d'un biplan de 274 kg, avec deux ailes parallèles de 12 mètres d'envergure.

      Après un premier essai raté et quelques réparations, ils se remettent aux commandes trois jours plus tard, à tour de rôle, malgré un fort vent de face. Et c'est enfin le succès avec un vol de 260 mètres en 59 secondes à 3 mètres au-dessus du sol…
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    • 24 décembre 1894
      Mucha invente l'Art nouveau en peinture




      Le 24 décembre 1894, le téléphone sonne chez un imprimeur parisien... À l'autre bout du fil, Sarah Bernhardt en personne ! La comédienne a besoin au plus vite d'affiches pour son nouveau spectacle, Gismonda.

      L'imprimeur est embarrassé. Ses dessinateurs habituels préparent en famille les fêtes de Noël...

      Heureusement, dans l'atelier, quelqu'un est encore en train de corriger des épreuves. Il s'agit d'un artiste tchèque, Alfons Mucha (34 ans).

      Après avoir décoré les logis de quelques aristocrates austro-hongrois, il s'est installé à Paris où, faute de mieux, il illustre des livres.

      Sollicité par l'imprimeur, il relève le défi et dès le matin du 1er janvier 1895, Paris se couvre de grandes affiches qui annoncent le prochain spectacle de Sarah Bernhardt.

      Ces affiches sont aussi longilignes que la comédienne. Elles recueillent d'emblée un immense succès et des amateurs n'hésitent pas à les découper nuitamment !

      La « divine Sarah », ravie du travail, conclut un contrat d'exclusivité de six ans avec l'artiste.

      C'est ainsi que Mucha donne naissance à un courant pictural nouveau, précisément appelé «Art nouveau».

      Cet art proche de la Nature, pétri de joie et de gaieté, apaisant, quelque peu bourgeois, sera le dernier vent d'optimisme sur l'Europe de la Belle époque.

      Splendeurs de la
      Belle Époque


      Dans la peinture comme dans l'architecture et la décoration, nombre d'artistes vont illustrer le nouveau courant artistique.

      L'Art nouveau prolonge et élargit l'assise du Symbolisme, un courant cantonné dans les milieux intellectuels et poétiques. Il enterre pour de bon l'historicisme, un courant architectural et pictural né sous le Second Empire, dont le plus célèbre témoignage est l'Opéra-Garnier.

      En 1908, c'est la fin. Les artistes reviennent brutalement à la ligne droite. C'est le «cubisme» et les débuts de l'abstraction.


      > fr.wikipedia.org/wiki/Alfons_Mucha
      > repro-tableaux.com/a/alphonse-mucha.html


      > fr.wikipedia.org/wiki/Art_nouveau


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      #SIDActioN-SORTEZ COUVERT-Appel 110 #

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      Rainette Cendrée [143 à 20%]
      (49 récits)
    • Le 25 décembre

      359e jour de l'année du calendrier grégorien, le 360e en cas d'année bissextile. Il reste 6 jours avant la fin de l'année.
      C'était généralement le 5e jour du mois de nivôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du chien.
      C'est le jour de la fête chrétienne de Noël.


      Anno Domini, année de naissance conventionnelle de Jésus de Nazareth, choisie comme origine de l'Ère chrétienne. Cette date ne correspond pas à la chronologie historique car il naquit durant le règne de César Auguste et le gouvernorat de Quirinius en Syrie (Lc 2:1, 2). L'estimation généralement retenue par les historiens actuels va de 7 à 5 avant notre ère (cf. Noël).
      A Raidzorg (Gautier G.) et AZAX (Cédric) tous 2 du 11, Peace and life in Paradis
    • Les attentats de janvier 2015 en France sont une série d'attaques terroristes islamistes qui se sont déroulées entre les 7 et 9 janvier 2015 en France, qui visaient la rédaction du journal Charlie Hebdo, des policiers et des clients d’une supérette casher, et au cours desquelles dix-sept personnes ont été tuées et leurs trois assassins abattus par les forces de l'ordre.
      Les événements débutent le mercredi 7 janvier 2015 par l'attentat contre Charlie Hebdo, une tuerie au siège du journal satirique à Paris : deux djihadistes français, les frères Kouachi, assassinent onze personnes — dont huit collaborateurs du journal — et en blessent onze autres avant de tuer durant leur fuite, un policier déjà blessé et à terre. Les frères Kouachi sont finalement abattus deux jours plus tard par le GIGN dans une imprimerie où ils s'étaient retranchés, à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), au nord de Paris. L'attentat est alors revendiqué par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), basé au Yémen.
      Le 8 janvier 2015, Amedy Coulibaly, un Français proche des frères Kouachi, tue par balle une policière municipale et blesse grièvement une autre personne à Montrouge. Le lendemain, il prend en otage les clients d’une supérette casher à la porte de Vincennes à Paris et en tue quatre. Il est finalement abattu lors d'un assaut du RAID et de la BRI. Il affirmait agir au nom de l'organisation djihadiste de l'État islamique2 qui n'a cependant pas revendiqué son acte3. Ces actions ont été coordonnées avec celles des frères Kouachi4.
      Le retentissement de ces événements est considérable, aussi bien en France qu'à l'étranger : plus de quatre millions de personnes manifestent lors des « marches républicaines » des 10 et 11 janvier sur tout le territoire français, quarante-quatre chefs d'État défilent à Paris le dimanche 11 janvier en compagnie de plus d'un million et demi de personnes. De nombreux rassemblements de solidarité ont par ailleurs lieu un peu partout dans le monde les jours suivant les attentats. Après le 12 janvier 2015et pour une durée indéterminéeN 1, dans le cadre de l'opération Sentinelle, près de 10 500 militaires sont déployés en France pour sécuriser 830 points sensibles (lieux de culte, écoles, représentations diplomatiques et consulaires, organes de presse). Le 17 janvier 2015, la Belgique prend également les mêmes mesures en déployant des militaires afin de sécuriser les points sensibles du territoire dans le cadre de l'opération Vigilant Guardian, équivalent belge de l'opération Sentinelle française.
      A Raidzorg (Gautier G.) et AZAX (Cédric) tous 2 du 11, Peace and life in Paradis
    • Tintin, un jeune homme de 90 ans
      10 JANVIER 1929

      Une version recolorisée, et uniquement numérique, de l’album controversé « Tintin au Congo » est lancée à l’occasion de l’anniversaire du héros à la houppe.

      Tintin va souffler quatre-vingt-dix bougies cette année. MoulinsartNick Rodwell, le patron de Moulinsart SA, la société de droit belge chargée de l’exploitation commerciale de l’œuvre d’Hergé, s’est cassé la jambe en tombant d’une échelle, dans une forme d’hommage au capitaine Haddock, lequel se retrouve immobilisé par un plâtre en raison d’une marche d’escalier défectueuse dans Les Bijoux de la Castafiore. Immobilisé, l’époux britannique de Fanny Vlamynck, la deuxième femme et veuve d’Hergé, n’a pu assister à la conférence de présentation du 90e anniversaire de Tintin, jeudi 10 janvier à Bruxelles.
      Les festivités n’en ont pas moins été lancées à l’hôtel de ville de la capitale belge, non loin de là où tout a commencé, un 10 janvier 1929, dans les pages du XXe Siècle, dirigé par l’abbé Norbert Wallez, où le reporter et son fidèle Milou partaient enquêter au « pays des Soviets ».
      La principale annonce faite par Moulinsart concerne la nouvelle colorisation de Tintin au Congo, deuxième volume de la série, publié pour la première fois en 1931. Alors que l’histoire a été colorisée dès 1946, c’est bien cette version originelle, en noir et blanc, qui a été choisie par Moulinsart, dans la foulée de la colorisation de Tintin au pays des Soviets, proposée en janvier 2017 en coédition avec l’éditeur historique de la série, Casterman.
      Lire aussi « Tintin au pays des Soviets », l’album mal aimé d’Hergé, prend des couleurs« Caractère raciste »
      La maison d’édition franco-belge n’a pas souhaité s’associer à Moulinsart, cette fois-ci, craignant que soient ravivées les nombreuses controverses qui accompagnent régulièrement Tintin au Congo. L’album a été l’objet, en effet, de plusieurs recours en justice en raison de son caractère raciste et de son contenu idéologique, très en phase avec l’époque de la colonisation.
      Casterman aurait souhaité qu’un « appareil critique », sous la forme d’un dossier figurant à l’intérieur de l’album, accompagne une édition papier de ce Tintin au Congo remanié. Cette nouvelle version – mise en couleur par le responsable des Studios Hergé, Michel Bareau, un ancien directeur artistique de Casterman – ne sera donc publiée que numériquement, Moulinsart ayant conservé la mainmise sur la commercialisation digitale de Tintin. Disponible en trois langues (anglais, français, néerlandais), elle sera disponible dans l’application « Les Aventures de Tintin », sur l’AppStore et Google Play Store.
      Lire aussi Deux rares dessins de Tintin datés de 1957 mis aux enchères aux Etats-UnisPlusieurs expositions devraient célébrer, par ailleurs, le 90e anniversaire du héros à la houppe au cours de l’année 2019, à Barcelone, Lisbonne ou encore Séoul. L’arlésienne d’un deuxième film, réalisé par Peter Jackson, qui coproduisit Le Secret de la licorne, mis en scène par Steven Spielberg en 2011, est également réapparue. Benoît Mouchart, le directeur éditorial bande dessinée de Casterman, a expliqué jeudi qu’une « option » avait été signée à la fin de 2018 par le duo américano-néo-zélandais. Le deuxième volet pourrait être une adaptation du diptyque Les Sept Boules de cristal et Le Temple du soleil, d’après Moulinsart qui espère une sortie en salles en 2022.
      A noter que deux autres personnages iconiques de la bande dessinée fêteront un anniversaire décennal en 2019 : Batman (80 ans) et Astérix (60 ans). Le premier aura droit à une grande exposition au prochain Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (24 au 27 janvier). Le second connaîtra une nouvelle aventure, en octobre, sous la plume de ses repreneurs, Jean-Yves Ferri (scénario) et Didier Conrad (dessin), nés tous les deux en 1959, comme le célèbre Gaulois.
      A Raidzorg (Gautier G.) et AZAX (Cédric) tous 2 du 11, Peace and life in Paradis
    • 17 janvier 1991
      Opération Tempête du désert
      Le 17 janvier 1991 débute l'opération « Tempête du désert ». Une coalition internationale attaque l'Irak de Saddam Hussein, coupable d'avoir annexé l'émirat du Koweit.

      Joseph Savès


      Coup de poker

      Cette guerre, dite guerre du Golfe parce qu'elle se déroule sur les bords du golfe Persique, trouve son origine dans la précédente guerre engagée par l'Irak contre l'Iran. Terminé en 1988, ce conflit meurtrier a laissé les deux pays exsangues.

      C'est alors que le Koweit augmente unilatéralement sa production de 20% en rompant la solidarité entre les pays exportateurs de pétrole. Cette mesure fait chuter les cours, à la grande satisfaction des consommateurs occidentaux. Mais l'Irak perd les deux tiers de ses recettes pétrolières. Qui plus est, l'émir du Koweit, Jaber al-Sabah, refuse d'annuler une dette de 15 milliards de dollars contractée par l'Irak pendant la guerre contre l'Iran, l'ennemi commun de tous les Arabes !

      Saddam Hussein en garde rancune au Koweit et se souvient opportunément que le petit émirat faisait partie de son pays avant que les Britanniques ne l'en détachent en 1932. Le 25 juillet 1990, il convoque l'ambassadrice américaine à Bagdad, April Glaspie et lui fait part de son intention d'envahir le Koweit.

      L'ambassadrice ne bronche pas. Le dictateur croit comprendre qu'elle approuve sa décision et que les États-Unis n'interviendront pas dans le conflit. Dans le même temps, le Département d'État américain (le ministère des affaires étrangères) rappelle opportunément qu'aucun accord de défense ne lie les États-Unis au Koweit ! Le piège se referme.


      Piège et désinformation

      Le 31 juillet, à Djeddah, en Arabie séoudite, l'Irak et le Koweit tentent un compromis de la dernière chance. C'est l'échec. Saddam Hussein ordonne alors l'invasion de l'émirat le 2 août 1990. Celle-ci se déroule sans résistance notable si ce n'est l'incendie de quelques puits de pétrole.

      Mais le dictateur irakien est surpris par la violence des réactions internationales.

      Les Occidentaux craignent en effet que l'appropriation par l'Irak des ressources pétrolières du Koweit ne déséquilibre le marché du pétrole. Plus sérieusement, il semble que les dirigeants américains aient choisi de tirer parti de Saddam Hussein et de ses foucades pour installer une base militaire au milieu des champs pétrolifères du Golfe Persique. L'implosion de l'URSS, au même moment, leur laisse les mains libres.

      Sans attendre, les Américains annoncent à leurs alliés séoudiens que les Irakiens ont concentré des chars à leur frontière et se préparent à envahir l'Arabie après le Koweit. Ils disent tirer leurs informations de photos satellites... mais se gardent bien de soumettre lesdites photos à une expertise indépendante.

      Inquiètes pour leur survie, les monarchies arabes, qui refusaient jusque-là toute présence militaire occidentale sur le territoire sacré de l'islam, se plient aux injonctions de Washington dès le 7 août 1990.

      Le 10 octobre 1990, au cours d'une gigantesque audition télévisée, des témoins décrivent devant le Congrès des États-Unis les horreurs commises au Koweit par les troupes d'occupation. Chacun est bouleversé par le témoignage d'une infirmière koweitienne éplorée qui raconte comment les soudards irakiens ont débranché les appareils qui maintenaient en vie les prématurés de son hôpital et tué les nourrissons sans pitié en les jetant par terre.

      On découvrira plus tard que la prétendue infirmière n'était autre que la fille de l'ambassadeur du Koweit aux États-Unis et n'avait rien à voir avec les soins aux prématurés. Son témoignage avait été monté de toutes pièces par les services secrets américains. En attendant, la supercherie a convaincu le Congrès américain d'autoriser le président George Bush à engager la guerre.


      Une coalition mondiale

      Une armada est donc rassemblée dans le désert arabe par les Anglo-Saxons et les Européens sous le commandement du général américain Norman Schwarzkopf, Colin Powell étant le chef de l'état-major américain.
      La coalition réunit 28 pays et 605.000 hommes dont une moitié d'Américains. Elle dispose d'armes du dernier cri. Face à elle, une armée irakienne de 540.000 hommes, mal commandés et sans motivation, que la propagande occidentale présente sans rire comme la quatrième armée du monde (sic).


      Le 17 janvier 1991, à 3 heures du matin, commencent les bombardement aériens de l'Irak. 85.000 tonnes de bombes sont déversés sur le pays pendant 42 jours. Du jamais vu.

      Toutes les infrastructures sont détruites, avec des dommages collatéraux importants. Le 23 février, c'est au tour des forces terrestres d'entrer en opération. Elles ne trouvent devant elles aucune résistance. Après plusieurs jours de bombardements massifs sur l'ensemble du pays, les armées coalisées entament une promenade militaire à travers le Koweit et l'Irak lui-même.


      Une guerre-éclair vite interrompue

      Dès le 26 février, les populations chiites (*) du sud de l'Irak, aussi appelés Arabes des marais, se soulèvent contre Saddam Hussein à l'appel du président George Bush.

      Mais le président américain est brusquement saisi de peur devant les risques d'éclatement de l'Irak sous l'effet de ces soulèvements particularistes. Le 28 février, il décide à brûle-pourpoint d'arrêter la marche triomphale de ses armées aux portes de Bagdad. Il impose un cessez-le-feu unilatéral à la surprise de Colin Powell, de Schwarzkopf et évidemment de l'opinion occidentale, qui s'était laissé convaincre que la guerre avait pour but d'installer en Irak un gouvernement démocratique.

      Saddam Hussein est sauvé. Il obtient qui plus est de George Bush l'autorisation d'utiliser ses hélicoptères pour réprimer l'insurrection chiite et mieux massacrer les populations irrédentistes des marais du sud.

      La guerre-éclair se solde par plus de 200.000 morts du côté irakien dont une moitié de civils. Ceux-là sont les chiites massacrés par les milices de Saddam Hussein à la faveur de l'invasion. Ce sont également les nombreuses victimes « collatérales » des bombardements de cibles stratégiques par l'aviation occidentale.

      Les coalisés n'ont à déplorer que quelques dizaines de morts, pour la plupart accidentelles (États-Unis : 65 morts et 43 disparus, Grande-Bretagne : 6 morts et 8 disparus, France : 2 morts, alliés arabes : 13 morts et 10 disparus...). Mais à moyen terme, les pertes occidentales pourraient s'avérer plus lourdes que prévu du fait de la contamination des soldats par les résidus des bombes fabriquées à partir de déchets d'uranium appauvri.

      D'un point de vue financier, la guerre-éclair n'aura rien coûté aux pays coalisés, tous les frais ayant été payés rubis sur l'ongle par les pétromonarchies du Golfe, y compris le Koweit, ainsi que par l'Allemagne et le Japon, qui s'étaient refusés à intervenir militairement dans la guerre pour ne pas raviver les souvenirs douloureux de la Seconde Guerre mondiale.


      Une guerre pour rien ?

      Le gouvernement américain voit s'éloigner le spectre d'une prise de pouvoir par les chiites irakiens alliés de l'Iran.
      Le maintien du dictateur au pouvoir satisfait les monarques arabes du Golfe, qui préfèrent un autocrate désarmé à la tête d'un pays ruiné plutôt qu'un Irak démocratique et laïc, susceptible de représenter un modèle à suivre pour leurs propres sujets. Il permet d'autre part de justifier la pérennisation d'une puissante base militaire anglo-saxonne au milieu des champs de pétrole.

      Pendant quelques années, l'ordre règne autour du Golfe cependant que l'Irak continue d'être bombardé quotidiennement par l'aviation occidentale. Saddam Hussein et les monarques arabes exercent un pouvoir brutal et sans entraves sur leurs populations.

      Le premier rompt avec la laïcité de ses débuts et se rapproche des mouvements islamistes, au grand dam des minorités chrétiennes de l'Irak, qui commencent à quitter le pays. Il renforce son emprise sur la population en tirant profit de l'embargo imposé par les Américains. Les Irakiens les plus pauvres n'ont d'autre solution que de courber la tête pour recevoir leur part de l'aide internationale, distribuée selon le bon vouloir du dictateur. Quant aux privilégiés, ils s'enrichissent outrageusement grâce au marché noir

      Les attentats du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles de Manhattan et le Pentagone vont réduire à néant ce précaire équilibre et déboucher sur une nouvelle invasion.

      Une mosaïque chrétienne condamnée

      À l'orée du XXIe siècle, les chrétiens représentaient encore 2% de la population irakienne, soient près de 450.000 sur un total de 25 millions d'habitants.
      La majorité de ces chrétiens orientaux sont des catholiques de rite chaldéen (la Chaldée était une région de la Mésopotamie sous l'Antiquité). Ils parlent l'araméen, la langue ordinaire du Christ !
      Dans le nord du pays, 80.000 chrétiens orthodoxes descendent de communautés nestoriennes. Leur langue est l'assyrien, une langue vieille de 3000 ans. Une autre partie des chrétiens d'Irak (environ 75.000) relèvent du monophysisme, comme les coptes d'Égypte ou d'Éthiopie. Leur église est dite syrienne ou syriaque.
      Avec la guerre de 1991 et plus encore l'invasion de 2003, ces communautés sont désormais vouées à une disparition inéluctable.
      Publié ou mis à jour le : 2018-11-27-Herodote
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