Un jour, une date.

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    • 20 janvier 2009
      Investiture du président Obama

      Le 20 janvier 2009, la cérémonie d'investiture de Barack Hussein Obama, 44e président des États-Unis d'Amérique, a rassemblé environ deux millions de personnes sur le National Mall de Washington, ce qui en fait le plus important rassemblement de foule qui ait jamais eu lieu à ce jour aux États-Unis !


      Une nouvelle Amérique


      Le premier président « Noir » des États-Unis naît à Honolulu le 4 août 1961 d'un père kenyan et d'une Blanche du Kansas qui se séparent deux ans après sa naissance. Il vit de 6 à 10 ans à Djakarta (Indonésie) auprès du deuxième mari de sa mère avant de revenir aux États-Unis, à Hawaï, chez ses grand-parents maternels.

      Brillant diplômé de Harvard, il dédaigne les grands cabinets d'avocats et devient éducateur social dans un quartier pauvre de Chicago, signe de sa volonté précoce de faire carrière en politique. Il se révèle par un discours vibrant à la Convention démocrate de Boston, en 2004, à côté de John Kerry. Candidat de son parti en 2008, il l'emporte sur la favorite Hillary Clinton, devenant le 5e plus jeune président américain, après Theodore Roosevelt, John Kennedy, « Bill » Clinton et Ulysses Grant.

      Son élection triomphale, le 4 novembre 2008, bénéficie du discrédit dans lequel George Bush Jr a plongé le parti républicain après deux mandats calamiteux mais aussi de la promotion de plusieurs personnes « de couleur » à des fonctions de premier plan (Colin Powell, Condoleezza Rice) - sans doute le seul point à porter au crédit du précédent président.

      Elle illustre la maturité de la démocratie américaine et montre que les Américains ne sont pas rebutés par la couleur de peau d'un candidat dès lors qu'il est à leurs yeux le meilleur pour la fonction. Mais elle est moins la conséquence de la promotion des descendants d'esclaves que de l'énorme vague d'immigration planétaire qui a transformé en trois décennies les États-Unis et l'Europe occidentale.

      Signe des temps : l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche coïncide avec la sortie de deux grands films qui, chacun à leur manière, témoignent de la nouvelle Amérique et de sa vision du monde : Gran Torino (Clint Eastwood) et Slumdog Millionaire (Dan Boyle).

      Épilogue


      Au terme de ses deux mandats, le bilan de Barack Obama apparaît toutefois très nuancé. Sa présence à la Maison Blanche n'a en rien apaisé les tensions raciales. Si les immigrants récents, Latinos et Asiatiques, se moulent plutôt bien dans l'american way of life, il n'en va pas de même des Afro-Américains. Bien que bénéficiant d'un enracinement beaucoup plus ancien, les descendants des anciens esclaves continuent pour la plupart de vivre dans une forme de relégation spatiale, économique et mentale... tout comme d'ailleurs les descendants des Amérindiens, plus anciens habitants du pays.

      En matière politique, Barack Obama peut se flatter d'avoir amélioré la couverture santé des Américains pauvres (Medicare). Mais les inégalités sociales se sont encore accrues sous ses deux mandats, occasionnant la révolte silencieuse des classes populaires blanches. Par haine de l'establishment financier et de sa représentante Hillary Clinton, elles n'ont pas craint de se rallier à l'inénarrable Donald Trump dans les primaires républicaines et de lui assurer la victoire lors de l'élection présidentielle du 8 novembre 2016.

      Notons que Barack Obama n'a guère été plus heureux dans ses initiatives diplomatiques et militaires au Moyen-Orient. Et par une succession de faux-pas dont le président n'est pas seul responsable, une forme de « guerre froide » s'est réveillée entre Moscou et l'OTAN, au grand dam de l'Europe.
      Il n'en aura pas moins eu le Prix Nobel de la Paix le 9 octobre 2009.
      André Larané

      Publié ou mis à jour le : 2018-11-27
      L'important et l'accessoire

      Si l’on en croit le président Obama, ses filles l’ont réveillé ce vendredi 9 octobre 2009 en lui annonçant : « Formidable ! Nous avons un week-end de 3 jours, c’est l’anniversaire de notre chien et tu as le prix Nobel de la paix ».
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      Rainette Cendrée [143 à 20%]
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    • désolée d'etre un peu rabatjoie mais ici c'est l"'Histoire avec un grand H

      pas un salon floodien, donc allez blablater ailleurs merci
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    • 5 février 1921
      The Kid, premier long métrage de Charlot


      Le 5 février 1921, les spectateurs américains découvrent The Kid, le premier long métrage de Charlie Chaplin.
      Le cinéaste n'est pas un inconnu. Il s'est déjà rendu célèbre à travers ses courts métrages qui lui ont valu d'être baptisé Charlot par les Français (traduction de son petit nom anglais Charlie).

      Un enfant de la balle

      Charles Spencer Chaplin est né à Londres le 16 avril 1889 dans une famille d'artistes du music-hall. À 5 ans, d'après ses souvenirs, il chante sur scène à la place de sa mère, victime d'une extinction de voix, et sa performance impromptue fait rire le public aux larmes !


      Il participe dès l'âge de 9 ans à des tournées au sein d'une petite troupe, « Eight Lancashire's Lads ». Son père étant mort alcoolique en 1896 et sa mère devenue folle, Charles quitte définitivement Londres pour les États-Unis en 1912.

      Engagé par Mack Sennett, il interprète son premier film en 1914 et, la même année, réalise lui-même ses premiers films. Pas moins de 35 !

      Il va très vite s'épanouir dans le cinéma muet, en donnant par la grâce du rire une épaisseur humaine aux vagabonds et aux déshérités de la classe ouvrière.


      Un mythe planétaire

      Directeur exigeant, Charles Chaplin fonde en 1919 une compagnie de production, les Artistes Associés, avec les acteurs Douglas Fairbanks et Mary Pickford et le réalisateur D.W. Griffith.

      La compagnie se présente à ses débuts comme une fédération de producteurs indépendants. Elle est rejointe par J. Schenck, producteur de Buster Keaton et également Samuel Goldwyn... « Les fous dirigent l'asile », disent de mauvaises langues.

      L'arrivée du cinéma parlant (1927) ne l'empêche pas de réaliser l'un de ses films les plus beaux et plus émouvants, City Lights (Les Lumières de la ville, 1931).

      Son dernier film muet, Modern Times (Les temps modernes, 1936), s'inspire très nettement du film tendre et drôle de René Clair, À nous la liberté (1932).

      D'un long métrage au suivant, son engagement politique devient de plus en plus vigoureux jusqu'à atteindre le summum dans The great dictator (Le dictateur, 1940). Mais cette caricature perspicace de Hitler est froidement accueillie aux États-Unis. (...)



      > Biographie : fr.wikipedia.org/wiki/Charlie_Chaplin
      > Filmographie : charliechaplin.com/fr/articles…ographie?category=filming
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    • 10 février 1673 : Une ordonnance de Louis XIV étend le droit de régale

      Le 10 février 1673, par une ordonnance signée à Saint-Germain-en-Laye, le roi Louis XIV décide d'étendre le « droit de régale » à l'ensemble du royaume.
      Ce droit qui remonte au Moyen Âge permet au roi de percevoir les revenus des diocèses et des abbayes vacants en attendant qu'arrive un nouveau titulaire (« régale temporelle »). Il lui permet aussi de procéder aux nominations dans le diocèse ou l'abbaye en question « régale spirituelle ».
      De nombreux évêchés du Midi échappaient jusque-là à ce droit et le pape Innocent XI s'irrite de la volonté du roi, ou plutôt de son ministre Colbert, de le leur appliquer. Il condamne fermement la régale universelle et le conflit va déboucher dix ans plus tard sur une exacerbation du gallicanisme avec la Déclaration des Quatre Articles.
      A Raidzorg (Gautier G.) et AZAX (Cédric) tous 2 du 11, Peace and life in Paradis
    • 16 février 1899
      La mort heureuse de Félix Faure

      Émotion à l'Élysée. Le président de la République est mort dans les bras de sa maîtresse. Cela s'est passé le 16 février 1899... Ce n'est pas de nos jours que l'on verrait des choses pareilles ;-))




      La victime, Félix Faure, était un bel homme de 58 ans avec une fine moustache tournée à la façon de Guy de Maupassant.

      Il a été élu à la présidence de la République par une coalition de modérés et de monarchistes le 17 janvier 1895 suite à la démission de Jean Casimir-Périer. Ses contemporains le surnommaient affectueusement le « Président Soleil » en raison de son amour du faste.

      La rumeur publique crut d'abord que sa compagne des derniers instants était Cécile Sorel, une actrice célèbre du moment. On sut dix ans après qu'il s'agissait d'une demi-mondaine du nom de Marguerite Steinheil.

      On prête à Georges Clemenceau le mot suivant : « Félix Faure est retourné au néant, il a dû se sentir chez lui ».

      Il est vrai que le président n'avait rien accompli de marquant même s'il possède aujourd'hui une belle avenue parisienne et une station de métro à son nom.

      On retient seulement qu'il s'opposa à la révision du procès du capitaine juif Alfred Dreyfus, faussement accusé de trahison, et que son gouvernement dut céder aux Anglais le Soudan après le bras de fer de Fachoda.

      Deux jours après sa mort, les députés et les sénateurs réunis en Congrès à Versailles élisent son successeur, Émile Loubet, connu pour être dreyfusard. Le nouveau président est aussitôt conspué aux cris de « Élu des Juifs ! »

      Quelques jours plus tard, pendant les funérailles de Félix Faure, le polémiste Paul Déroulède tente d'entraîner un général dans un coup d'État en vue de faire la guerre à l'Allemagne. Il est temporairement banni.
      #SIDActioN-SORTEZ COUVERT-Appel 110 #

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    • allez des sousous

      4 avril 1792 : Création du dollar

      Le 4 avril 1792, une loi fait du dollar la monnaie officielle des États-Unis à l'initiative d'Alexander Hamilton, secrétaire du Trésor sous la présidence de George Washington. Son nom vient d'une déformation phonétique de thaler, nom d'une monnaie encore très populaire à cette époque dans le Nouveau Monde...


      Le thaler, devise universelle avant l'heure


      Le thaler est une monnaie d'origine autrichienne illustrée par le portrait bien en chair de l'impératrice Marie-Thérèse, morte en 1780. Cette monnaie en argent de très bon aloi était devenue très populaire en Europe centrale mais aussi dans le Nouveau Monde et même dans la péninsule arabe, où elle était encore en usage au début du XXe siècle !

      Son nom est une abréviation de Joachimsthaler. Il vient de Joachimsthal (« vallée de Joachim ou Jacques »), ville autrichienne entourée de riches gisements argentifères, dans les monts Métallifères. Située au nord de l'actuelle République tchèque, la ville porte aujourd'hui le nom de Jáchymov et les montagnes s'appellent Krušné hory (« Monts rudes »).

      ET UN PEU DE CULTURE.................

      4 avril 1891
      Paul Gauguin part à Tahiti

      Le 4 avril 1891, Paul Gauguin (43 ans) s'embarque pour Tahiti à la recherche de nouvelles sensations.

      L'artiste est alors au sommet de la gloire et il a déjà accompli une première révolution picturale. Son voyage va en occasionner une nouvelle et changer aussi notre regard sur la Polynésie.

      Camille Vignolle


      Primauté à la couleur

      Paul Gauguin est né le 7 juin 1848 au foyer d'un journaliste républicain. Il a pour grand-mère maternelle Flora Tristan, une militante ouvrière qui revendique une origine péruvienne et se prétend même fille adultérine de Bolivar.
      Son père étant contraint à l'exil après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, la famille va d'ailleurs séjourner plusieurs années à Lima et, fort de cette expérience, le peintre cultivera toute sa vie de supposées « origines incas ».

      À l'approche de la trentaine, cet employé de change, père de cinq enfants, abandonne son travail puis sa famille pour se consacrer à plein temps à la peinture.


      Il participe aux derniers feux de l'impressionnisme. Puis il s'engage dans l'art symboliste et décoratif. En quête de nouvelles sensations, il s'établit en 1886 en Bretagne, à Pont-Avent puis au Pouldu, où il retrouve d'autres peintres d'avant-garde.

      Simplifiant son dessin et ses couleurs, abandonnant le modelé et la perspective, il s'éloigne de l'imitation de la nature. Sa réflexion sur les estampes japonaises (la mode est alors au « japonisme »), la statuaire médiévale, les vitraux et les arts populaires l'amène à pratiquer les aplats de couleurs franches, juxtaposés dans un espace sans profondeur et cernés d'un trait noir.

      Sa leçon est adoptée par les jeunes artistes de l'école de Pont-Aven, parmi lesquels Émile Bernard et Paul Sérusier, à l'origine du mouvement des « Nabis ».

      « La chair est triste »...

      En 1888, après un voyage aventureux en Amérique du Sud, à Panama et à la Martinique, Paul Gauguin se voit proposer par Vincent Van Gogh de le rejoindre à Arles, dans la maison où l'artiste projette de créer un « Atelier du Midi ». La rencontre est ponctuée de disputes au point que Van Gogh, dans un moment de désespoir, en vient à se trancher le lobe de l'oreille.

      L'artiste, de retour à Paris, profite de la vente de quelques oeuvres pour organiser son départ pour Tahiti. Proche du symbolisme, il met en pratique à sa manière un célèbre poème de ce mouvement :

      « La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres.
      Fuir ! Là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
      D'être parmi l'écume inconnue et les cieux ! »
      (Stéphane Mallarmé, Brise marine)

      À Tahiti, colonisée depuis peu par la France, le peintre cherche auprès des indigènes maoris de nouvelles sources d'inspiration. Mais la réalité triviale le déçoit et il revient en Europe en juillet 1893. C'est pour repartir deux ans plus tard à Tahiti puis en août 1901 aux îles Marquises, encore païennes et tenues à l'écart de la civilisation occidentale.

      Dans ses refuges polynésiens, Gauguin se comporte en colon ordinaire, vindicatif à l'égard de l'administration, méprisant pour les indigènes, porté sur l'alcool et gavé de chair juvénile rémunérée. Sa compagne ordinaire, Tehamana, a 13 ans lors de leur rencontre. Ses autres relations ne sont guère plus âgées.



      Ses peintures et ses sculptures représentent l'amour triste et les yeux vides des indigènes. Ponctuées de points d'interrogation (« D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? »...), elles traduisent les affres d'une culture en crise ; la culture indigène ou la culture occidentale. À chacun de se faire son opinion.

      Mort de misère, de syphilis et d'alcoolisme le 8 mai 1903 aux Marquises,

      Gauguin fait figure de précurseur de l'Art nouveau.
      Herodote :
      Publié ou mis à jour le :
      2018-11-27 10:50:14
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    • 8 avril 1904
      L'Entente cordiale


      Le 8 avril 1904 est officialisée l'Entente cordiale entre le Royaume-Uni et la République française. Il ne s'agit pas d'une alliance mais d'un simple accord destiné à aplanir les différends coloniaux entre les deux ennemis héréditaires.

      C'est déjà beaucoup si l'on songe que les deux pays avaient été sur le point de se combattre six ans plus tôt à propos de Fachoda, une misérable bourgade du Soudan.

      Un équilibre européen menacé


      En 1882, le chancelier allemand Bismarck a réuni l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie au sein de la Triple Alliance ou Triplice en vue de prévenir une éventuelle agression de la Russie ou de la France.

      Après l'éviction du «chancelier de fer» (1891), l'empereur allemand Guillaume II manifeste rien moins que l'ambition de concurrencer le Royaume-Uni sur les mers. Il se lance dans la construction d'une puissante flotte de guerre, affirmant que «l'avenir de l'Allemagne est sur l'eau».

      L'opinion contre l'Entente cordiale


      Les dirigeants britanniques s'inquiètent du «splendide isolement» de leur pays et songent à un rapprochement avec la France.

      En France, le rapprochement avec Londres est discrètement mais fermement promu par le ministre des Affaires étrangères Théophile Delcassé. Celui-ci, républicain de gauche anticlérical et nationaliste, souhaite une revanche sur l'Allemagne qui s'est emparée de l'Alsace-Lorraine en 1871 et prépare de futures alliances contre elle.

      Il tire parti de la passion du roi Édouard VII pour le gai Paris. Passionnément désireux de voir aboutir l'Entente cordiale, le souverain anglais a accédé au trône deux ans plus tôt, à l'âge déjà avancé de 60 ans. Il n'hésite pas à «mouiller sa chemise». C'est ainsi qu'il débarque en France pour un voyage officiel de trois jours en vue de rallier
      l'opinion anglophobe à sa cause.

      L'accueil des Parisiens est glacial. On entend des : «Vive Jeanne d'Arc !» ou «Vive les Boers !» sur le trajet du cortège. Mais la bonhommie et l'amour sincère du roi pour la France ont raison de l'anglophobie ambiante. Au théâtre, il lance un compliment émouvant à une actrice en vogue. L'anecdote fait le tour du pays et le voyage s'achève sous les vivats.

      L'accord, réduit à quatre articles, est enfin signé à Londres. Il va se renforcer d'année en année jusqu'à déboucher sur une alliance pleine et entière dans la Première Guerre mondiale dix ans plus tard.


      Publié ou mis à jour le : 2019-04-03 11:39:23
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    • 12 avril 1805 : Le métier jacquard à l'honneur



      Le 12 avril 1805, Napoléon 1er, de passage à Lyon, se fait présenter le métier à tisser inventé par Joseph Jacquard (35 ans).

      Fils d'un maître-fabricant de la soie, celui-ci a repris les recherches de Vaucanson sur les cartes perforées et mis au point un mécanisme qui sélectionne les fils de chaîne à partir d'un programme préétabli. De la sorte, le métier à tisser peut être manoeuvré par un seul ouvrier sans qu'il ait besoin de se faire assister par des « tireurs de lacs ». Cet ouvrier peut dès lors tisser 15 cm par jour au lieu de 2 à 3 par jour à 8 ou 10 personnes selon la manière traditionnelle.


      L'inventeur est couvert d'honneurs. Mais son métier, en augmentant la productivité des ateliers, va conduire les négociants, les « soyeux », à réduire la rémunération des artisans, les « canuts ». Ils ne recevront bientôt plus que l'équivalent d'un franc par jour, soit le prix d'un kilogramme de pain.

      Réduits au désespoir, les canuts se révolteront en 1831 et à nouveau en 1834, s'en prenant notamment aux métiers Jacquard qu'ils jetteront en nombre dans le Rhône.


      > fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Marie_Jacquard
      > france-pittoresque.com/spip.php?article12487


      > journals.openedition.org/traces/2543
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    • 15 avril 2019 ;

      Un monument Historique, empli de richesse, de sagesse et de savoir-vivre est parti en fumée.

      Durant la guerre, ce monument est passé à travers les bombes, mais en 2019, l'homme l'a détruit.

      La cathédrale Notre-Dame de Paris, communément appelée Notre-Dame, est la cathédrale de l'archidiocèse de Paris, située sur l'île de la Cité. Longtemps la plus haute construction de la ville, elle occupe à Paris une place symbolique de premier rang et est la plus célèbre cathédrale du paysa.
      Commencée sous l'impulsion de l'évêque Maurice de Sully, sa construction s'étend sur plus de deux siècles, de 1163 au milieu du xive siècle. Après la tourmente révolutionnaire, la cathédrale bénéficie de 1844 à 1864 d'une importante restauration, parfois controversée, sous la direction de l’architecte Viollet-le-Duc, qui y incorpore des éléments et des motifs inédits. Pour ces raisons, le style n’est pas d'une uniformité totale : la cathédrale possède ainsi des caractères du gothique primitif et du gothique rayonnant. Les deux rosaces, qui ornent chacun des bras du transept, sont parmi les plus grandes d’Europe.
      Édifice à la fois religieux et patrimonial, elle est liée à de nombreux épisodes de l’histoire de France. Église paroissiale royale au Moyen Âge, elle accueille l’arrivée de la Sainte Couronne en 1239, puis le sacre de Napoléon Ier en 1804, le baptême du duc de Bordeaux en 1821 et les funérailles de plusieurs présidents de la IIIe République(Adolphe Thiers, Sadi Carnot, Paul Doumer). C'est sous ses voûtes qu'est chanté un Magnificat lors de la libération de Paris en 1944. Des cérémonies y ont lieu à la mort des présidents Charles de Gaulle (1970), Georges Pompidou (1974) et François Mitterrand (1996).
      Pendant de nombreux siècles, la cathédrale est l'une des plus grandes d'Occident et est l'un des monuments les plus emblématiques de Paris. Elle a inspiré de nombreuses œuvres, notamment le roman de Victor Hugo Notre-Dame de Paris. Au début du xxie siècle, la cathédrale est visitée chaque année par quelque 13 à 14 millions de personnesb. L’édifice, aussi basilique mineure, est ainsi le monument le plus visité de Paris et d’Europe. En 2013, le 850e anniversaire de sa constructionest célébré.
      A Raidzorg (Gautier G.) et AZAX (Cédric) tous 2 du 11, Peace and life in Paradis
    • 28 avril 1945 : Exécution de Mussolini

      Le 28 avril 1945, trois jours après l'ordre d'insurrection générale lancé par les partisans antifascistes, Mussolini et sa maîtresse Clara Petacci sont exécutés par des résistants italiens sur l'ordre du chef communiste Walter Audisio.
      Leurs cadavres sont pendus par les pieds à une poutre et exposés aux quolibets de la foule, dans une station service de la piazzale Loreto, à Milan, jusqu'à l'intervention d'officiers alliés.
      Deux jours plus tard, Hitler et sa maîtresse se suicideront dans leur bunker pour échapper à un sort comparable
      A Raidzorg (Gautier G.) et AZAX (Cédric) tous 2 du 11, Peace and life in Paradis
    • Le Premier mai ou journée internationale des travailleurs est une journée de lutte du mouvement ouvrier instaurée par la IIe Internationale, en mémoire du massacre de Haymarket Square, comme journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail à une journée de huit heures. Cette revendication fut satisfaite lors de l'entre-deux-guerres dans la plupart des pays européens industrialisés.
      La fête du Premier mai devint alors une journée de célébration des combats des travailleurs et des travailleuses.
      Elle est célébrée dans de nombreux pays du monde et est souvent un jour férié ; le 1er mai est l’occasion d’importantes manifestations du mouvement ouvrier.


      La fête internationale tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures, à la fin du xixe siècle1.
      Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de lancer leur action le 1ermai, date du moving day parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là, l'ouvrier devant déménager (d'où le terme de moving day) pour retrouver du travail. La grève générale du 1er mai 1886, impulsée par les anarchistes, est largement suivie2. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.
      À Chicago, la grève se prolonge dans certaines entreprises, et le 3 mai 1886, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers.
      C’est alors qu'une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort (Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel, August Spies et Louis Lingg) ; quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou « vendredi noir ») malgré l’inexistence de preuves, le dernier (Louis Lingg) s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité. En 1893, ces anarchistes furent innocentés et réhabilités par le gouverneur de l'Illinois, qui confirma que c'était le chef de la police de Chicago qui avait tout organisé, et même commandité l'attentat pour justifier la répression qui allait suivre3.
      Juste après la diffusion de la nouvelle de l'assassinat d'anarchistes de Chicago, en 1888, les habitants de Livourne se retournèrent d'abord contre les navires américains ancrés dans le port, puis contre le siège de la police, où on disait que le consul américain s'était réfugié[réf. nécessaire].
      Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, August Spies :
      « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui4 »

      En 1889, la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris, à l'occasion du centenaire de la Révolution française et de l’exposition universelle.
      Sous l’impulsion de Jules Guesde et du Parti ouvrier qu'il dirige, (Guesde inventera le terme de « fêtes du travail » en 18901) et sur une proposition de Raymond Lavigne, cette Internationale décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé)5. Le jour symbolique (1er mai) est choisi en référence aux événements du Haymarket Square de Chicago trois ans plus tôt (débutés un 1er mai, voir paragraphe précédent).
      À l'époque, la durée de la journée de travail est de 10 h, voire plus, dans la plupart des pays industrialisés6.
      Le 1er mai 1890, l'événement est ainsi célébré, pour la première fois, dans la plupart des pays, avec des participations diverses7.
      Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la troupe tire sur la foule, dix personnes sont tuées, dont deux enfants de onze et treize ans8 (voir la Fusillade de Fourmies et affaire de Clichy). Avec ce nouveau drame, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens. Les militants épinglent une églantine écarlate ((Rosa canina ou Rosa rubiginosa)), fleur traditionnelle du Nord, en souvenir du sang versé et en référence à Fabre d'Eglantine9.
      Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.
      A Raidzorg (Gautier G.) et AZAX (Cédric) tous 2 du 11, Peace and life in Paradis
    • 11 MAI 1979
      KASSAV : 40 ANS DE CARRIERE AU SERVICE DU ZOUK!

      Ils n'auraient pas imaginé mettre le feu sur scène pendant autant d'années. Vendredi, au micro d'Anne Roumanoff sur Europe 1, Jocelyne Béroard et Jacob Desvarieux, membres du groupe antillais Kassav, sont revenus sur le secret de leur longévité. Samedi, ils se produiront au Paris La Défense Arena pour fêter leur 40 ans de carrière, avec presque tous les membres d'origine. (patrick st eloi est décédé en 2010)

      "Des groupes qui durent 40 ans, il n'y en a pas beaucoup", reconnaît Jacob Desvarieux, qui estime que si le groupe n'a pas implosé, c'est parce que ses membres sont "tous payés pareils", qu'ils "ne couchent pas entre eux" et qu'ils arrivent à travailler ensemble en bonne intelligence. "C'est comme dans les familles, il y en a qui s'entendent plus que d'autres, mais ce qui nous relie, c'est la musique, ce qu'on a fait", renchérit Jocelyne Béroard. "On est ensemble, il n'y a pas de haine, il n'y a beaucoup de respect et surtout il y a le plaisir de faire de la musique ensemble".
      "On a le meilleur public du monde"

      Le groupe, auteur des tubes Kolé Séré ou Ou Lè, explique également avoir fait évoluer sa musique, le zouk, avec son temps. "On a pris de l'âge, on a pris du plomb dans la tête, on voit les choses autrement et notre musique évolue en même temps que nous", assure Jacob Desvarieux.

      Quant au public, international, il a toujours été au rendez-vous en France, mais aussi aux Etats-Unis, en Asie, en Afrique. "Quand vous faites de la scène, si vous avez un bon public, il vous porte."

      ______________________________________

      Protégé par un bouclier musical qui le préserve des effets du temps sans en faire pour autant une œuvre de musée, le zouk de Kassav’ traverse les décennies avec une agilité remarquable. Emmené par Jacob Desvarieux, Georges Décimus, Jocelyne Béroard, Jean-Philippe Marthely et Jean-Claude Naimro, le groupe phare de la musique antillaise


      fête ce 11 mai ces 40 ans lors d’un concert organisé à Paris-La Défense-Arena.



      Pour célébrer les anniversaires de leur formation, les membres de Kassav' ont pris l’habitude de créer l’événement.

      En 2009 déjà, aucune autre formation française ne s’était jusqu’alors produite sous son seul nom au Stade de France ;
      En 1999, elle avait rempli deux soirs de suite le Palais omnisport de Paris-Bercy et ses 17 000 places.
      Cette fois encore, ce sera le premier groupe de l’Hexagone programmé comme tête d’affiche dans la plus grande salle de concert d’Europe en termes de capacité.

      Ce succès-là, incontestable, ne se retrouve paradoxalement pas dans les chiffres de vente d’albums : Sonjé, son dernier en date qui remonte à 2013, n’a pas dépassé la 32e place des classements basés sur les ventes en France, et le dernier Disque d’or obtenu date de 2001. L’explication réside donc ailleurs, au-delà des considérations commerciales.

      Parce qu’il fait figure, à juste titre, de monument de la musique antillaise, Kassav’ exerce aussi une fonction qui dépasse le simple champ artistique. "Qu’un groupe de musiciens antillais puisse réussir sur la scène internationale prouve non seulement que les Antillais peuvent travailler ensemble, mais aussi que la musique peut jouer un rôle fondamental dans la reconnaissance de la différence tant au niveau national qu’international", écrit l’ethnomusicologue Alain Darré dans son ouvrage Musique et politique : les répertoires de l’identité.

      Le contexte actuel n’est pas celui qui prévalait à la fin des années 1970 lorsque le groupe s’est formé, et le regard extérieur sur les Antilles comme celui sur elles-mêmes ont aussi changé entre-temps, mais à travers Kassav' et sa réussite se matérialisent des sentiments forts de fierté et de valorisation culturelle.

      CADENCE ET ZOUK

      Empereurs du zouk, territoire sur lequel ils règnent de façon si incontestable qu’on en arrive à oublier tous ceux qui évoluent aussi sur ce créneau-là, mais n’ont pas le même impact médiatique, ces musiciens porte-drapeaux l’ont façonné au fil du temps, sans en être les instigateurs – autant de caractéristiques qui pourraient être transposées au reggae et à Bob Marley.

      Ce ne sont pas eux non plus qui ont revendiqué en premier sur un album ce genre musical (Cosmozouk d’Henry Guédon est sorti en 1974), dont la signification est sujette à différentes versions, tout comme la musique jamaïcaine la plus populaire. Sur leur quatrième 33 tours paru en 1983, c’est d’ailleurs le mot "cadence", et non celui de zouk, qui est utilisé après chaque chanson pour définir leur style !

      Si la signature de Kassav’ s’est affirmée pour devenir aujourd’hui reconnaissable et identifiable, une plongée dans ses débuts discographiques s’avère des plus instructives, tant en matière de production que de direction artistique. Le trio fondateur des premières années, composé des deux frères Décimus et de Jacob Desvarieux, évoluait dans un registre marqué par le funk, avec des basses rebondissantes, des cuivres arrangés comme s’il s’agissait d’un grand orchestre.

      Le tournant se situe vers 1983.
      L’orientation zouk prend forme cette année-là, quelque part entre les sessions du disque Kassav’#5 qui sentent encore l’expérimentation et l’album Passeport sur lequel figure le titre Oh Madiana.

      Pour Desvarieux, l’arrivée du clavier Jean-Claude Naimro, qui venait d’accompagner entre autres Manu Dibango et Miriam Makeba, a modifié la donne. "On a trouvé un début de quelque chose. On a fait différentes déclinaisons, différentes façons d’orchestrer. Ça a duré trois ou quatre ans. Au départ, on s’amusait. Il fallait le temps que ça se mette en place, qu’on arrive à une formule où chacun puisse s’exprimer et amène quelque chose. Si on était tous venus du même univers, ça n’aurait pas marché", estime le guitariste chanteur.

      UNE VAGUE MONDIALE

      Les effets ne tardent pas à se manifester, une fois la recette au point : en 1984, Zouk-la-se sel medikaman nou ni impose Kassav’… même si sur la pochette originale, seuls les noms de Jacob Desvarieux et Georges Décimus sont mentionnés ! Un détail ? Plutôt le reflet de la stratégie adoptée à l’époque par la bande qui s’agrandit au fil des rencontres et occupe le terrain en mettant le collectif au service des individualités, comme celles des chanteurs qui ont rejoint les effectifs : Patrick Saint-Eloi, Jean-Philippe Marthely, Jocelyne Béroard. Les albums se succèdent à une fréquence qui témoigne de la créativité et de l’hyperactivité des musiciens. De quoi impulser l’émergence de tout un mouvement dans leur sillage.

      La vague zouk générée par Kassav’ ne n’est pas arrêtée aux Antilles et à la métropole : elle a déferlé avec une force inattendue sur des rivages lointains. Ceux d’autres îles, comme La Réunion ou le Cap-Vert, qui se sont converties ou ont intégré durablement ces éléments musicaux à leur paysage local. Ou encore Madagascar, qui a fêté ses 50 ans d’indépendance en 2010 avec un mégaconcert de ces stars du zouk, déjà passées sur la Grande Île en 1987.
      Deux ans plus tôt, une tournée mémorable avait été organisée sur le continent africain où le retentissement du groupe défie presque l’entendement. RFI et en particulier l’émission Canal tropical de Gilles Obringer n’y sont pas étrangères ! Les concerts en Côte d’Ivoire, en Angola, au Cameroun ont pris des proportions qui ont marqué les esprits. "Quand ils ont entendu notre musique, ils se sont reconnus dedans. Et toute l’Afrique se l’est appropriée", juge Jacob Desvarieux, qui a passé une partie de son enfance au Sénégal et travaillé ensuite au tournant des années 1980 avec de nombreux artistes du continent. L’histoire d’amour, depuis, ne s’est jamais démentie, et confère à Kassav’ une dimension unique.

      Kassav' en concert au Paris-La Défense-Arena (Nanterre) le 11 mai 2019

      ORIGINE

      Kassav' est un groupe de musique originaire des Antilles créé en Guadeloupe en 1979. Kassav' signifie cassave (galette de manioc) en créole.

      Kassav' est également un groupe célèbre à l'international, et a joué sur les cinq continents. Il a donné des concerts aussi bien au Congo-Brazzaville qu'au Sénégal, aux États-Unis, au Japon et même en URSS, devenant le premier groupe « noir » à jouer là-bas1.

      La musique de Kassav' a influencé la musique antillaise, et a contribué à sa promotion en dehors des frontières de la France comme des Caraïbes2.

      INFLUENCES

      Kassav' est considéré comme le créateur du style zouk de par sa période d'apparition et son style nouveau pour l'époque.
      À son origine, le groupe décide de renouveler, moderniser et sortir de son image folklorique la musique racine (tambour) carnaval qu'ils ont toujours joué.
      Le groupe associe des influences de Kompa, de salsa, de reggae au son rock de la fin des années 1970, aux rythmes de la biguine et du merengue.

      Avant la naissance du groupe, existaient principalement comme styles musicaux en Guadeloupe et en Martinique :
      le Kompas, musique traditionnelle originaire d’Haïti.
      le Gwoka, musique traditionnelle de la Guadeloupe, dont il existe 7 variantes (rythmiques),
      le Bèlè, musique traditionnelle de la Martinique, dont il existe 11 variantes (rythmiques),
      la Mazurka, la valse créole, le chouval-bwa, musiques traditionnelles de la Martinique associées à la ville de Saint Pierre, originaires d'Europe,
      la Biguine,
      la Cadence-Lypso créée par Exile One en Guadeloupe et interprétée par des groupes tels que Les Grammacks ou Experience 7,
      le Kadans repris à la sauce locale[C'est-à-dire ?] par Les Aiglons de Guadeloupe, Typical Combo de guadeloupe .

      Dans plusieurs de ses chansons, il utilise le rythme du Makossa, un rythme populaire issue du Cameroun.


      > fr.wikipedia.org/wiki/Kassav%27
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    • 6 JUIN 1944
      VERLAINE ET LE DEBARQUEMENT DES ALLIÉS EN NORMANDIE



      Radio Londres et ses messages brouillés par les allemands. Ces « Français qui parlent aux Français » sont restés dans l’histoire. Parmi les phrases codées les plus connues, deux vers de Verlaine symbolisent à eux seuls l’annonce du débarquement.

      Depuis 4 années, Radio Londres est le seul fil parfois bien mince qui relie la France Libre installée dans la capitale Britannique aux groupes clandestins et maquis dans l’hexagone. Tous les soirs à heure fixe, des messages codés sont envoyés aux combattants de l’ombre. Le son n’est pas de bonne qualité. Couper les ondes n’est pas possible, comme
      certains pays totalitaires interrompent internet aujourd'hui. Mais l'occupant allemand brouille le signal et l’écoute en est altérée.

      La séquence à chaque fois avec la même introduction, restée célèbre :

      "Veuillez écouter tout d'abord quelques messages personnels."

      En cette fin de premier semestre, il y en aura un qui restera un symbole jusqu’à aujourd’hui. Peut être l’un des plus forts symboles même du débarquement. Ce sont les deux premiers vers du poème de Verlaine « Chanson d’automne ». Ils annonceront en deux temps et en langage codé cette vague déferlante de reconquête sur les plages normandes la nuit du 6 juin 1944.


      Un symbole, une mémoire romantique et une réalité différente

      Il n’est pas le seul à être annoncé en cette veille du débarquement. Loin s’en faut. Radio Londres installée à la BBC annoncera plus de 350 messages personnels durant cette seule journée du 5 juin. Des phrases espérées, qui s’adressent à des groupes en attente de LEUR message singulier. Un signal qui permet à chacun et chacune de se mettre en marche. Pourtant 75 ans après, un seul a été gardé dans la mémoire collective comme emblème du déclenchement des hostilités alliées.

      Une information segmentée

      Comme de nombreux films et de livres le racontent, les deux vers sont annoncés en deux fois. La première le 1er juin, la seconde le 5 juin. La mémoire des Françaises et des Français notamment influencée par les scenarii retient que l'armée des ombres entend le signal de l'imminent débarquement. En fait il semble que la phrase comme toutes les autres est destinée à un seul groupe armé, le réseau VENTRILOQUIST localisé en Sologne, pour lancer ses saboteurs ferroviaires. Une thèse moins romantique mais sans doute plus probable. Les dangers inhérents à la guerre clandestine poussent les organisateurs depuis Londres à segmenter toute information au maximum. On voit mal comment un secret si lourd de conséquence aurait pu être détenu par autant de monde.


      Des mots qui résonnent encore

      5 juin 1944, 21h15. L’introduction musicale vient de se terminer… Les messages personnels commencent. Les premières notes de la 5ème symphonie de Beethoven, (en Morse est un « V » comme Victoire),

      "Les Français parlent aux Français. Veuillez écouter d’abord quelques messages personnels."

      Et puis, le premier vers et donné une fois, puis une seconde, comme c’est usuel .

      "Les sanglots longs des violons de l’automne... Je répète... Les sanglots longs des violons de l’automne,"

      Et le pied tant attendu est enfin lancé…

      "Blessent mon coeur d’une langueur monotone... Je répète... Blessent mon coeur d’une langueur monotone."

      Au même moment la flotte a quitté l'Angleterre et le débarquement est maintenant une question d’heures.


      A noter l'altération du poème inital de Verlaine avec le verbe « blessent » qui remplace « bercent ». Charles Trenet dans une adaptation de la poésie sous le titre de "Verlaine" a déjà utilisé ce détournement. Tout comme d'autres chanteurs à l'instar de Léo Ferré, il modifiera ses versions et ses interprétations.



      >>>>> france3-regions.francetvinfo.f…debarquement-1674719.html


      Un florilège d'expressions passées à la postérité

      Cette même soirée du 5 juin, la résistance entend également « Messieurs faites vos jeux » appel à un autre sabotage, mais aussi « je n’aime pas la blanquette de veau » qui indique le parachutage prévu à Donnemarie-Dontilly, ou encore « Frédérick était roi de Prusse ; nous disons quatre fois » signalant que 4 avions sont attendus pour le parachutage du jour. Et puis celle qui reste également dans les annales, reprenant une célèbre expression : « les carottes sont cuites ». Cette voix si particulière, qui restera dans l'histoire, ces mots qui feront la guérilla et permettront à la résistance de participer à la Bataille de Normandie achevée peu ou prou avec l'arrivée à Paris de la Colonne Leclerc le 25 août 1944, c'est celle de Franck Bauer, le speaker de Radio Londres.


      1 000 actions de sabotage en une nuit

      Tous ces messages sont ciblés et s’adressent à des groupes qui savent ce qu’ils doivent faire. Attaquer la logistique, ralentir les réactions de ceux que l’on appelle « les frisés » est le maître mot à l’aube de l’opération Overlord. Dans la nuit du 5 ou 6, plus de 1 000 actions de sabotage sont réalisés et 3 000 kilomètres de voies ferrées sont détruites durant les premiers jours.



      Par Frédérique-marie Lamouret
      Publié le 03/06/2019 à 23:25
      Mis à jour le 04/06/2019 à 12:21
      France3-Régions


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    • Et oui, ce jour sera mémorable et digne du courage de certains hommes qui avaient l'esprit d'aider son prochain...

      Un Très Grand Merci à tout ceux qui ont fait le débarquement.
      A Raidzorg (Gautier G.) et AZAX (Cédric) tous 2 du 11, Peace and life in Paradis