L'histoire d'une alliance, l'avennement d'une civilisation.

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    • Du coup je viens de regarder sur le dernier texte posté. C'est bien justifié t'as réussi.

      Ca se voit peu sur ce message car ton message ne va pas toujours au bout de la page du board, mais c'est bien fait^^

      GEMINI : tout le monde sait que tu es un connard UZZO
      Nilh: UZZO parmi les connards du forum tu figures en tête de liste
      Fenouil : En même temps t'es un connard UZZO
      Nalyiah : comme UZZO c'est Dieu, il a toujours raison.
      State : uzzo dans le rôle du pédant qui se pense au dessus de tout, avec le petit air moralisateur et suffisant qui va avec.
      Yadurm est comme la douce rosée d'une matinée de printemps dans les vastes étendues verdoyantes de la campagne française.

    • Nouveau

      Contradiction:


      Parait-il que le temps passe plus vite à mesure que l'on vieillit...
      Peut être est-ce parce que nous n'attendons plus vraiment de la vie... si ce n'est son dénouement final, l'ultime liberté. Se libérer des chaines que l'on a choisis tout au long de son existence dans le confort de sont lit.

      Les journées se suivent et se ressembles, sans être monotone. Une routine rassurante et confortable dans laquelle je me complaît. Après tout je suis trop âgé pour m'occuper comme s'il fallait absolument que j'en fasse le maximum, que je donne un sens à mon existence. Je suis fatigué mais apaisé, je n'ai plus rien à prouver, nul besoin de me persuader que je suis utile, que j'ai un but. Utile je le
      suis parce que je vis, mon unique et ultime objectif est d'être heureux, jusqu'à la fin de celle ci.
      Vivre n'est pas une raison en soi me direz vous, beaucoup de choses inertes ont une utilité intrinsèque. Mais être conscient que j’existe me suffit et m’offre la joie de savourer la multitude d'instants qui font une vie, la mienne.
      Le temps est la seule unité de mesure irréfutable, nous existons parce qu’il passe, tandis que nous passons notre existence à essayer de le retenir.
      Mais nous y reviendrons un autre jour... Pour l'heure, nous n'en avons pas.

      Pourquoi je vous raconte tout cela ? Peut être par pudeur, à moins que ce ne soit la somnolence que vous provoquerait le récit de ma vie de vieillard.
      Apres une journée riche et variée en rebondissement comme vous vous en doutez, me voilà de nouveau sur le bord du lit, mes deux garnements en face de moi. Comme beaucoup d’enfants avant d'aller se coucher ils débordent encore d'énergie, gesticulent dans tout les sens si possible en faisant le plus de bruit. Je m'éclaircis la voix bruyamment, non moins pour pouvoir parler distinctement que pour réclamer leurs attentions.
      Soudain le calme revient. ils attendent désormais patiemment que je reprenne mes esprits, que je me souvienne et continue à leur raconter mon histoire. Puis je brise le silence :
      Nous étions donc tous réunis autour d'une table, nous devions avant tout définir d'une organisation, d'une structure régente qui nous permettrai d'avancer, de nous repeupler pour entrevoir un avenir que nous devions reconstruire en partant des fondations.
      La démocratie n’allait plus être reine, nous ne pouvions plus nous permettre l'individualisme qui nous caractérisait tant autrefois. L'humanité avait besoin de liens et d'unité à n'importe quel prix, même s’il eu fallut que ces liens soient des chaînes.
      Je n'allais pas me faire des amis… mais peu importait la nécessité l'emportait sur mes convictions. Et si j’en doutais moi-même encore, l'urgence et la gravité de la situation continuaient de me persuader que mes dérives trouvaient une justification.
      Oubliant par là même les conséquences et un détail crucial : Pourrions nous un jour faire marche arrière sur le sentier des libertés? ou se refermerait il à mesure que nous progresserions sur les voies de
      l'autoritarisme? ce n'était pourtant pas fautes d'avoir l'Histoire pour exemple et témoin. Cette fois c'était différent me persuadais-je...

      Je sortais de l'ascenseur et me dirigeais vers le centre de la salle. Un silence relatif y régnait, perturbé par la discrète et permanente cacophonie des instruments de bords. L'atmosphère était lourde, pesante,
      et pour ne rien arranger, le son de mes pas résonnaient sous le haut plafond de fer tandis les murs sphériques en amplifiaient la force.
      Un glas sinistre à l'enterrement de notre civilisation. Lorsque celui-ci arriverait à son terme, le deuil que nous nous refusions jusqu'a présent devrait débuter.
      Tout le monde c’était retourné pour connaître la source de ce vacarme, ils me regardaient à présent m'avancer vers l'estrade qui surplombait la pièce. Sans un mot ils me laissèrent approcher , un signe de tête pour salut général, les politesses usuelles n’étant ni bienvenue ni à l’ordre du jour dans la morosité ambiante.
      La responsabilité d'interrompre ce silence me revenait. Je n'avais pas le droit à l'erreur dans mon allocution, je devais être ferme et en mais capable de galvaniser mes interlocuteurs. Je me redressais en profitant pour prendre une grande bouffée d'air avant de m’exclamer :

      - " Mesdames et messieurs, voici la situation : je vous ai réunis aujourd'hui parce que tous ici présent étiez et allez être les pierres angulaires de notre civilisation. Comme vous le savez, nous avons été victime le 14 juillet 2168 année terrienne d’une attaque sans précédent orchestré par un ennemi que nous n'avons toujours pas identifié.

      ...
      Cette agression a mené à l'extinction de plus de 99% de la population humaine. Tout les biens, toutes les connaissances, les infrastructures et de manière plus générale tout les acquis longuement et durement accumulés nous ont été soit confisqués soit détruits.

      ...
      Dans le même temps, toute l'organisation, la hiérarchie et la structuration de notre société à été rendu caduc par cette éviction, poussant notre espèce au bord de l'extinction. L’heure est grave, plus que jamais les Hommes ont besoin de se réunir sous un même étendard. Nous allons avoir besoin d'organisation, de règles, et surtout d'individus sans individualisme. Soudés, dans leurs cœurs etleurs esprits. L’unité obligatoire car vitale.
      ...
      Vous qui savez et vous qui pouvez être le ciment qui constituera les fondations d'une nécessaire reconstruction. Je vais vous demander aujourd'hui d'ériger une législation et une organisation hiérarchique
      pour guider les hommes et les femmes rescapés de notre passé. L'avenir est une feuille blanche et vous serez les architectes en charge d'en dessiner les plans, afin d'appliquer vos desseins humanistes aux artisans de notre prospérité : Nous tous les survivants.

      ...
      Nous nous devons d'apprendre de nos erreurs pour ne pas les réitérer, nous allons devoir assumer des lois coercitives et liberticides, nous avons l'obligation d'incarner l'autorité et la rigueur impérative au repeuplement de notre espèces. Nous allons être les piliers inflexibles sur lesquelles l'humanité pourra prendre appuis pour s'élever vers les toits de notre essor.
      Des à présent vous êtes avertis, votre tâche sera ardue et difficile à assumer, plurielle, ingrate et immensément complexe. Les humains repartent de zéro, et vous allez être les représentant d'une institution nécessairement despotique mais œuvrant pour repeuplement de notre espèce, aujourd'hui au bord de l'extinction.


      ...
      Ceci étant dis, si certains d'entre vous ne se sentent pas en mesure d'assumer de telles responsabilités, qu'ils sortent sans plus tarder de cette pièce. "


      Le silence revint... J'en profitais pour reprendre mon souffle. Je regardais autour de moi afin d'envisager la portée de mon discours. Mais leurs visages fermés ne laissaient rien transparaitre. Avaient ils seulement tous compris ce que je leur demandais?

      Ce fut Natsu qui se décida à parler le premier.

      - " Tu parles bien, mais ton éloquence n'a d'égal que ta mégalomanie, comment espères tu obtenir obéissance et légitimé en ne promettant que contraintes et mesures liberticides? "
      me lança t'il.

      Je vis alors dans mon esprit le témoin "Histoire". il avait de nouveau été appelé à la barre du jugement dernier pour me remémorer les preuves de l'existence de tels situations par le passé. Le dossier était
      accablant de par sa diversité.
      Quand la balistique du verbe servait la forme pour éclipser le fond, l'interlocuteur devenait une cible.
      Cependant, " je ne suis pas le seul à le faire " n'était pas un arguments audible. J’avais besoin d'une réponse viable, après un court instant de réflexion, je décidais de jouer sur la corde sensible.

      - " peut être que nous pourrions tout simplement leur expliquer pourquoi de telles règles sont nécessaires dans la situation qui est la nôtre ? Rendons cette dernière transparente et ne leurs cachons rien. Je crois en leurs intelligences et je crois en leurs instincts de survie. "


      C’est même tout ce qui avait jamais importé, vivre, quitte à sacrifier nos libertés sur l'autel des illusions sécuritaires.
      Tous ne semblaient pas entièrement convaincus par mon argumentation. Je leur proposais donc de passer sans plus tarder à l’élaboration d'une constitution, celle que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de :

      « déclaration universelle des droits et devoirs de l'Homme »


      Pour ce qui est de l'application, je proposais en priorité ma méthode qui consistait à expliquer que ces lois seraient bienfaitrices pour tous. Si nécessaire, dans un deuxième temps on insisterait, brandissant la menace de la répréhension prévu dans le cadre de la loi. Celle là même que nous n'avions même pas encore écrite.
      Était ce véritablement avoir le choix que d'adhérer à des textes rédigés par une minorité sous peine de subir les conséquences prévues par ces mêmes écrits...


      " Quis custodiet ipsos custodes? " aurait dit le poète antique: "mais qui gardera les gardes?".