L'histoire d'une alliance, l'avennement d'une civilisation.

    This site uses cookies. By continuing to browse this site, you are agreeing to our use of cookies. More details

    • Du coup je viens de regarder sur le dernier texte posté. C'est bien justifié t'as réussi.

      Ca se voit peu sur ce message car ton message ne va pas toujours au bout de la page du board, mais c'est bien fait^^

      GEMINI : tout le monde sait que tu es un connard UZZO
      Nilh: UZZO parmi les connards du forum tu figures en tête de liste
      Fenouil : En même temps t'es un connard UZZO
      Nalyiah : comme UZZO c'est Dieu, il a toujours raison.
      State : uzzo dans le rôle du pédant qui se pense au dessus de tout, avec le petit air moralisateur et suffisant qui va avec.
      Yadurm est comme la douce rosée d'une matinée de printemps dans les vastes étendues verdoyantes de la campagne française.

    • Contradiction:


      Parait-il que le temps passe plus vite à mesure que l'on vieillit...
      Peut être est-ce parce que nous n'attendons plus vraiment de la vie... si ce n'est son dénouement final, l'ultime liberté. Se libérer des chaines que l'on a choisis tout au long de son existence dans le confort de sont lit.

      Les journées se suivent et se ressembles, sans être monotone. Une routine rassurante et confortable dans laquelle je me complaît. Après tout je suis trop âgé pour m'occuper comme s'il fallait absolument que j'en fasse le maximum, que je donne un sens à mon existence. Je suis fatigué mais apaisé, je n'ai plus rien à prouver, nul besoin de me persuader que je suis utile, que j'ai un but. Utile je le
      suis parce que je vis, mon unique et ultime objectif est d'être heureux, jusqu'à la fin de celle ci.
      Vivre n'est pas une raison en soi me direz vous, beaucoup de choses inertes ont une utilité intrinsèque. Mais être conscient que j’existe me suffit et m’offre la joie de savourer la multitude d'instants qui font une vie, la mienne.
      Le temps est la seule unité de mesure irréfutable, nous existons parce qu’il passe, tandis que nous passons notre existence à essayer de le retenir.
      Mais nous y reviendrons un autre jour... Pour l'heure, nous n'en avons pas.

      Pourquoi je vous raconte tout cela ? Peut être par pudeur, à moins que ce ne soit la somnolence que vous provoquerait le récit de ma vie de vieillard.
      Apres une journée riche et variée en rebondissement comme vous vous en doutez, me voilà de nouveau sur le bord du lit, mes deux garnements en face de moi. Comme beaucoup d’enfants avant d'aller se coucher ils débordent encore d'énergie, gesticulent dans tout les sens si possible en faisant le plus de bruit. Je m'éclaircis la voix bruyamment, non moins pour pouvoir parler distinctement que pour réclamer leurs attentions.
      Soudain le calme revient. ils attendent désormais patiemment que je reprenne mes esprits, que je me souvienne et continue à leur raconter mon histoire. Puis je brise le silence :
      Nous étions donc tous réunis autour d'une table, nous devions avant tout définir d'une organisation, d'une structure régente qui nous permettrai d'avancer, de nous repeupler pour entrevoir un avenir que nous devions reconstruire en partant des fondations.
      La démocratie n’allait plus être reine, nous ne pouvions plus nous permettre l'individualisme qui nous caractérisait tant autrefois. L'humanité avait besoin de liens et d'unité à n'importe quel prix, même s’il eu fallut que ces liens soient des chaînes.
      Je n'allais pas me faire des amis… mais peu importait la nécessité l'emportait sur mes convictions. Et si j’en doutais moi-même encore, l'urgence et la gravité de la situation continuaient de me persuader que mes dérives trouvaient une justification.
      Oubliant par là même les conséquences et un détail crucial : Pourrions nous un jour faire marche arrière sur le sentier des libertés? ou se refermerait il à mesure que nous progresserions sur les voies de
      l'autoritarisme? ce n'était pourtant pas fautes d'avoir l'Histoire pour exemple et témoin. Cette fois c'était différent me persuadais-je...

      Je sortais de l'ascenseur et me dirigeais vers le centre de la salle. Un silence relatif y régnait, perturbé par la discrète et permanente cacophonie des instruments de bords. L'atmosphère était lourde, pesante,
      et pour ne rien arranger, le son de mes pas résonnaient sous le haut plafond de fer tandis les murs sphériques en amplifiaient la force.
      Un glas sinistre à l'enterrement de notre civilisation. Lorsque celui-ci arriverait à son terme, le deuil que nous nous refusions jusqu'a présent devrait débuter.
      Tout le monde c’était retourné pour connaître la source de ce vacarme, ils me regardaient à présent m'avancer vers l'estrade qui surplombait la pièce. Sans un mot ils me laissèrent approcher , un signe de tête pour salut général, les politesses usuelles n’étant ni bienvenue ni à l’ordre du jour dans la morosité ambiante.
      La responsabilité d'interrompre ce silence me revenait. Je n'avais pas le droit à l'erreur dans mon allocution, je devais être ferme et en mais capable de galvaniser mes interlocuteurs. Je me redressais en profitant pour prendre une grande bouffée d'air avant de m’exclamer :

      - " Mesdames et messieurs, voici la situation : je vous ai réunis aujourd'hui parce que tous ici présent étiez et allez être les pierres angulaires de notre civilisation. Comme vous le savez, nous avons été victime le 14 juillet 2168 année terrienne d’une attaque sans précédent orchestré par un ennemi que nous n'avons toujours pas identifié.

      ...
      Cette agression a mené à l'extinction de plus de 99% de la population humaine. Tout les biens, toutes les connaissances, les infrastructures et de manière plus générale tout les acquis longuement et durement accumulés nous ont été soit confisqués soit détruits.

      ...
      Dans le même temps, toute l'organisation, la hiérarchie et la structuration de notre société à été rendu caduc par cette éviction, poussant notre espèce au bord de l'extinction. L’heure est grave, plus que jamais les Hommes ont besoin de se réunir sous un même étendard. Nous allons avoir besoin d'organisation, de règles, et surtout d'individus sans individualisme. Soudés, dans leurs cœurs etleurs esprits. L’unité obligatoire car vitale.
      ...
      Vous qui savez et vous qui pouvez être le ciment qui constituera les fondations d'une nécessaire reconstruction. Je vais vous demander aujourd'hui d'ériger une législation et une organisation hiérarchique
      pour guider les hommes et les femmes rescapés de notre passé. L'avenir est une feuille blanche et vous serez les architectes en charge d'en dessiner les plans, afin d'appliquer vos desseins humanistes aux artisans de notre prospérité : Nous tous les survivants.

      ...
      Nous nous devons d'apprendre de nos erreurs pour ne pas les réitérer, nous allons devoir assumer des lois coercitives et liberticides, nous avons l'obligation d'incarner l'autorité et la rigueur impérative au repeuplement de notre espèces. Nous allons être les piliers inflexibles sur lesquelles l'humanité pourra prendre appuis pour s'élever vers les toits de notre essor.
      Des à présent vous êtes avertis, votre tâche sera ardue et difficile à assumer, plurielle, ingrate et immensément complexe. Les humains repartent de zéro, et vous allez être les représentant d'une institution nécessairement despotique mais œuvrant pour repeuplement de notre espèce, aujourd'hui au bord de l'extinction.


      ...
      Ceci étant dis, si certains d'entre vous ne se sentent pas en mesure d'assumer de telles responsabilités, qu'ils sortent sans plus tarder de cette pièce. "


      Le silence revint... J'en profitais pour reprendre mon souffle. Je regardais autour de moi afin d'envisager la portée de mon discours. Mais leurs visages fermés ne laissaient rien transparaitre. Avaient ils seulement tous compris ce que je leur demandais?

      Ce fut Natsu qui se décida à parler le premier.

      - " Tu parles bien, mais ton éloquence n'a d'égal que ta mégalomanie, comment espères tu obtenir obéissance et légitimé en ne promettant que contraintes et mesures liberticides? "
      me lança t'il.

      Je vis alors dans mon esprit le témoin "Histoire". il avait de nouveau été appelé à la barre du jugement dernier pour me remémorer les preuves de l'existence de tels situations par le passé. Le dossier était
      accablant de par sa diversité.
      Quand la balistique du verbe servait la forme pour éclipser le fond, l'interlocuteur devenait une cible.
      Cependant, " je ne suis pas le seul à le faire " n'était pas un arguments audible. J’avais besoin d'une réponse viable, après un court instant de réflexion, je décidais de jouer sur la corde sensible.

      - " peut être que nous pourrions tout simplement leur expliquer pourquoi de telles règles sont nécessaires dans la situation qui est la nôtre ? Rendons cette dernière transparente et ne leurs cachons rien. Je crois en leurs intelligences et je crois en leurs instincts de survie. "


      C’est même tout ce qui avait jamais importé, vivre, quitte à sacrifier nos libertés sur l'autel des illusions sécuritaires.
      Tous ne semblaient pas entièrement convaincus par mon argumentation. Je leur proposais donc de passer sans plus tarder à l’élaboration d'une constitution, celle que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de :

      « déclaration universelle des droits et devoirs de l'Homme »


      Pour ce qui est de l'application, je proposais en priorité ma méthode qui consistait à expliquer que ces lois seraient bienfaitrices pour tous. Si nécessaire, dans un deuxième temps on insisterait, brandissant la menace de la répréhension prévu dans le cadre de la loi. Celle là même que nous n'avions même pas encore écrite.
      Était ce véritablement avoir le choix que d'adhérer à des textes rédigés par une minorité sous peine de subir les conséquences prévues par ces mêmes écrits...


      " Quis custodiet ipsos custodes? " aurait dit le poète antique: "mais qui gardera les gardes?".
    • Rédaction :



      Nous passâmes six jours et six nuits terrienne à travailler ardemment quand, à la fin de cette dernière, vers six heures du matin, nous eûmes terminé la rédaction des textes fondateurs et régents des néohumains.
      Nous avions convenu de cinq principes universels et inaliénables dans lesquels s'instaurerai des lois évolutives et substituables dans le temps.


      -1: Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits et devoirs. A chacun d'assurer la sérénité et la pérennité du plus grand nombre. L'avenir est de la responsabilité de tous par la lignée. L'amélioration et la préservation des habitats, des biens et acquis légué à la descendance sont des préceptes moraux immuables.

      -2: La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas au bien commun et de tout ce qui vit. Ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent à la société ou tout autre être vivant la jouissance du droit de prospérer.

      -3: Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public. Les différences n'existent pas pour diviser mais pour rendre les individus complémentaires.

      -4: Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens.

      -5: La Loi est l'expression de la nécessité générale, Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l'instant. il se rend coupable par la résistance.

      Nous avions également redéfinis les rôles d'administrations de notre société néo humaine. N'ayant sut protéger notre foyer et ses habitants, j'avais bien sur démissionner du poste d'Amiral.
      Les législateurs avaient choisi le commandant Natsu pour me remplacer, un homme d'expérience et de terrain. Capable de piloter tout ce qui possédait un réacteur et qui volait. Jusqu'a ce colosse de métal dans lequel nous écrivions les débuts de notre histoire.
      Profitant de la promotion de l'ancien commandant pour prendre sa place, le jeune Wylendra avait été élu à l'unanimité. Sont rôle consistait à suppléer l'Amiral dans ses tâches notamment celles de veiller à l'ordre publique et de faire appliquer nos lois. Deux cerveaux n'étaient pas de trop pour organiser le bras armé de notre survie.
      Hayaliel lui, avait accédé au poste de trésorier, son rapport à l'argent, ses facultés de gestions et de collectes des fonds, associé au fait qu'il était économe pour ne pas dire pingre, l'avaient emporté sur la constance et l'ancienneté de Dydap.
      L'ambassadeur Gigidekermadec restait à son poste. Mais c'est son poste qui évoluait. Lui qui avait fait ses preuves dans la gestions de crises internes allait maintenant devoir se tourner vers l'extérieur pour trouver des alliés dans un moment ou nous en avions le plus besoin. Jusqu'a présent "étrangers" était un synonyme "d'ennemis" . L'exemple traumatisant que nous venions de subir pouvait conforter notre vision étriqué, mais nous ne pouvions plus nous permettre d'affirmer cela sans même essayer de prouver le contraire.
      Quant à moi, et à ma grande surprise, je fut nommé régent de l'assemblée. J'avais à charge de faire interagir les différents acteurs principaux de notre régime et d'assurer la bonne transmission des informations entre les services.
      J'étais l'organisateur de nos organisations. Le futur responsable des choix survivalistes que nous allions faire, des décisions cruciales que nous allions prendre, et surtout des résultats en découlerait.
      Puisqu'il fallait toujours un coupable en cas d'erreurs ou de contreperformances.
      Étais ce une marque de confiance? une épreuve? ou un sacrifice acceptable car fautifs par le passé?
      Seul l'avenir me le dirai, celui qu'ensemble nous réussirions à bâtir, mais que seul j'assumerai en cas d'échec.
      Et moi, leur devais je une rédemption? le droit de vivre? ou simplement la dévotion de ma personne au service de notre condition.
      Au petit matin du septième jour, les fondations de la civilisation néo humaine avaient été coulé. Nous étions épuisé, énervé par tout ces bruits, ces cris et ces écrits, la paperasse à trier et arranger. Fatigués mais satisfaits, il ne nous restait plus qu'a réunir les rescapés sous l'égide de nos conditions en échanges d'un foyer et d'une communauté sur qui compter.
      Nous sortîmes de la salle par le même chemin que j'avais emprunté quelques jours plus tôt, nous franchisâmes les portes en aluminium de l'ascenseurs de services.

      - " Bonjour " nous dit une voie enjouée et robotisée

      Je l'avais oublié celle là... Pourtant cette fois ci, je ne répondis pas.
      Peu être parce que je n'étais pas tout seul, mais surement un peu aussi car notre création était une réussite. Du moins, j'en était satisfait.
      Lorsque les portes s'ouvrirent de nouveau, la lumière vive des couloirs du croiseurs nous éblouissait. Une torture pour nos yeux restés ouvert trop longtemps dans l'ambiance tamisée de la salle de commandement . Chacun se dit au revoir et à demain avec un entrain en adéquation avec nos mines fatiguées.
      Puis, nous partîmes tous de notre coté rejoindre nos chambres respectives.
      Je ne me rappel même plus du temps passé dans les allées du vaisseau pour rejoindre ma chambre. Tout ce dont je me souvient c'est mon nombre fétiche en métal doré sur une porte de fer: 2148, l'adresse de mon repos.
      En passant la porte de la chambre, rien n'avait changé, pourtant ma perception de la pièce ne correspondait pas à celle de ma première venue. Là ou les murs d'acier me paraissaient froids auparavant, je les trouvaient scintillant, miroitant la lumière du plafonnier pour donner de la chaleur à la pièce. Les poutres IPN qui couraient aux plafonds et se croisaient sur les murs m'avait donner l'impression d'avoir des barreaux dans une cellule, maintenant elles avaient cette assurance de solidité qui faisait de ma chambre un cocon inviolable.
      Le tableau n'était plus le même, transformé par l'étincelle d'un espoir. La flamme de la vie.
      En revanche rien à faire pour le lit! le set de lit gris sur fond gris c'était franchement pas joyeux et d'un gout plus que douteux! heureusement que je ferme les yeux quand je dors.
      je m'allongeais sans même me déshabiller ni défaire le carré militaire de mon lit, en quelques secondes je m'enfonçais dans les ténèbres du royaume de Morphée.
      Tandis que notre vaisseau continuait sa route dans l'immensité obscure de l'espaces et de ses contrées lointaines .
      A la recherche du royaume de nos rêves.
    • J'aime toujours autant le style

      GEMINI : tout le monde sait que tu es un connard UZZO
      Nilh: UZZO parmi les connards du forum tu figures en tête de liste
      Fenouil : En même temps t'es un connard UZZO
      Nalyiah : comme UZZO c'est Dieu, il a toujours raison.
      State : uzzo dans le rôle du pédant qui se pense au dessus de tout, avec le petit air moralisateur et suffisant qui va avec.
      Yadurm est comme la douce rosée d'une matinée de printemps dans les vastes étendues verdoyantes de la campagne française.

    • Merci à vous pour vos commentaires, voici la suite de l'histoire, une suite que je n'aime pas, un jour je la réécrirai mais bon là de suite la flemme :p


      Moralisation :

      - " Papi, dis-moi pourquoi la maîtresse à l’école elle ne nous raconte pas tout ça ? "


      C’était Lina qui venait de m’interpeller alors que comme chaque soir désormais, je les accompagnaient pour aller se coucher.

      - " De quoi parles-tu mon ange ? " lui dis je en lui ouvrant la couverture pour qu'elle se glisse dans son lit.

      - " Bah tu sais la maîtresse elle nous dit on vit dans un monde meilleur maintenant, que l’on a rien à craindre et que grâce à nos grands parents nous sommes libres et heureux. Mais toi tu nous dis que c'est pas vrai et que ceux qui nous dirigent sont méchants… " me répond elle tandis que je la borde et qu'elle attrape sa couverture pour la remonter jusqu’au visage.

      Ha… ça m’apprendra à jouer les sages devant des mômes de 7 et 8 ans. Les mots n'ont que la portée de l'orateur mais peu importe leurs significations initiales, Seul celui qui les entends est maître de les interpréter, en fonction de son vécu, de ses expériences, de ses idées. Le quiproquo est l'ennemi de la communication.
      c’est aussi à ça que sert la forme, la construction d'une argumentation tout comme l’intonation : faire en sorte que l'intention du message arrive intact à destination. À conditions bien sûr que l'on s'adresse à des interlocuteurs à même de comprendre et d’écouter des points de vue différents…

      Mais face à des enfants… que je suis bête, comment pouvais je m’attendre à me faire clairement comprendre ? Eux qui n'avaient qu'une expérience restreinte de la vie, qui n'avaient pas
      encore d’idées forgées par l’écoutes des avis divergents. Je voulais simplement les mettre en garde, leur offrir la possibilité d’exercer un esprit critique, être libre de penser différemment. Mais pour eux je suis l’autorité, l’expérience et la sagesse. peuvent ils mettre en doute les paroles de celui qui instruit alors que je ne leur ai même pas demander de le faire ?

      La claque… je me rends compte que j’ai une responsabilité face à mes propos et leurs forces d'influence.

      Ainsi, plus la crédibilité de l’avisé augmente, plus la portée de ses mots sera grande. Je me dois donc d’être le plus clair possible dans l'intention que mes mots transportent.
      Il serait trop facile vous en conviendrez de tenir des propos tendancieux, raciste ou haineux sous couvert d’humour, puis de se défendre de toutes accusations en argumentant que la faute revient à ceux qui n'ont pas compris… Assumer sa responsabilité d’orateur sur le fond, dans la forme et en fonction de ceux qui perçoivent le message.

      L'ignorance devient une proie lorsque le savoir se transforme en arme de persuasion massive.

      Il faut que je corrige le tir pendant que je le peux encore.

      - " Mes enfants sachez une chose, personne ne détiens une vérité unique. Pas même moi. Les histoires que je vous raconte ne sont que le reflet de ce que mes yeux ont vu, de ce que mon esprit a interprété et de ce que ma mémoire veut bien me retranscrire. L’histoire n'est qu'une question de points de vue dit on, les vérités s'y superposent et votre travail est de toutes les écouter attentivement. C'est le seul moyen de constituer la votre, de faire de votre opinion une construction propre à vous-même. Je n'ai pas plus raison que votre maitresse à tord, je vois simplement les choses différemment et tant mieux ! Je propose à vos esprits d'autres questions pour varier vos réflexions. Ainsi vous obtiendrez des réponses qui vous sembleront être les bonnes, une vérité, la votre."



      - " Mais nous on préfère tes histoires papi, en classe on s’ennuie et la maîtresse des fois elle nous gronde " me répond simplement Flagorn.

      - " ça, c’est sûrement parce quelle veut vous apprendre avant même de vous en donner l'envie. Mais si elle vous gronde c’est parce que vous n’écoutez Pas ! Alors soyez sage à l’école et écoutez, vous l’êtes avec moi, c’est pour ça que je ne vous gronde pas. Dites vous simplement que la maîtresse vous raconte une autre histoire que la mienne. "

      - " Tu nous racontes encore la tienne ? " me dit il pendant qu’à son tour je rabat la couverture sur lui.

      Mais lui, au lieu de s’emmitoufler dedans la repousse légèrement et met ses bras par-dessus comme pour montrer qu'il ne craint rien, ni la maîtresse ni mes récits.
      Voyant que ce que je leur raconte rentre par une oreille et sort par l'autre sans un arrêt à la case compréhension, je décide de m'asseoir au pied du lit de sa sœur et leur demande :

      - " Alors les enfants, ou est ce que nous nous en étions arrêté hier ? "

      Je les regardes à tours de rôle et les vois lever les yeux , réfléchissant pour me répondre et m'aider à me souvenir.
      Lina me dit alors :

      - " Tu allais au royaume de la fée ! "

      C’est … presque ça. Je m'apprêtait à la corriger mais son grand frère fut plus rapide que moi:

      - " Mais non ! Il était entrain de s'endormir dans son lit tout moche. Et c’est Morphée patate ! "

      Je le regarde avec de gros yeux, puis calmement mais fermement je lui explique :

      - " tutututtt, allons, allons comment est ce que tu parles à ta sœur, est ce cela que je vous apprend tout les soirs ? Soit gentils et excuses toi. "

      - " Pardon Lina " murmure t'il le regard dans le vide.

      Satisfait, je continue à lui faire la morale sur un ton moins sévère :

      - " Tu sais, le savoir n’est une armes tranchante que pour ceux qui utilisent leurs intelligences à mauvais escient. Vois plutôt ça comme un bouclier contre ceux qui imaginent que savoir et pouvoir sont
      synonymes. La connaissance n'est pas plus une vertu que l'ignorance un péché, ce ne sont que des états de fait impliquant des responsabilités. L'érudit se doit de d'instruire plus que d'en profiter tandis que le
      candide doit apprendre et se renseigner pour ne pas simplement adhérer sans réfléchir. »


      Il lève alors les yeux en l'air en signe d'agacement et me soupire :

      - " Oui papi… on t’écoute là alors raconte nous ton histoire s’il te plaît. "

      Je ne relève pas son début d'impertinence et prend une grande inspiration…
      Je m’étais donc endormi, le cœur remplis de bulles d’espoirs qui le rendaient plus léger puis éclataient entre sentiments de joie et d’appréhension. Nous avions établies les bases d'une société en harmonie avec elle-même et son environnement. Si nous arrivions à inculquer ces valeurs suffisamment profond dans l’esprit de tous, nous pourrions par la suite supprimer toutes ces restrictions visant l'unité.

      L'utopie, j'entrevoyais ce rêves idyllique jusque dans mes songes.

      Il me semblait que cela faisait une semaine que je dormais quand un bruit énorme et sourd s’apparentant au grondement féroce d'un monstre vorace vint à me réveiller. Mon lit tremblait encore lorsque j’ouvrais les yeux, hagard, cherchant un repère du regard dans la pénombre de mon dortoir sans ouverture et donc dépourvu de lumière naturelle.
      L'onde sonore était devenue une onde de choc, cela n'augurait rien de bon.
      Ou étais je ? pourquoi faisait il si sombre et surtout, qu'étais ce donc que ce vacarme ?!
      Une seconde, deux maximum suffirent à me remettre les idées dans le bon ordre. d'un bond je me leva et me mis à la recherche de l'interrupteur pour y voir plus clair. J’étais debout dans le noir, les mains devant pour ne pas me prendre le mur en pleine face quand une autre détonation se fit entendre. Cette fois ci pas de doute, il s'agissait bien d'une explosion. Comme la précédente elle fut suivit d'un énorme grondement parcourant le vaisseau tout entier, comme si celui-ci gémissait de douleurs.
      La secousse faillit me faire perdre l’équilibre, fort heureusement j’avais suffisamment tâtonné dans le vide pour arriver à quelques centimètre du mur métallique de ma chambre, Elle ne fit que me
      donner l'impulsion qui me permit de tomber et me rattraper dessus.

      Entre temps mes yeux s’étaient habitués à l’obscurité et je commençais à distinguer le fin filament de lumière artificielle qui se faufilait sous la porte en provenance des couloirs. Des lors plus besoin de trouver la lumière, il fallait juste que je sorte de là et que je sache enfin ce qu’il se déroulait à l’extérieur de mon compartiment.
      Une myriade d'hypothèses se bousculaient dans ma tête, avions nous percuté un corps céleste ? Un astéroïde ou une comète, étais ce un problème en salle des machines ? Un de nos chasseurs s’était il crasher en voulant rejoindre le croiseur ? Ou pire encore, mais je n'osais l'envisager, le cauchemars pouvait il recommencer ?
      Je trouvais la poignée de la porte et ouvrais celle-ci précipitamment pour sortir de la chambre. Ce qui me frappa tout de suite... c’est la lumière ! Une vraie claque dans la face, mes pauvres yeux qui s’étaient accoutumé de la pénombre prenaient d'un coup cinq mille lumens sans sommations. Je fermais tellement mes paupières qu'il m’aurait été difficile de distinguer un éléphant dans le couloirs de quatre mètres de largeur. Comparaison inutile me direz vous, les éléphants n'existaient déjà plus, je ne risquais pas d’en voir un de si tôt.

      J'avançait ainsi dans la Travée une main devant et une autre sur le front pour atténuer l’éclairage qui m'agressait ainsi à peine sorti du lit. « un de ces quatre je vais me les faire ces merdes » grognais je comme une note à moi même.
      Quand je fût à même de voir correctement, je pressais le pas jusqu’à courir. Le bâtiment semblait avoir cessé de gémir, plus rien ne bougeait et je ne rencontrais personne dans les allées.

      Le silence absolu, le calme précédant la tempête.

      Bon sang mais ou étaient ils donc tous passé ? N'y avait il donc que moi pour m’inquiéter d'une explosion à bord d'un vaisseau pressurisé voguant sur un océan de vide ? Il fallait que je trouve le nouvel amiral, le capitaine de ce navire volant, celui qui savait forcément ce qu'il se passait à bord. Et ou pouvait il être si ce n'est… dans la salle de commandement?
      Rien qu’à l’idée d’y remettre un pied je sentais mon estomacs se nouer. Une semaine entière cloîtré la dedans à s'occuper de paperasse et d'administratifs. De quoi vous développer une phobie, et je ne parle pas que de l’exiguïté du lieu...

      Pas le choix faut y aller, un rapide cheminement dans ma tête m'indiquait qu'il fallait que je prenne l'allée numéro 1, la plus proche de ma chambre, afin de rejoindre la Travée 5 et ainsi prendre l'ascenseur de service menant à la salle ou tous devaient être.
      Je tourne à droite à l'embranchement de l'allée 1 et de la travée 4 au pas de course quand je constate un problème. Le couloir est bien plus court que d'ordinaire…
      Tandis que je me rapprochais , je constatais qu'une lourde et épaisse parois d’acier se dressait en travers de ma route, épousant parfaitement les contours métalliques des murs de l’allée. Un gros joint en caoutchouc noir assurait l’étanchéité entre les deux parties du couloirs désormais séparés. Seule une petite ouverture vitrée laissait entrevoir l'autre côté.

      C’était un des très nombreux sas de sécurité anti dépressurisation que comptait le croiseur, ils ne s’enclenchaient en tombant du plafond de fer que lorsqu’une brèche était détectée dans la coque. Présent tout les 20 mètres et dans tout les couloirs du vaisseau, seul les parties dépressurisées étaient ainsi isolées du reste afin de conserver en permanence un maximum d'espaces exploitables au combat. Et le moins que l'on puisse dire, c’est que ce système fonctionnait partout et tout le temps, les épaisses portes en fer de plus de 600 kilos chacune n’étaient pas alimentées en électricité mais en permanence retenu par des électroaimants , eux même alimenté par un réseau électrique secondaire trouvant sa source au cœur même du vaisseau.
      Ainsi, même si les dommages infligés au croiseur amiral étaient suffisamment importants pour détruire le réseau électrique principal, les aimants fonctionnaient toujours et n'avaient qu'a se relâcher pour que les portes tombent littéralement du plafond et viennent étanchéifier les parties intactes en isolant celles endommagées.

      Je m'approchais encore du sas pour essayer d’en savoir plus. Au dessus de moi certains néons clignotaient tandis que d'autres avaient carrément explosé rendant l'atmosphère franchement chaotique. Je ne put m'empêcher de penser qu’il y avait une justice dans ce monde, moi qui, quelques minutes plus tôt avait souhaité me venger de ces vecteurs de bonne humeur au réveil.
      Arrivé à hauteur de la petite vitre carrés je me mis sur la pointe des pieds pour réussir à regarder au travers.
      De l'autre côté, le couloirs était méconnaissable, plongé dans l'obscurité, la lumière des néons clignotant au dessus de ma tête l'éclairait en intervalle grâce à la lucarne par laquelle je regardais . Un trou d'au moins cinq mètres de diamètre était apparu sur le flanc droit du croiseurs, traversant totalement le blindage, enfonçant et déchiquetant la carlingue qui dégueulait à présent dans l'allée. Les dégâts s'étendaient sur trois des quinze étages du bâtiment, à première vue...

      Une gueule ouverte et ses dents d'acier affutées.

      Le temps semblait au ralenti au regard des blocs de bétons et des morceaux de métaux, rendu tranchant par l'impact, qui flottaient un peu partout dans la partie touchée du couloirs. Je distinguais des câbles sectionnés de toutes taille sortir des murs et du plafond, en apesanteur eux aussi, retenu par l'autre bout encore en prise avec les parois. A chaque fois que l'un deux rencontrait un de ses congénères, un arc électrique sommaire se formait et illuminait un peu plus ce sombre spectacle.
      Qu'est ce qui avait pu provoquer un tel gouffre dans le vaisseau? Je n'étais pas expert en construction aérospatiale, pourtant j'étais presque persuadé d'avoir entendu l'amiral Natsu venter les mérites des bouclier énergétiques surpuissants de son bébé.
      Pas le temps d'étudier l'ingénierie en blindage militaire, il fallait que je trouve un autre chemin pour me rendre à destination, Je fis donc volte face et me mis en route en courant. Il me fallait revenir sur la travée 4 d'ou je venais pour rejoindre l'allée 5 et enfin reprendre la travée 5.


      Ce que je fis, en sprint.
    • Pourquoi tu n'aimes pas trop cette suite?

      GEMINI : tout le monde sait que tu es un connard UZZO
      Nilh: UZZO parmi les connards du forum tu figures en tête de liste
      Fenouil : En même temps t'es un connard UZZO
      Nalyiah : comme UZZO c'est Dieu, il a toujours raison.
      State : uzzo dans le rôle du pédant qui se pense au dessus de tout, avec le petit air moralisateur et suffisant qui va avec.
      Yadurm est comme la douce rosée d'une matinée de printemps dans les vastes étendues verdoyantes de la campagne française.

    • Moins travaillé sur la forme, peu d'assonances, allitérations, allégories etc et un fond carrément disgracieux car très peu subtile. J'aime qu'il y ai plusieurs lectures possibles et là c'est franchement pas le cas (hormis quelques messages pas franchement bien dissimulés). Bref un tout un peu lourd et la mise en abime est mal amenée.
    • j'ai quand même pris du plaisir à le lire ;)

      GEMINI : tout le monde sait que tu es un connard UZZO
      Nilh: UZZO parmi les connards du forum tu figures en tête de liste
      Fenouil : En même temps t'es un connard UZZO
      Nalyiah : comme UZZO c'est Dieu, il a toujours raison.
      State : uzzo dans le rôle du pédant qui se pense au dessus de tout, avec le petit air moralisateur et suffisant qui va avec.
      Yadurm est comme la douce rosée d'une matinée de printemps dans les vastes étendues verdoyantes de la campagne française.

    • L'AUBE D'UNE BATAILLE :


      Quel soulagement lorsque j’aperçus l'ascenseur d'accès à la salle de commandement! le souffle commençait à me manquer. Je me jette sur le bouton d'appel et reste ainsi appuyé sur le montant en métal brossé, le temps que mes poumons d'ex militaire quarantenaire haut gradé se remette de l'effort. Crier sur mes subordonnés ne m'avait pas entretenue la respiration, pourtant je m'étais entrainé dur!
      Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent bien trop vite pour mon corps, je me laissa tombé dedans avant de tourner la clé pour lancer l'ascension.

      - " Bonjour amiral " me dit ma grande copine au timbre de voix mécanique.

      Amiral? Ils avaient oublié de lui faire la mise à jour. Et même si c'était parfaitement inutile, je ne pu m'empêcher de lui répondre.

      - " Salut, et je ne suis plus amiral ma grosse, va falloir de mettre à la page ".

      A peine ma phrase terminé que les portes en aluminium de l'ascenseur s'ouvrirent sur la salle sphérique ou nous avions tant travaillé.

      - " Salle de commandement, accès réservé niveau 1 " .

      L'ambiance avait radicalement changé par rapport à ma première venue, la pièce était plongé dans une agitation empreinte de nervosité. Des techniciens militaire allaient et venaient d'un pas pressé avec des liasses de documents ou des tablettes dans les mains, passant et repassant d'un cercle à l'autre et se frayant un chemin entre les bureaux, les ordinateurs et leurs collègues tout aussi affairé. La cacophonie des instruments de bords se faisait plus présente, plus rapide aussi, comme si les ordinateurs suivaient le rythme des hommes et des femmes présent .
      Au centre de la pièce, l'Amiral et le commandant se concertaient entre eux, marquant des pauses lorsque des opérateurs venaient faire leurs rapports et demander des consignes, se retournant quelques fois pour consulter les écrans de contrôle. La tension étaient palpable, marquant une réelle fracture entre le calme plat qui régnait partout ailleurs dans le vaisseau, mais malgré l'excitation générale, tout semblait magnifiquement ordonné, guider et maitriser par les chefs sur l'estrade.
      Au centre de leur orchestre cacophonique.

      Personne ne remarqua ma présence dans cette atmosphère bouillonnante , je m'avança jusqu'au milieu de cette bulle en effervescence jusqu'a hauteur de l'amiral et l'interpella.
      - " Amiral, mais que ce passe t'il ici ? C’était quoi ces explosions ? " le questionnais je

      - " Pour l'heure nous n'en savons rien, nous avons eu deux signatures radars pendant quelques secondes qui se sont approchés de nous à très grande vitesse et nous ont percuté. Nous essayons actuellement d’évaluer les dégâts et de connaître la nature de ces projectiles. " me répondit il.

      Clair, concis, efficace comme à son habitude, l'amiral Natsu m'avait résumé la situation avec la neutralité et la rigueur militaire qui le caractérisait tant. Malgré tout, je sentais comme une pointe de peur dans sa voix et son visage trahissait une anxiété inhabituelle chez lui. Ce qui n'était pas pour me rassurer.
      C’est alors que nous vîmes débarquer nonchalamment un technicien, tablette à la main, short tee-shirt et claquettes remplaçait l’uniforme standard imposé à bord. Les cheveux en pétard en lieu et place de la boule à zéro réglementaire et une cigarette à l'odeur douteuse au coin des lèvres .
      Il demandait à nous voir auprès du commandant Wylendra posté quelques mètres devant nous, mais ce dernier semblait lui reprocher son accoutrement sans s'offusquer de l'odeur dégagée par sa « clope médicinale »

      - " Iil y a du relâchement dans les rangs " lançais je à Natsu, avant de rajouter " il faudra que nous en discutions une fois tout cela terminé. "

      Entre temps, le commandant avait laissé passer l’opérateur qui s'avançait vers nous sans se presser. L'amiral s'apprêtait à me répondre mais c’est l’individu flegmatique qui fut le plus rapide.

      - " cC’est sûrement dû au fait que je ne suis pas un de ces excités de militaire psychorigide. Je suis astrophysicien en exploitation structurelle et appliqué de l’énergie quantique , et si vous avez finis de juger l'habit du moine je vais peut être pouvoir vous expliquer le compte rendu de mes recherches concernant la nature et l'origine du corps entré en collision avec notre appareil. "


      En voilà un qui avait oublié d’être bête, je décidais de ne pas surenchérir sur les valeurs et coutumes militaires pour laisser place à ses conclusions.

      - " Bonjour professeur ravi de faire votre connaissance et merci pour vos travaux ici. Pouvez vous décliner votre identité que nous sachions avec qui nous avons l’honneur de nous entretenir. Et faites nous part de votre rapport. " lui demandais je.

      - " Professeur en astrophysique énergétique structurelle et appliqué Aria pour vous servir " Nous répondit l'original. Il poursuivit en ces termes " Afin de vous épargner des termes scientifiques trop complexes pour vos esprits frigides de militaire ordonnés et subordonnés je vais passer directement à la conclusion "

      Voilà qu'il faisait de l'humour impertinent maintenant. Mais ce n’était ni le lieu ni le moment de le remettre en place. Et d’ailleurs l'humour ne dérangeait que s’il était construit sur un fond de vérité. D'un geste rotatif du poignet je l’invitait donc à continuer.

      - " Le calcul de l'énergie cinétique déployé est fonction de la masse du corps et de sa vitesse au moment de l'impact. Hors, cette énergie de mouvement exprimé en joule nous en apprend énormément sur la nature de l'objet et sur son origine. Surtout lorsque la masse et l’énergie libéré lors de l'explosion ne correspondent pas au calcul de E. Hors, si E n’est pas égal à MC² c'est que l'origine de l'objet ne peut être naturelle et à donc été construit dans le but spécifique de faire un maximum de dégâts, en réduisant sa masse pour augmenter son inertie. "

      L'amiral et moi même devions avoir des têtes d'ahurit pour ne pas dire autre chose car le professeur s'empressa de traduire.

      " - On s'est prit deux missiles dans le fion les gars! c'est bon c'est plus clair là?! "
      ha bah voila!
      Là c'était parfaitement limpide! pas besoin de nous embrouiller les neurones avec ses calculs d'inertie et son E= machin chose. C'est incroyable ça, autant les militaires sont " ordonnés et subordonnés " autant ces scientifiques sont incapable d'avoir un esprit de synthèse. Il pouvait pas nous dire ça des le début au lieu de perdre son temps et le notre à nous expliquer la façon dont il avait compris qu'on c'était fait pilonner à grand coup de missiles.

      Nous réalisâmes soudain ce que cela signifiait, qui disait missiles disait assaillants. Nous nous regardâmes tous les trois avec les mêmes questions en tête : ou étaient ils? et qui étaient ils?
      L'amiral Nastu bondit sur le micro fixe attaché à la table de projection 3D situé derrière lui et s'écria:

      - " Ici votre amiral, ceci est un message à destination de tout le personnel naviguant " il marqua une pause.

      Sur ces mots, l'ébullition stoppa net, le temps se figea tout comme les visages des opérateurs présent dans la salle. Ils avaient tous le regard fixé sur Natsu, attendant qu'il continue son allocution, suspendus à
      ses lèvres pour boire ses paroles. Seul les instruments de bord indisciplinés qu'ils étaient continuaient leurs vacarmes symptomatique d'un problème à bord.

      Et c'est leur amiral qui allait les éclairer sur ce problème, enfin! il reprit

      - " Ceci n'est pas un exercice, tout le monde doit se tenir prêt en formation de combat et à son poste, nous sommes la cible d'une attaque et nous allons devoir répliquer dans les plus bref délais. Nos agresseurs ne se sont pas encore identifié alors tenez vous prêt, nous ne connaissons pas leur angle d'attaque ni même leur puissance de feu. Que tout ceux qui ne sont pas apte à se battre rejoigne immédiatement la salle de confinement au centre de l'appareil et prépare le matériel médical pour porter les premiers secours. Le croiseur va avoir besoin de tout le monde tout comme nous allons avoir besoin de lui. Donnez votre maximum, j'ai confiance dans les hommes et femmes de ce vaisseau, vous êtes
      l'élites des humains et vous servez sur le vaisseau amiral de la flotte alors prouvez le! encore une fois! nous ne faiblirons pas! nous vaincrons! comme nous avons toujours vaincu! " .

      Ce qui en réalité n'était pas tout à fait juste, voir même carrément faux au regard de la seule attaque que nous avions subit.
      Sur ces mots, et avec un timing de blockbuster américain, les BIP des radars interstellaires se firent entendre, aussitôt les lumières du croiseurs s'atténuèrent tandis que des gyrophares rouge se mirent en route dans la
      salle des commandes. Les écrans s'allumèrent pour nous donner un visuel sur l'extérieur du vaisseau.
      L'ébullition avait repris de plus belle, tout les opérateurs s'affairaient et communiquaient entre eux à l'aide de casque radiofréquence et personne ne faisait attention aux images qui s'affichaient juste sous nos yeux. Si ce n'est l'amiral, le
      commandant, le professeur et moi même.
      Nous vîmes l'espace s'illuminer de centaines de petit flash éparpillé sur une zone si vaste que l'écran de contrôle ne suffisait pas à tous les apercevoir, comme si une nué de paparazzi nous photographiait voguant dans l'espace.
      A mesure que la camera zoomait sur les cibles, nous distinguions des centaines de petits vaisseaux sortis de nul part. Semblable à nos chasseurs, de petits vaisseaux d'interceptions, ils fonçaient droit sur nous comme propulsé par le flash lumineux qui les précédaient.

      - " Ce sont des bonds hyperespaces! " s'écria derrière nous Aria l'air complètement admiratif, un soupçon d'excitation dans la voix. Comme quoi être instruit n'apporte pas forcément les réactions approprié à la situation...

      Puis le crépitement de lumière s'estompa, restituant son obscurité à l'espace qui nous entourait uniquement ponctué de minuscule points lumineux en arrière plan que formaient les étoiles. Lecommandant Wylendra s'empara du micro et s'exclama :

      - " Toutes les tourelles sur cibles! tous les pilotes de chasseur en salle de décollage! je veux toutes la puissance de feu disponible à tribord! déployez les générateurs de boucliers auxiliaire! et fumez moi ces batards au moindre appel de phare qu'ils feront! "
      Et la lumière fut.

      Une détonation silencieuse de lumière blanc bleuté , aveuglante telle milles étoiles éphémères, qui vint à s'estomper rapidement elle aussi, se recroquevillant sur elle même à une vitesse folle comme si la lumière elle même était aspiré par
      sa source jusqu’à n'être plus qu'un point.
      La mort avait bondit.

      Si ce n'était pas elle, s'en était au moins sa représentation. Une ombre colossale venait d'apparaitre face à nous, une masse de métal comme nous n'en avions jamais vu, un titan d'acier sombre aux dimensions démesurées. Un bâtiment de guerre tellement énorme que notre croiseur aurait pu stationner dans une de ses cales. Même nos cameras ne possédaient pas d'un angle suffisant pour le cadrer en entier alors que nous étions à
      plusieurs miles. Plus nous faisions défiler l'image, plus nous prenions conscience des mensurations gargantuesque de se monstre ferreux. Longiligne tout comme le notre, il était au moins six fois plus large, plus long et plus haut. A sa proue trônait un canons tellement énorme qu'il aurait pût faire office de couloir dans notre vaisseau amiral.

      Nous remarquions pourtant que la bête tournait sur elle même de sorte à se mettre parallèle à nous. Ce qui ne nous soulagea pas longtemps, à peine le nez de se monstre avait il pivoter que nous découvrions sur son flanc un écussons géant peint à même la coque représentant deux faux géantes entrecroisées. Luisantes et imprégnées de ce qui semblait représenter du sang , une goutte perlait même de la pointe d'une des faux.
      il termina sa rotation sous nos yeux effarés, se stabilisa, puis plus rien. Les quelques centaines de chasseurs qui l'avaient précédé c'étaient positionnés en cercle autour de lui. Eux aussi ne bougeaient plus.
      De longues secondes s'écoulèrent, peu être plusieurs minutes durant lesquelles tout le monde retint son souffle.
      Allaient ils prendre contacts? que devions nous faire? avions nous seulement le choix?
      ...
      ...
      ...
      Soudain, le colosse s'anima de nouveau, sur son flanc gauche s'articulaient une multitude de trappes mécaniques qui se relevaient jusque dans la carlingue du vaisseau.
      Nous savions ce qui allait en sortir.