Catalogne

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    • Nous faisons face à plusieurs violences depuis la déclaration d'indépendance demandée par la Catologne.

      Le président destitué catalan s'est réfugié à Bruxelles suite aux annonces faites par le gouvernement espagnol.

      Aujourd'hui, l'on apprend qu'un mandat d'arrêt européen est demandé par le parquet espagnol. Qui plus est, 8 dirigeants ont été mis sous detention pour "mouvement d'insurrection active".

      L'audition des députés indépendantiste à la Cour Suprème a été reportée au 9 novembre.

      Un résumé de La Libre

      Tout comprendre à la crise catalane en 5 points


      Rappel des principaux événements depuis le référendum sur l'autodétermination de la Catalogne, qui a plongé l'Espagne dans sa plus grave crise politique depuis le retour de la démocratie en 1977.


      1 - Référendum controversé

      Le 1er octobre, le gouvernement régional de Catalogne, présidé par l'indépendantiste Carles Puigdemont, organise un référendum d'autodétermination, malgré son interdiction par la justice espagnole.
      Le vote, non reconnu par Madrid et boycotté par les partis anti-indépendantistes, est émaillé de violences policières. Selon les autorités catalanes, le "oui" à la sécession remporte 90,18% des voix avec une participation de 43%.
      Le 3 octobre, quelque 700.000 personnes défilent à Barcelone contre les violences policières lors d'une journée marquée par une grève générale.
      Dans une rare allocution télévisée, le roi Felipe VI dénonce la "déloyauté inadmissible" des dirigeants catalans.
      Face aux incertitudes, plusieurs entreprises, dont des banques de premier plan, annoncent leur départ de Catalogne. Depuis le 1er octobre, près de 2.000 entreprises ont transféré leur siège social.
      Des manifestations mobilisent à travers le pays des centaines de milliers d'Espagnols partisans d'un dialogue ou de l'union.

      2 - Entre menace et temporisation

      Le 10 octobre, lors d'une séance confuse au Parlement régional, Carles Puigdemont estime que la Catalogne doit "devenir un Etat indépendant sous forme de République", avant de "suspendre" la proclamation d'indépendance en appelant au dialogue avec Madrid.
      En réponse, le Premier ministre conservateur Mariano Rajoy fixe un ultimatum au leader indépendantiste, menaçant de prendre le contrôle de la Catalogne comme le lui permet l'article 155 de la Constitution.
      Dans les rangs indépendantistes, le ton se durcit, les manifestations se multiplient après de premières arrestations, le 16 octobre, de dirigeants séparatistes, inculpés de sédition.
      Le 19 octobre, Carles Puigdemont écrit à M. Rajoy pour l'informer que le parlement de Catalogne pourrait déclarer l'indépendance si Madrid suspend l'autonomie.
      Le 21, le chef du gouvernement espagnol demande l'activation par le Sénat de l'article 155 de la Constitution afin de destituer l'exécutif catalan et de convoquer des élections.

      3 - Indépendance et tutelle

      Le 27, le parlement catalan proclame unilatéralement l'indépendance, votée par 70 députés sur 135. La riposte de Madrid est immédiate. Le Sénat espagnol autorise le gouvernement à mettre sous tutelle la Catalogne.
      Peu après, Mariano Rajoy annonce la destitution de Carles Puigdemont et de son gouvernement et convoque des élections régionales le 21 décembre.
      En attendant son renouvellement, le parlement catalan est dissous.
      Le lendemain, le chef de la police catalane Josep Lluis Trapero est destitué. Le ministère de l'Intérieur prend le contrôle des Mossos d'Esquadra. Carles Puigdemont appelle ses partisans à s'opposer "démocratiquement" à la mise sous tutelle.
      Le 29, des centaines de milliers de personnes manifestent à Barcelone pour l'unité de l'Espagne aux cris de "Puigdemont en prison".

      4 - Puigdemont en Belgique

      Le 30, le procureur général espagnol engage des poursuites demandant l'inculpation des dirigeants indépendantistes pour sédition et rébellion, délits passibles d'un maximum de 30 ans de prison.
      Carles Puigdemont quitte l'Espagne pour la Belgique. Le 31, au cours d'une conférence de presse, il dit être venu à Bruxelles avec une partie de son gouvernement "par sécurité" mais sans l'intention de demander l'asile. Il affirme accepter le "défi" des élections régionales, assurant qu'il "respecterait" leur résultat.
      Le même jour, l'ex-président et 13 de ses conseillers (ministres) sont convoqués à partir du 2 novembre par une juge en vue de leur inculpation.

      5 - "Procès politique"

      Carles Puigdemont refuse de se rendre à la convocation de la justice espagnole fustigeant un "procès politique".
      Le 2 novembre, le parquet réclame un mandat d'arrêt européen contre Carles Puigdemont et quatre de ses "ministres".
      Huit membres du gouvernement catalan destitué, dont le N°2 Oriol Junqueras, sont placés en détention provisoire à l'issue de leur comparution. Un neuvième pourra être libéré sous caution lorsque le paiement sera effectif.

      by @HellStar
      #teamZeroTwo

    • Sujet intéressant, impatient de voir ce que va faire notre ami Puigdemont pour esquiver la justice Espagnole et surtout curieux de voir si il va pouvoir rester en Belgique ou non.

      Aussi, je tiens à souligner le calme imperturbable de nos voisins Espagnols. Je n'ose imaginer le carnage que ca pourrait être si nous avions la même situation en France avec tous ces groupes de casseurs et de racailles.
      #TeamZeroTwo
    • Ce qui est très interessant surtout c'est de voir que nous avons la possibilité, en Belgique, d'attribuer une protection diplomatique.

      Il me semble que les autres Etats de l'UE n'ont pas régi cette capacité !

      Je m'attendais également à avoir des manifestations espagnoles mais rien !
      Mais si on regarde de près, les seuls violences qui ont été faites en Espagne, sont celles par les policiers & non pas les civiles espagnols :)

      by @HellStar
      #teamZeroTwo

    • C'est une situation explosive qui tire son origine de la création même du Royaume d'Espagne. C'est très différent de l'Ecosse et ça n'a rien à voir avec la demande d'autonomie en Italie. On a pu lire des articles qui liaient le tout mais c'est n'importe quoi.

      Est-ce que Madrid a eu raison? Il n'y a pas vraiment de bonne réponse je pense. C'est en tout cas une crise constitutionelle et institutionelle pour l'Espagne. Et, j'ai aussi du mal a comprendre l'UE dans sa réaction également.

      A voir ce que cela va donner, surtout lors des nouvelles elections et les changements que cela impliquera.
    • Surtout que comme disait Charles Michel ou encore Didier Reynders, c'est un problème politique & les espagnols n'arrivent pas à gérer ce dossier !

      On sent que l'UE est avec l'Espagne (normal c'est un membre & un partenaire important). Seule la Belgique s'est lancé dans une position différente ! On a le même cas avec la Flandre qui demande plus d'autonomie mais on les gère bien :D

      Mais d'accord avec toi que certains mélangent tout & mêlent Ecosse, Irlande du Nord, etc.
      Certes ça pourrait avoir un effet domino & motiver les indépendantistes etc comme l'a souligné un bon article dans le Courrier internationale (semaine dernière ou celle encore avant :) )

      by @HellStar
      #teamZeroTwo

    • Il est en liberté sous caution si j'ai bien suivi non?

      C'est difficile d'avoir un avis extérieur sur cette sanction ; d'un côté, il a trahi l'Espagne, qu'il reconnaisse la tutelle de Madrid ou non, il s'est fait élire dans les institutions Espagnoles, il doit donc en respecter la règle, de l'autre, il est pour l'indépendance de sa région et a lutté, pacifiquement, dans ce sens là.

      Doit il être jugé? Chacun aura son opinion, et je doute qu'une puisse avoir raison de l'autre. Le plus simple, à mon sens, serait que le gouvernement Espagnol le laisse participer aux élections de Décembre ; si la rue le juge coupable, il sera battu et disparaitra certainement de la vie politique, si la rue le soutien, il passera et Madrid devra prendre en compte le peuple. C'est du quitte ou double, mais, ce serait sans doute le plus démocratique et le plus sage pour sortir de la crise.
    • Le problème c'est que la justice espagnole est réputée "mauvaise" dans ce cas là !

      L'amener a être jugé en Espagne, se serait du délire à mon sens !

      Mais quelle institution serait compétente dans ce cas ? De plus si il ne se présente pas au tribunal espagnol, il sera jugé par défaut :)

      Attendrait-il de pouvoir user de tous les moyens d'appel possible pour en fin de compte viser les hautes instances européennes ?


      Pour des élections, il n'aura que les voix de sa région … et qui dit que les catalons iront voter ? le taux d'abstention reste fort élévé & il y a une peur qui s'est installée depuis le vote sur l'indépendance catalane (notamment à cause de la police espagnole)

      by @HellStar
      #teamZeroTwo

    • DoXa wrote:

      Pour des élections, il n'aura que les voix de sa région … et qui dit que les catalons iront voter ? le taux d'abstention reste fort élévé & il y a une peur qui s'est installée depuis le vote sur l'indépendance catalane (notamment à cause de la police espagnole)
      Ca tombe bien, c'est à eux qu'on demande de voter. Il s'agit d'élections en Catalogne pour reformer un gouvernement catalan après la destitution du précédent par Madrid. Si les indépendantistes gagnent de nouveau la majorité, il faudra que Madrid trouve une réelle solution, parce que ça voudra dire que clairement, la population catalane est pour la sortie du Royaume.

      Pour le reste, il s'agit d'une affaire interne, une sédition, je vois mal quel recours Européen il pourrait invoquer, sachant qu'aucun pays n'a reconnu sa déclaration d'indépendance et par conséquent, il dépend entièrement de la justice Espagnole.
    • Sujet très intéressant @DoXa et qu’il m’attriste de voir si peu fréquenté tant il est important au niveau de l’Europe.

      Pour être concerné par le problème d’assez près, je dois dire que les deux camps ont leur tort dans cette affaire.
      Les catalans pour avoir fait leurs têtes de mules habituelles et Madrid pour avoir répondu encore plus imbécilement plutôt que de prendre de la hauteur.

      Une chose me dérange toutefois et me fait pencher du côté catalan :
      La nation catalane est une réalité plusieurs fois centenaire, reconnue même par la constitution espagnole.
      Ce n’est pas une lubie en mode depuis 10 ans par des gens qui veulent payer moins d’impôts comme nous le font croire Madrid et les médias (c’est un argument récent mais loin d’être le seul), ne vous méprenez pas.
      Et pour moi, le refus donné à ce peuple d’exercer son droit à l’autodétermination est une faute lourde.


      Bénévole Support&Questions

      63 HoFs
    • Le soucis étant que l'Espagne s'est formée sur deux royaumes, la Castille & L'Aragon, comprenant la Catalogne. Madrid doit trouver une solution pour résoudre la crise, ce n'est clairement pas en stigmatisant les indépendantistes et en imposant sa loi par la force que ça résoudra le problème, mais, il est quasiment impossible pour le gouvernement fédéral d'imaginer l'indépendance Catalane. Ce serait la dissolution de L'Espagne, aussi bien Républicaine que Monarchique. Et je ne parle même pas de l'aspect économique, l'Espagne va déjà mal, perdre la Catalogne, c'est la ruine annoncée.
    • Le problème ne se cantonne pas à l’indépendance de la Catalogne dont l’Espagne pourrait se relever plus vite que ce qu’on peut penser, si ça ne tenait qu’aux limites de la région.
      Il y a deux choses qui font que Madrid ne veut absolument pas de ça :
      - le pays basque réclame son indépendance depuis des temps immémoriaux et ce serait une porte ouverte pour lui dans cette direction, avec l’eventualité de la reprise du service de l’ETA et de la nébuleuse qui l’entoure. D’autres régions pourraient également s’engager dans cette voie.
      - la nation catalane ne se restreint pas à la seule Catalogne. Il y a au moins deux autres régions en Espagne qui pourraient demander leur rattachement à un hypothétique état Catalan.


      Dans les deux scénarios, ça signifie un effet domino qui remettrait en cause l’existence même du pays. L’Espagne ne pourrait qu’imploser, voire retomber dans une guerre civile.

      Rajoy ne veut juste pas ouvrir la boîte de pandorre mais il s´y prend comme un manche.
      Comme un pélo qui voudrait éteindre un feu avec de l’essence.
      En agissant avec des manières d’état policier il ne fait que renforcer les catalans dans leur volonté et à les faire passer pour des martyrs, et à terme complètement à contrecourant de l’objectif.
      Il rappelle à la bonne mémoire des catalans des temps, pas si vieux, où on leur interdisait même de parler leur langue.
      Parce que, qu’on se le dise, si tous les catalans ne sont pas pour l’indépendance, une grande majorité est contre le gouvernement central de Madrid (surtout quand celui-ci est de droite comme c’est le cas actuellement).

      Les catalans ont aussi mal joué leur coup en étant impatients.
      Ils auraient du faire un lobbying intense auprès de l’UE pour parvenir au moins à une médiation avant d’enclencher un processus unilatéral d’autodétermination.

      Personnellement, avec celle de l’Ecosse, l’indépendance de la Catalogne est l’une des seules légitimes et viables en Europe.


      Bénévole Support&Questions

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    • Il suffit que l'UE maintienne sans faille l'Espagne, et que cette dernière récupère toutes les grandes entreprises, les touristes etc... et la faillite économique changera de camp.
      Donc, si, l'Espagne pourrait très bien s'en remettre.


      Bénévole Support&Questions

      63 HoFs
    • Il y a plusieurs autres facteurs.

      Déjà, sur le plan démographique, la Catalogne est la seconde région, si elle s'en va, l'Espagne perd un sixième de sa population, ce n'est pas rien. Niveau économique, c'est un cinquième du PIB de l'Espagne qui se concentre là bas pour quasiment autant sur les investissements étrangers en Espagne. Pour ce dernier point, à voir ce que ça donnerait, mais à mon avis, les investisseurs quitteraient tout simplement la péninsule, que ce soit en Catalogne ou en Espagne puisque si séparation il y a, cela engendrera forcement une instabilité dans toute la péninsule ibérique. Ils se replieront peut être sur le Portugal, Maroc, France ou Italie, et puisque tu parles de tourisme, c'est la Catalogne qui est en tête dans ce domaine en Espagne, et le tourisme ne se caractérise pas par une nationalité, c'est à dire que si demain Barcelone était Allemand, ça ne changerait rien. Soit le tourisme reste comme actuellement, et ce sera profitable à la Catalogne, soit il sera freiné dû aux instabilités et cela sera au détriment de la Catalogne ET de l'Espagne.

      L'Espagne a tout a perdre dans une indépendance totale, et, même avec les aides de l'Union Européenne, ça risque d'être très compliquée pour elle derrière. Ce n'est pas comme si en plus elle était déjà en forme, l'Espagne est déjà bien essoufflée depuis une dizaine d'année.