Catalogne

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    • DoXa wrote:

      Ce qui est très interessant surtout c'est de voir que nous avons la possibilité, en Belgique, d'attribuer une protection diplomatique.

      Il me semble que les autres Etats de l'UE n'ont pas régi cette capacité !

      J'ai pas compris ce que tu voulais dire par là

      Chaque pays, y compris dans l'Union, est libre d'acceuillir un citoyen recherché ou condamné dans son pays d'origine. Les causes peuvent être multiples, mais à la fin, c'est la police du pays hôte qui décide, soit elle s'en fiche, soit elle l'expulse, soit elle l'arrête, soit elle le laisse partir ailleurs. Les accords d'extradition quand ils existent ne sont pas comme dans les films ; ils demandent beaucoup de procédure et une valodation juridique dans le pays hôte. La seule façon de faire ça rapidement, et encore, ça demande de la paperasse, c'est d'inviter la police du pays d'origine a venir interpeller son citoyen sur le sol du pays hôte et de le conduire à l'ambassade. Bon, certains pays ne s'embêttent pas trop avec l'invitation ou la légalité et vont le chopper quand même :D (Israel, État Unis...)
    • Néné wrote:

      DoXa wrote:

      Ce qui est très interessant surtout c'est de voir que nous avons la possibilité, en Belgique, d'attribuer une protection diplomatique.

      Il me semble que les autres Etats de l'UE n'ont pas régi cette capacité !
      J'ai pas compris ce que tu voulais dire par là

      Chaque pays, y compris dans l'Union, est libre d'acceuillir un citoyen recherché ou condamné dans son pays d'origine. Les causes peuvent être multiples, mais à la fin, c'est la police du pays hôte qui décide, soit elle s'en fiche, soit elle l'expulse, soit elle l'arrête, soit elle le laisse partir ailleurs. Les accords d'extradition quand ils existent ne sont pas comme dans les films ; ils demandent beaucoup de procédure et une valodation juridique dans le pays hôte. La seule façon de faire ça rapidement, et encore, ça demande de la paperasse, c'est d'inviter la police du pays d'origine a venir interpeller son citoyen sur le sol du pays hôte et de le conduire à l'ambassade. Bon, certains pays ne s'embêttent pas trop avec l'invitation ou la légalité et vont le chopper quand même :D (Israel, État Unis...)

      Je parle de ceci né :)


      Rtbf.be wrote:


      "Il y a une présomption de respect des droits et des libertés par les Etats européens, il n'y a donc en théorie pas besoin d'asile pour les citoyens de l'Union", estime Jogchum Vrielink, professeur de droit à l'université Saint-Louis à Bruxelles. "La Belgique est l'un des rares Etats, si pas le seul" où une demande d'asile intra-UE peut être introduite, selon lui.

      by @HellStar
      #teamZeroTwo

    • Et bah, j'ai envie de dire : « Tout ça pour ça? » ::gasmile::

      Bon, si on veut relativiser, les indépendantistes perdent un peu de terrain, et peuvent dire un gros merci au système de vote Catalan qui favorise la représentativité et non la masse électorale. (Il y a une majorité des votes contre le bloc indépendantistes)
      Maintenant, qui va réussir a réunir les trois blocs indépendantistes, c'est à voir. A la dernière élection, ils avaient failli dissoudre le Parlement avant de trouver un accord de gouvernance au dernier moment. Surtout que là, les dirigeants peuvent pas gouverner, pour l'instant ::xsmile::

      Après, Madrid a clairement subit une défaite. Et, le gouvernement Espagnol va devoir négocier cette fois, plus trop le choix.
    • Déjà, il faut qu'il soit élu, ce qui n'est pas si évident.
      Les indépendantistes en Catalogne, ce n'est pas un groupe uni. Ils sont trois gros partis et, ils ne sont pas spécialement potes entre eux. A la base, Carles, il a été élu pour empêcher un nouveau mandat de l'ancien indépendantiste. C'est déjà un compromis. Et au moins l'un des groupes indépendantistes n'en veut plus au pouvoir. Et son parti seul ne suffit pas à l'élire. Donc bon, déjà, faudrait trancher cette question..^^.
    • De toute façon ces indépendantistes ne sont que des chauvins.. Franco sonne trop communisto-français à leurs oreilles, Don Quichotte il est Juif, et Durruti veut rétablir les colonnes triomphales de Rome.

      Ne pas confondre indépendantisme(séparatisme) et autonomisme. L'un engendrant l'autre, mais pas l'inverse..

      L'indépendantisme catalan aura donc fait son petit bout de chemin depuis ce dernier siècle.. D'abord dans les milieux bourgeois libéraux où de manière très timide on parle d'autonomie à la fin du XIX siècle, une résurgence du particularisme régional se fait jour dans leurs milieux littéraires et artistiques.. classique jusque là..
      Puis à peine 4 mois après la proclamation de la II république espagnol en 1931, la démocratie offre à la Generalitat catalane plusieurs droits autonomes. Une première tentative d'instaurer un Etat catalan indépendant en 1934 fut cependant réprimée rapidement.

      Il faut alors attendre l'avènement d'une nouvelle démocratie en 1975 pour voir quelques ans plus tard le recouvrement des droits autonomes à la catalogne, où la langue officielle dans les écoles et les mairies se trouve de fait être le Catalan. Il en faut de peu à partir de là pour demander un Etat Catalan indépendant.

      1984 wrote:



      Parce que, qu’on se le dise, si tous les catalans ne sont pas pour l’indépendance, une grande majorité est contre le gouvernement central de Madrid (surtout quand celui-ci est de droite comme c’est le cas actuellement).

      Amusant lorsque l'on voit Carles Puigdemont à la tête du mouvement cet homme de droite.


      C'est amusant également de voir qu'en Catalogne, en juillet 2017 seulement 34% étaient pour l'indépendance, et on arrive à un résultat de combien ? 90% de "oui" au final..

      Les indépendantistes peuvent donc remercier cette orchestration de la médiatisation, mais aussi les violences policières qui ont radicaliser les plus récalcitrants. Ne pas oublier non plus la tournure du référendum où l'on fait dire n'importe quoi aux réponses.
      L'on aurait demandé à la place "voulez vous plus d'autonomie pour la catalogne" que le résultat aurait été le même. Dans les faits nous aurions donc 90% de oui pour la séparation et 90% pour l'autonomie.. 180% doit bien y avoir un problème quelque part.

      Cela me fait bien rire un vote catalan où l'on omet volontairement le reste de l'Espagne. C'est un peu comme si dans une classe d'école 1 élève s'autoproclamé délégué sans tenir compte du votes de ses camarades, ou comme un joueur de foot attitré au poste de défenseur se placerait de lui même en attaque un soir d'automne. Certes par les démocraties espagnol les particularités régionales ont été excitée, au final le sentiment est le même remplacer un chauvinisme par un autre...
      "Travailler moins, pour gagner plus" Jeff de Bouzolles.

      Yeah yeah!! Yeah yeah!!
    • Irrémédiablement, cela me fait penser aux analyses de l'UPR, du PRCF (Georges Gastaud) ou encore de Pierre Hillard concernant la politique dite des "Euro-Régions" ou de "l'Europe des Régions". Pour ceux qui ignorent de quoi il en retourne, il s'agit d'une politique de démantèlement des Etats-Nations promue par l'Union Européenne, agissant sur le long terme et dont la stratégie tient en plusieurs points :

      1. - Quand ce n'est pas déjà le cas, un transfert du pouvoir politique, économique et administratif de l'Etat et des communes vers les Régions, désigné sous le terme de décentralisation. Les conséquences sont une mise en concurrence économique des Régions entre-elles générant des disparités au sein des territoires. Plus précisément, cette politique tend à générer des sortes de super métropoles s'accaparant tous les monopoles, entourées par des déserts ruraux, qui peut aboutir à terme, à une opposition entre les deux populations respectives.
      2. - Une politique de réduction du nombre des régions et des communes, prétendument justifiée au nom d'une rationalisation des dépenses publiques en temps de crise. Cette politique dessine sur tout le territoire de l'U.E. des régions de tailles importantes que l'on peut comparer par exemple à celle des Etats des Etats-Unis. La conséquence à terme serait la disparition des nations remplacées par des communautés politiques moins importantes, moins à même de s'opposer aux décisions d'une oligarchie financière mondialisée (par exemple). On imagine également volontiers là-dedans les premiers pas vers l'utopie de l'Europe Fédérale.
      3. - Une politique de coopérations transfrontalières entre les régions de pays différents (politique du Groupement européen de coopération territoriale)
      4. - Une promotion des langues et cultures régionales (à travers la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires), inspiré du modèle des Landers Allemands et de leur conception ethnique des peuples.

      De ce point de vue le conflit lié à l'indépendance de la Catalogne ne serait alors que l'effet d'annonce d'une série d'événements du même genre à travers toute l'Union Européenne, si cette politique continue en effet son travail de sape. En Italie, on pense à la Lombardie et à la Vénitie qui viennent récemment d'obtenir plus d'autonomie. En France on pense à la Corse, à la Bretagne ou bien encore... au département des Pyrénées Orientales revendiqué par certains indépendantistes Catalans ("Catalogne du Nord").
      On notera d'ailleurs comment cette déclaration d'indépendance (celle de la Catalogne) s'inscrit dans le cadre de l'Union Européenne, tandis qu'elle est censée dénoncer un supposé impérialisme de l'Etat Espagnol et exprimer la recherche d'une souveraineté. Or, rappelons que sous l'empire des deux traités européens, toutes les grandes dispositions de politique économique sont soustraites à la délibération ordinaire (déficit budgétaire, statut et missions de la banque centrale, rapport aux marchés financiers, régime de la concurrence), puisque sanctuarisées à l'intérieur de ces mêmes traités. Même chose pour les options de politiques étrangères en raison de l'adhésion systématique à l'OTAN elle aussi sanctuarisée dans le TUE. Du reste, les transferts de souveraineté successifs opérés par le passé font que bon nombres de décisions politiques de premier ordre sont maintenant délibérées au sein du Parlement Européen (on pensera notamment à la politique migratoire).

      Si bien qu'on se demande quel genre d'indépendance ces indépendantistes cherchent à obtenir ?

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    • L'unité nationale joue un grand rôle dans ce que tu décris.

      En France, la notion de nation est lointaine, elle est ancrée depuis plus d'un millénaire dans l'inconscient collectif. Nous sommes « indivisible » même pour les provinces annexées au fil du temps au Royaume, une assimilation a été réalisé, et le pouvoir est centralisé à l'extrême. Cette idée de nation n'est pas si courante en Europe finalement. L'Italie est une idée moderne, tout comme l'Allemagne. L'Espagne n'est qu'un regroupement de couronne qui n'a jamais réellement fusionnée, il y avait jusqu'a tard dans l'histoire un Deux Espagnes. La Belgique qui connait des troubles sur l'autonomie est assez récente également, tout comme la notion de Grande Bretagne.

      C'est logique que l'Union Européenne soit portée sur la décentralisation puisqu'une partie de ses membres ont justement une culture locale plus forte que l'identité nationale.
    • Je suis en train d'élaborer ma réponse ! Simplement je me renseigne a droite à gauche pour approfondir un peu ma connaissance sur le sujet ^^
      Comme je suis perfectionniste et adepte des previews il arrive que mon ébauche finisse par être postée, comme c'est le cas ici, ce que je ne veux absolument pas !

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