[Xanthus] [LPA] Iluvatar (aka La Hyène) & [DWS] PecheMelba vs. EMPEROR [49-Kro] (A: 47.182.620.000, D: 74.225.247.000)

    • 01-[Mythique]

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    • [Xanthus] [LPA] Iluvatar (aka La Hyène) & [DWS] PecheMelba vs. EMPEROR [49-Kro] (A: 47.182.620.000, D: 74.225.247.000)

      La suite des Mythiques crashs DWS/Kro.M de Vega et Xanthus : board.fr.ogame.gameforge.com/i…tID=11905413#post11905413




      LA DERNIÈRE BREBIS

      RP by Nymphe Ydeil







      Il pleut. Il pleut toujours, mais aujourd’hui, ça mouille plus que les autres jours. Sur le parapluie, les grosses gouttes tombent en rafale et font un bruit sourd qui ne rassure pas du tout Mathieu. Il se serre contre Maman, mais leurs deux corps ne tiennent pas ensemble sous l’abri de fortune. À chaque pas, Matthieu sent les coudes et les hanches de Maman contre lui. Il n’aime pas trop la sensation du grand corps maigre contre le sien. Maman ne mange pas très bien. Elle dit que c’est parce qu’elle n’a pas faim, mais Mathieu n’est pas idiot.


      Et la pluie est si forte qu’elle semble même monter du sol. Mathieu met une main à plat sous son menton pour que ça n’éclabousse pas son visage. L’eau est contaminée par la pollution et ça pique quand ça tombe dans les yeux. Maman grelotte contre lui. Il le sent à travers leurs mains sur le manche du parapluie. Mathieu est inquiet, mais il ne sait pas quoi faire pour l’aider. Il a déjà pris sur son dos le butin des commissions : des navets, des rues à baga – même s’il ne sait pas trop ce que c’est ces rues là ni comment on peut les manger – des lentilles et de la pate de soja. Voilà tout ce que Maman a pu payer. Pas de viande cette fois-ci. Le marchand lui a proposé de faire leur arrangement habituel. Il a dit que ça ne prendrait pas longtemps, mais Maman a refusé. Elle semblait gênée que Mathieu ait entendu. Ils sont partis très vite.


      Maintenant, ils traversent la rue. La pluie redouble encore. Mathieu a peur que les courses soient trempées. Son pantalon est si mouillé qu’il lui colle à la peau. Il a froid lui aussi. Maman presse le pas, mais Mathieu est trop petit, il n’arrive pas à suivre. Alors elle s’arrête, regarde autour d’elle et finit par se diriger vers un grand bâtiment très sombre qui fait un peu peur. La porte est toute bizarre et en relief. Ça ne ressemble presque pas à une porte : il n’y a même pas de mécanisme d’ouverture. Maman est obligée de la pousser elle-même et ça fait un drôle de bruit qui grince pour s’ouvrir. Maman pousse Mathieu vers l’intérieur avec un sourire encourageant.


      Dedans, ça ne sent pas très bon. Ça sent comme les livres à Papa : la poussière et le moisi. Et il fait froid. Le sol est tout rugueux comme les murs. Il fait très sombre. Sauf tout au bout. Il y a plein de petites lumières qui bougent. Et des couleurs. Mathieu sent Maman le pousser vers là-bas. Mais il y a tant à voir. Il y a les grandes silhouettes sombres sur les murs, qui font un peu peur – mais c’est pas grave, parce que Maman est là contre lui, alors il a moins peur – et puis il y a les tours qui montent vers le plafond qu’on ne peut pas voir parce qu’il est dans le noir. Et il y a le bruit de leurs bottes sur le sol. Mais il y a aussi cet homme accroché au mur, derrière toutes les lumières et les couleurs. Qu’est-ce qu’il fait au mur le monsieur ? Il fait l’avion ?


      C’est une statue, mon cœur. C’est Dieu.


      Dieu ? répète Mathieu. C’est qui Dieu ? Maman sourit un peu, tout doucement, mais elle ne répond pas. Elle marche vers les lumières, prend un bâton et cueille un peu de lumière qu’elle met dans un nouveau récipient de couleur. Rouge celui-là. Mathieu approche son doigt pour toucher. Aïe, c’est chaud ! Maman ne le gronde même pas. Elle regarde le monsieur au mur. La statue qui est Dieu, qu’elle a dit. Les couleurs et les lumières sont sur son visage, elle brille, Maman. Elle est belle. Mathieu suce son doigt qui fait mal et il regarde, lui aussi. Il frissonne. Il a chaud pourtant, comme quand il s’endort dans les bras de Maman. Les yeux sur le mur le fixent, mais il n’a pas peur. Il n’a plus peur. Le doigt toujours en bouche, il s’avance.


      * * *


      Alors, où est ton Dieu ? Il t’a tourné le dos, il t’a trahi. Il t’a laissé te sacrifier seul.


      Il ne pleut pas. Il pleut toujours, mais aujourd’hui, quand Mathieu en a le plus besoin, il ne pleut pas. Il court, pour cacher ses traces, pour essayer de semer ses poursuivants. Il entend encore leurs cris dans son dos. Mais il ne pleut pas. Seules les larmes et le sang noient le visage de Mathieu. Il sent à peine le fardeau qui pèse dans ses bras. La tête de sa mère ballote contre le creux de son bras, ses jambes menues contre sa cuisse. Il ne veut pas la lâcher. Il ne sait pas où il va. N’importe où pour fuir le massacre qui a eu lieu derrière lui. Il a peur. Il grelotte de froid, d’appréhension. Il ne sent pas la douleur. Il la sentira plus tard, bien après. Il s’arrête au coin de la rue, jette un coup d’œil par dessus son épaule… et soudain elle est là.


      Sur la droite, un bâtiment vieux comme le monde se dresse encore entre deux tours d’immeubles qui font cent fois sa taille. Minuscule et pourtant majestueux, il se distingue entre tous. La porte sculptée lui fait face, accueillante comme elle l’a été dix ans auparavant, mystérieuse comme comme jamais. Il enfonce le montant de bois de l’épaule. Les gonds gémissent, puis cèdent sous son poids. L’intérieur le happe comme autrefois. La même magie qui opère, la sérénité des lieux, la sensation, malgré l’odeur de moisissure et de poussière, d’avoir coulé dans un bon bain chaud.

      Mathieu n’arrive même pas à ce souvenir de quand date son dernier bain. Mais il se souvient de ces lieux comme si c’était hier. Comme hier, il se sent revivre, immédiatement soulagé. Il est chez lui, avec cependant ce malaise qui va grandissant.


      En trébuchant, aveuglé par ses larmes et son sang, il avance au milieu de l’allée abandonnée, que la poussière a envahie. Il se dirige vers l’autel et y dépose le corps de sa mère. Ici, elle est chez elle. Ici, elle doit reposer. Jamais plus ils ne la toucheront. Mathieu unit les mains déjà roides en coupe autour du ventre, comme le veut la tradition. Il la pare de ses voiles blancs, la couleur de la mort. Avec une infinie tendresse, il la coiffe, noue ses cheveux encore noirs en une tresse qu’il attache sur sa nuque avec un ruban rouge, puis il s’emploie à la maquiller : il donne un teint plus frais à la peau, peint les lèvres et les paupières en bleu, du bleu profond des abysses.


      Autour d’elle, il place les lampions rouges, ses préférés. Il la contemple longtemps. On dirait qu’elle dort. Il ne pleure plus. Comme la première fois, la cathédrale a fait son effet sur lui et lui a rendu la paix. Lorsqu’il sera totalement en paix, qu’il sera prêt à la laisser partir, il poignardera la cœur déjà mort pour éteindre la puce d’identification. Mais pas encore. Pas maintenant. Maintenant, cet instant n’appartient qu’à eux deux. Pour l’instant, quelque part, sa mère est encore vivante. Quelque part, dans d’obscures registres. Quelque part où personne ne peut plus la toucher.


      Silencieux, il caresse le frond glacé. Il refuse de lever les yeux vers la statue du Dieu qui le surplombe. Les mots des assassins de sa mère lui reviennent. Ceux qu’ils ont prononcé lorsqu’ils ont mis la main sur elle.


      Ton Dieu t’a tourné le dos.


      Il décroche la lame qui orne son flanc. Il veut être prêt. Il veut en finir. Il veut envoyer sa mère vers l’au-delà, peu importe où c’est. Mais il a peur d’être soudain trop seul lorsque tout sera fini. Les larmes reviennent, silencieuses. Son front contre le front de la morte, il pleure.


      * * *


      Depuis son mur, il observe. Il n’a jamais voulu tout cela. Il est si seul. Il aurait voulu mourir ce jour-là. Mais non rien ne s’est passé comme il l’avait prévu. Depuis il est seul, désespérément seul. Personne n’est jamais venu dans cette cathédrale. Il en connaît les moindres recoins par cœur, depuis la profondeur des salles intemporelles, jusqu’à la flamme impérissable que sa dernière croyante a allumé dans ce lampion rouge. Il fixe les deux corps sacrifiés sur son autel. Celui de ce jeune homme brave et aimant, celui de sa mère. Si préoccupé par la mort de sa mère, par l’idée de la sauver qu’il n’a pas pris en considération ses propres blessures. Il s’éteint contre l’autel.


      Pour eux, il n’y aura pas de demain. Et lorsque la dernière flamme se sera éteint, alors il s’éteindra à son tour. Il n’existe que si, à chaque instant, des hommes et des femmes comme Mathieu et sa mère se souviennent de son existence et croient en lui et il a besoin, plus que jamais, de la vie qui s’éteint à deux pas de lui, emplie de doutes, qui ne sait plus lever les yeux vers lui pour quémander son soutien. Sur son mur, Iluvatar déploie ses ailes. Le Dieu vivant se lève et descend vers son dernier fidèle, la dernière brebis de son cheptel. Non, il n’abandonnera pas les siens. Il ne l’a jamais fait. Il attendait seulement son heure, et la voilà qui sonne.






      Les flottes suivantes se sont rencontrées le : 16-04-2019 02:33:05



      Attaquant Iluvatar [LPA]

      Armes 200% - Bouclier 190% - Coque 200%

      ________________________________________________


      Destructeur 219.152

      Vaisseau de bataille 248.811

      Traqueur 69.416

      Petit transporteur 805.749

      Chasseur léger 3.433.776

      Chasseur lourd 212.251

      Croiseur 1.016.721

      _________________________________________


      Attaquant PecheMelba [DWS]

      Armes 190% - Bouclier 180% - Coque 190%

      ________________________________________________


      Croiseur 179.721

      _________________________________________


      Défenseur EMPEROR [49-Kro]

      Armes 190% - Bouclier 190% - Coque 190%

      ________________________________________________


      Petit transporteur 504.111

      Grand transporteur 26.098

      Chasseur léger 3.011.392

      Chasseur lourd 150.019

      Croiseur 1.222.737

      Vaisseau de bataille 150.076

      Vaisseau de colonisation 95

      Recycleur 350.946

      Sonde d'espionnage 3.392

      Bombardier 51

      Destructeur 53.396

      Étoile de la mort 1.502

      Traqueur 151.547

      _________________________________________



      Après la bataille...


      Attaquant Iluvatar [LPA]

      Armes 200% - Bouclier 190% - Coque 200%

      ________________________________________________


      Destructeur 196.915 ( -22.237 )

      Vaisseau de bataille 191.325 ( -57.486 )

      Traqueur 59.649 ( -9.767 )

      Petit transporteur 29.045 ( -776.704 )

      Chasseur léger 123.163 ( -3.310.613 )

      Chasseur lourd 19.813 ( -192.438 )

      Croiseur 377.570 ( -639.151 )

      _________________________________________


      Attaquant PecheMelba [DWS]

      Armes 190% - Bouclier 180% - Coque 190%

      ________________________________________________


      Croiseur 65.424 ( -114.297 )

      _________________________________________


      Défenseur EMPEROR [49-Kro]

      Armes 190% - Bouclier 190% - Coque 190%

      ________________________________________________


      Petit transporteur 414 ( -503.697 )

      Grand transporteur 122 ( -25.976 )

      Chasseur léger 2.390 ( -3.009.002 )

      Chasseur lourd 533 ( -149.486 )

      Croiseur 40.181 ( -1.182.556 )

      Vaisseau de bataille 30.987 ( -119.089 )

      Vaisseau de colonisation 4 ( -91 )

      Recycleur 2.895 ( -348.051 )

      Sonde d'espionnage 0 ( -3.392 )

      Bombardier 21 ( -30 )

      Destructeur 33.741 ( -19.655 )

      Étoile de la mort 1.502 ( -0 )

      Traqueur 55.113 ( -96.434 )

      _________________________________________



      La bataille se termine en match nul.


      L'attaquant remporte :

      0 unités de métal, 0 unités de cristal et 0 unités de deutérium


      L'attaquant a perdu un total de 47.182.620.000 unités.

      Le défenseur a perdu un total de 74.225.247.000 unités.

      Un champ de débris contenant 39.787.736.000 unités de métal et 17.520.765.000 unités de cristal se forme.


      Les chances de création d'une lune était de 20%.

      ________________________________________________


      L'attaquant a recyclé :

      8.000.000.000 unités de métal et 8.000.000.000 unités de cristal

      8.000.000.000 unités de métal et 8.000.000.000 unités de cristal

      8.102.227.000 unités de métal et 1.520.789.000 unités de cristal


      L'attaquant a recyclé au total :

      24.102.227.000 unités de métal et 17.520.789.000 unités de cristal



      Résumé des bénéfices/pertes :


      Résumé des attaquants

      Métal: -7.820.708.000

      Cristal: 4.248.060.000

      Deutérium: -1.986.956.000

      L'attaquant a perdu un total de 5.559.604.000 unités.


      Résumé des défenseurs

      Métal: -47.652.537.000

      Cristal: -21.768.801.000

      Deutérium: -4.803.909.000

      Le défenseur a perdu un total de 74.225.247.000 unités.





      Explications by Iluvatar :
      J'étais devant le 1er épisode de GoT, Oti m'envoie un message je mets pause je lui réponds, j'en profite pour check emperor on voit ça, on rassemble nos forces on tire. Pas de chance emperor clic 100k cyclo.


      HRP by Iluvatar :
      @Oti sans qui cela aurait été cuit (en rime)
      @ux résistants
      @ux copains qui me soutiennent de loin
      @ notre mythique sur emperor on l'avait prédit easy

      HRP by PecheMelba :
      A la hyène pour avoir fait le chaud boy et de pas avoir back ce coup ci kiss
      A toute mon ally vous assurez grave les gars !!
      Et a tous mes amis d’ici et d’ailleurs gros bisous à tous !
      Et mes deutiers toujours au top…

      Ps: oui je suis un troll