Les Parlements ne seraient ils pas en train de détruire le peu de démocratie dans les régimes politiques ?

Nous vous souhaitons une excellente année 2026.

  • En France, on fait croire au peuple qu'il a du pouvoir, notamment avec le vote aux présidentiels, etc etc. Passer ces systèmes d'élections, le peuple ne peut que subir les choix et les décisions politiques. Déjà quand on voit qu'il faut 500 signatures de maires pour déposer un dossier pour les présidentiels, déjà, d'entrée de jeu ça complique les choses. Le milieu politique est un cercle très fermé où on veut y restreindre l'accès et ainsi maintenir une opacité maximale. Je ne m'attarderai pas sur le remboursement des frais de campagne des candidats à la présidentielle.

    C est justement ce qui est difficile de comprendre vivant en Suisse. Nous nos politiciens sont pour la grande majorité dit de milice. Donc ils ne vivent pas de cette fonction.

    Apres comme partout la pression des lobbies est omniprésente !

  • C est justement ce qui est difficile de comprendre vivant en Suisse. Nous nos politiciens sont pour la grande majorité dit de milice. Donc ils ne vivent pas de cette fonction.

    Apres comme partout la pression des lobbies est omniprésente !

    tu peux expliciter la "milice" stp ?

  • Si je ne me trompe pas, la Suisse a un système de "bénévolat" pour l'entretien et la chose publique. Comme nos pompiers mais étendu à bien plus de chose, dont la politique. C'est un don de soit pour le pays, pas une fonction rémunérée a part entière.

  • C est exactement ça.


    À partir d un certain échelon ils sont rémunérés (par exemple le maire (syndic en Suisse) d une grande ville.) Mais ce salaire est dérisoire comparativement à un autre pays et avec les responsabilités qu il prend sur soit.


    Mais dans le 90% des cas, il s agit de bénévoles qui font ça à côté de leur travail.


    Prenons par exemple le revenu auquel à droit un élu à la chambre fédérale. Il s agit de notre parlement national. (Là où sont représentés les élus de chaque cantons.) Ils ont droit à une indemnité de 26'000 francs par an pour leur travaux et 440 francs par jour de séance. À savoir qu il y a 4 session de deux semaines par an. Donc clairement pas suffisant pour ne vivre que de ça. Certains touchent quelques choses de leur partis

    si ils sont affiliés, mais dans la majorité des cas ils doivent reverser une partie du revenu au parti. (Affiliation à parti non obligatoire puisqu on peut se présenter en candidat libre lors d élection)


    Comparativement le salaire moyen est autour de 60'000/70'000 par an pour un ouvrier de bâtiment.


    Les seuls rémunérés, et grassement, sont nos conseillers fédéraux. (Président inclus) et là on parle de 454'581 francs par an :D. Ils ne sont que 7 cependant.


    Dans un certain sens c est super agréable puisque tous le monde peut se présenter aux élections, sans être sorti de science po, ou de je ne sais quelles études. Donc représentatif et proche de l électorat. Le côté négatif c est que dans des petits villages il devient difficile de trouver des volontaires pour ces fonctions qui prennent du temps en dehors de l activité professionnelle et la vie privée.


    Pour finir je dirai que la milice est un principe de fonctionnement de beaucoup de chose en Suisse et qu il est fondamental. Armée, protection civile, pompier politique et bien d autres sujets sont gérés de cette manière.

    Et ça fonctionne pas trop mal malgré tout :D


  • En fait j'ai du mal à comprendre comment c'est organisé, j'ai bien compris que c'était basé sur le volontariat et plus ou moins sur le bénévolat. Mais concrètement comment ça s'organise. C'est pas chaque suisse dans son coin qui va décider de faire ceci ou cela ?

    Quand tu dis que la milice c'est le mode de fonctionnement de l'armé par exemple j'ai du mal à voir comment le fonctionnement de l'armé peut avoir un rapport avec le mode de fonctionnement politique.


    Dans un certain sens c est super agréable puisque tous le monde peut se présenter aux élections, sans être sorti de science po, ou de je ne sais quelles études. Donc représentatif et proche de l électorat. Le côté négatif c est que dans des petits villages il devient difficile de trouver des volontaires pour ces fonctions qui prennent du temps en dehors de l activité professionnelle et la vie privée.

    Si ce n'est pas rémunéré ou très peux, par définition tout le monde ne peux pas se présenter. Pour pouvoir se présenter il faut avoir des sources de revenu suffisante à côté (conjoint, héritage, patrimoine, etc.) pour compenser la perte de revenu lié à la charge de travail de la fonction... Ce qui au final favorise au contraire les personnes qui sorte de grandes écoles et de la haute à accéder aux fonctions électives.

  • On parle de la Suisse. Sans faire de cliché, le niveau de vie est assez haut ^

    Edit : et contrairement à l'image pacifique qu'on en a, le service militaire est central dans la vie sociétale de la Suisse et celui-ci entraine un patriotisme renforcé.

  • En fait j'ai du mal à comprendre comment c'est organisé, j'ai bien compris que c'était basé sur le volontariat et plus ou moins sur le bénévolat. Mais concrètement comment ça s'organise. C'est pas chaque suisse dans son coin qui va décider de faire ceci ou cela ?

    Quand tu dis que la milice c'est le mode de fonctionnement de l'armé par exemple j'ai du mal à voir comment le fonctionnement de l'armé peut avoir un rapport avec le mode de fonctionnement politique.


    Si ce n'est pas rémunéré ou très peux, par définition tout le monde ne peux pas se présenter. Pour pouvoir se présenter il faut avoir des sources de revenu suffisante à côté (conjoint, héritage, patrimoine, etc.) pour compenser la perte de revenu lié à la charge de travail de la fonction... Ce qui au final favorise au contraire les personnes qui sorte de grandes écoles et de la haute à accéder aux fonctions électives.

    Ben en fait, on a 26 cantons donc techniquement 26 républiques différentes. À tous les échelons se sont des politiciens de milices. Donc oui si tu es élu dans ton coin et avec tes idées tu peux amener une idée en votation populaire au niveau national.


    Concrètement. Un politicien qui a une idée l amène au conseil national. Qui valide ou non la possibilité légale de l écriture du texte. Ensuite celui ci est voté et tranché par le peuple.

    Au même titre qu un citoyen peu lancé une initiative populaire et moyennant une récolte de signature peu imposer le texte au conseil national qui à nouveau statue sur la validité ou non et le passer en votation nationale :D


    Dans ce cas le conseil national ne peut pas décider de la validité de l objet mais uniquement de l écriture légale et l application si le peuple l accepte


    Pour la deuxième partie, au contraire. Le paysan du village peut devenir syndic de celui ci et représenter la population. Dans les milieux ruraux c est souvent le cas d ailleurs.

  • À partir d un certain échelon ils sont rémunérés (par exemple le maire (syndic en Suisse) d une grande ville.) Mais ce salaire est dérisoire comparativement à un autre pays et avec les responsabilités qu il prend sur soit.


    Mais dans le 90% des cas, il s agit de bénévoles qui font ça à côté de leur travail.

    Oui, enfin comme en France quoi... Il n'y a que les maires et leurs adjoints qui touchent une indemnité (et encore, pas folichonnes dans l'immense majorité des cas), les conseillers municipaux des communes de moins de 100k habitants n'en perçoivent pas (seulement 42 villes de plus de 100k habitants en France sur les environs 35k).


    Ci-dessous le niveau des indemnisations mensuelles bruts :


    Donc pour avoir une indemnité > au SMIC en étant maire en France, il faut se faire élire dans une commune d'au moins 1 000 habitants (sachant que 71 % des communes ont moins de 1 000 habitants en France en 2018), pour avoir une indemnité > au salaire médian (2 300 € bruts), il faut être élu maire d'une commune d'au moins 10 000 habitants (ce qui représente 2,92 % des communes).


    En étant adjoint au maire, il faut réussir à se faire élire dans une commune de plus de 50 000 habitant (soit 0,37 % des communes) pour espérer percevoir une indemnité supérieur au SMIC et de plus de 100 000 habitants (0,12 % des communes) pour avoir plus que le salaire médian.


    Je ne vais pas m'amuser à faire cela pour les conseillers municipaux, étant donné qu'au mieux ils touchent 233,36 € bruts (environ 163 € net).


    Je n'ai pas personnellement l'impression que les indemnités des élus locaux soit particulièrement élevé en France et j'ai assez de mal à croire que pour la plupart ils puissent en vivre. Donc si j'en crois ce que tu dis death, c'est assez similaire à ce que vous avez en Suisse...


    Bien qu'il me semble qu'en Suisse les maires peuvent toucher des indemnités bien supérieure à ce que l'on peut espérer avoir en France :

    - le maire de Sion (34k habitants) touche l'équivalent de 259 498 € (presque 3x plus que le maire de Paris) => en France il toucherait 42k € bruts (environ 35k € net).

    - le maire de Genève (200k habitants) touche lui l'équivalent de 187 820 € (100 000 € de plus que le maire de Paris) => en France se serait 67 675,56 € bruts (environ 58 097 € net).


    Les écarts avec la France sont importants quelque soit la taille des communes (Jusqu'à 275'000 francs par an, ce que gagnent les maires de Suisse romande | RTS)



    En ce qui concerne les parlementaires tu dis que leur rémunération est de 26 000 francs/an plus 440 francs/jours pour 4x 2 semaines de séance (soit 24 640 francs au total), ce qui nous donnerais 50 640 francs/an tout inclus. Mais une étude mené par l'Université de Genève en 2017 nous dis que "le montant annuel brut reçu par un parlementaire s'est élevé, en moyenne, à 174'000 CHF au Conseil des Etats et à 147'000 CHF au Conseil national" (p.13) (cela ne fait pas référence au revenu que le parlementaire va percevoir, mais bien à tout ce qui lui est versé sans prendre en considération les charges éventuelles (impôts, contributions au partis, etc.)), bien loin des 50k francs auquel tu fais référence.


    En revanche on se rapproche des 50k francs lorsque l'on regarde le "revenu direct net médian [qui] s'élève à 55'700 CHF au Conseil national (variations de 48'800 à 59'800 CHF autour de la médiane) et à 65'300 au Conseil des Etats (variations de 56'600 à 71'000 CHF)" (p.18). Mais il ne s'agit ici que des "revenus directs", l'étude montre qu'il existe des "revenus indirects" ("Le revenu indirect est la différence entre le montant des indemnités de défraiement forfaitaires touchées par les parlementaires et le montant des dépenses effectives imputables à l'exercice du mandat, lorsque cette différence est positive." (p.14)). Lorsque l'on ajoute ces revenus indirects, "la médiane du revenu parlementaire avant impôts s'élève à 63'000 CHF pour les conseillers nationaux avec collaborateur [...] et de 91'900 CHF pour les conseillers nationaux sans collaborateur" tandis que "La médiane du revenu parlementaire avant impôts est de 69'300 CHF pour les conseillers aux Etats avec collaborateur [...] et de 92'200 CHF pour les conseillers aux Etats sans collaborateur" (p. 27-28).

    Source : ÉTUDE SUR LE REVENU ET LES CHARGES DES PARLEMENTAIRES FÉDÉRAUX


    Donc les revenus d'un parlementaire en Suisse s'élève plutôt autour de 60 à 90k francs/an (bruts) et le salaire médian en Suisse en 2018 est de 78 456 francs/ans (bruts) selon l'Office fédéral de la statistique. Un parlementaire en Suisse touchera donc environ le salaire médian au titre des revenus lié à sa fonction.


    Au niveau des parlementaires contrairement aux élus municipaux, c'est en France que les parlementaires sont les mieux "traités".



    Si je ne me trompe pas, la Suisse a un système de "bénévolat" pour l'entretien et la chose publique. Comme nos pompiers mais étendu à bien plus de chose, dont la politique. C'est un don de soit pour le pays, pas une fonction rémunérée a part entière.

    Comme en France quoi, on se présente à une élection sur la base du volontariat ...

    Quant à la 2nd partie de ta phrase, c'était peut-être le cas jadis. Mais cela à quand même changé il y a longtemps "En 1972, on a renoncé à l’idée d’un mandat à titre bénévole pour passer au système que l’on applique encore aujourd’hui et qui conjugue donc une rémunération du travail effectué sous la Coupole et un défraiement des dépenses." (Le revenu annuel médian des parlementaires suisses varie entre 63 000 et 92 000 francs | Le Temps)



    On parle de la Suisse. Sans faire de cliché, le niveau de vie est assez haut ^

    J'ai envie de dire que cela ne change rien... Si tu as un certains niveau de vie et train de vie, lorsque tu perds une bonne partie/totalité de tes revenus, tu es dans la merde, que tu ai au départ beaucoup ou pas beaucoup ça ne change pas grand chose.

  • thegunners  


    Bénévolat et volontariat sont deux choses différentes ; le premier se fait sans aucune contrainte, à ta seule envie, l'autre est contractuel et inclus donc des conditions. Et j'écoquais ça vis à vis de la rémunération, on ne peut pas vraiment dire qu'en France, une fonction politique se fait uniquement par abnégation, comme les pompiers. Mais, visiblement ce n'est plus le cas non plus en Suisse. Je savais que ça avait été le cas mais je n'ai pas non plus cherché si c'était encore en application, je ne suis pas spécialiste de la politique Suisse. Merci de la correction. Je trouve ça dommage, mais ca serait interessant de voir s'il y a une étude sur les effets de cette loi.


    Edit : et quand tu dis que c'est identique, je ne suis pas d'accord. Entre te presenter a un poste non rémunéré, qui se base sur le don de soit et un poste avec plein d'avantage et rémunéré, même si l'intention de départ est la même, il y a quand même une sacré différence. On entend souvent nos politiques nous dire qu'ils ne sont pas là pour l'argent mais je trouve cette phrase plutôt mal venu quand ils touchent dans les cabinets ministériels ou dans les parlements plus du double du revenu médian français, avec d'autres avantages en nature. Certes, certains pourraient sans doute toucher plus dans le privé mais de là a nous dire qu'ils font ça presque par générosité bon, faut pas abuser. Un peu comme la député qui nous sortait qu'elle mangeait des pates et qu'elle avait remonté les pulls de la cave. Si vraiment c'est si mal payé, qu'elle laisse sa place, il n'y en a que 577 et il y a beaucoup de volontaire.

    nene2.jpg

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  • une rémunération du travail effectué sous la Coupole et un défraiement des dépenses

    Et si le travail n'est pas fait ?

    Qui contrôle ? (je ne sais pas en fait)


    Il y a qq exemples concrets et recents ou le travail est baclé voire saboté (70% de l'hémicycle quitte les lieux avant un vote crucial ou comme je l'ai vu sur la chaine parlementaire les délibérations sur les amendements sont ... comment dire : risibles tant c'est carricatural en terme de débat genre 1 min pour exposer liminaire et amendement et sans discussions bien sur), voire les votants se dédouanner (pistolet sur la tempe ...)


    Quid du quorum ? (pareil je comprends l'idée mais elle ne semble qu'une idée car jamais appliquée)


    D'ailleurs depuis les états d'urgence il me semble qu'il y a un conseil de defense et un conseil sanitaire qui outrepassent, rendent inutiles ??, les débats ... peut etre me trompé-je ?

    De plus leurs décisions restent secretes ? cad que les parlementaires en sont exclus au mépris des engagements de rapports hebdo jamais fournis il me semble, non ?


    Donc ont-ils encore un autre rôle que théatral ?

  • thegunners  


    Bénévolat et volontariat sont deux choses différentes ; le premier se fait sans aucune contrainte, à ta seule envie, l'autre est contractuel et inclus donc des conditions. Et j'écoquais ça vis à vis de la rémunération, on ne peut pas vraiment dire qu'en France, une fonction politique se fait uniquement par abnégation, comme les pompiers. Mais, visiblement ce n'est plus le cas non plus en Suisse. Je savais que ça avait été le cas mais je n'ai pas non plus cherché si c'était encore en application, je ne suis pas spécialiste de la politique Suisse. Merci de la correction. Je trouve ça dommage, mais ca serait interessant de voir s'il y a une étude sur les effets de cette loi.


    Edit : et quand tu dis que c'est identique, je ne suis pas d'accord. Entre te presenter a un poste non rémunéré, qui se base sur le don de soit et un poste avec plein d'avantage et rémunéré, même si l'intention de départ est la même, il y a quand même une sacré différence. On entend souvent nos politiques nous dire qu'ils ne sont pas là pour l'argent mais je trouve cette phrase plutôt mal venu quand ils touchent dans les cabinets ministériels ou dans les parlements plus du double du revenu médian français, avec d'autres avantages en nature. Certes, certains pourraient sans doute toucher plus dans le privé mais de là a nous dire qu'ils font ça presque par générosité bon, faut pas abuser. Un peu comme la député qui nous sortait qu'elle mangeait des pates et qu'elle avait remonté les pulls de la cave. Si vraiment c'est si mal payé, qu'elle laisse sa place, il n'y en a que 577 et il y a beaucoup de volontaire.

    J'avais pas fini, mais le message a été posté quand même... Du coup je vais répondre à la suite.


    La majorité des fonction politiques en France ne sont pas rémunéré ou très peu rémunéré. Des ministres (qui ne sont pas élus mais nommés) et des députés/sénateurs il y en a très peu sur l'ensemble des femmes et hommes politiques élus ou non. C'est même plus que négligeable, en 2018 par exemple il y avait plus de 500k élus municipaux dont l'immense majorité ne touchent rien ou au plus quelques centaines d'euros bruts par mois pour cette fonction (source : LES ÉLUS LOCAUX | Direction générale des Collectivités locales ; Indemnités des élus municipaux). Il n'y a que le "haut du panier" qui peut se permettre de vivre de ses indemnités d'élus en France.

    Et tu mélanges les personnes qui sont élus (députés, sénateurs, conseillers municipaux, etc.) avec d'autres qui ne le sont pas comme les ministres ou les personnes travaillant dans les cabinets ministériels.



    Ensuite, la rémunération des parlementaires en Suisse, c'est faite apparemment justement pour que le Parlement puisse réellement jouer son rôle de contrepouvoir et ne pas être simplement "une caisse d’enregistrement et les députés des amateurs sans moyens" Parlement de milice et rémunération, la redoutable équation [Le Temps].

    Enfin ça me semble logique, il ne faut pas rêver, si la charge de travail d'un élu l'empêche d'avoir un travail à côté mais que la rémunération versé en échange l'empêche de vivre, alors le temps passé à sa mission d'élu va diminuer en faveur d'une autre activité qui va lui permettre de gagner suffisamment d'argent pour vivre. Mais du coup le travail parlementaire et sa qualité en sera d'autant plus diminué.

    Les effets de cette loi sont que les parlementaires ont "plus de moyens" pour faire leur travail même si c'est encore très limité, il faut quand même voir qu'encore aujourd'hui une part non négligeable des parlementaires suisses ne prennent pas de collaborateur...

    Donner peut de moyens financiers aux parlementaires c'est les empêcher de pouvoir travailler correctement et donc laisser la main à l'exécutif...


    Sans compter qu'en Suisse il y a aussi un problème avec les lobbys un problèmes peut-être encore plus important qu'en France, puisque là-bas un parlementaire peut-être directement payé/employé par un lobby sans aucun soucis et aucune obligation de transparence tant que le député n'a pas de poste à même "d’influer sur la position de l’organisation concernée (fonction de membre du comité, par exemple)" (Le lobbying en Suisse: faits et cas pratiques [Transparency International], p. 2) et les rémunérations peuvent être plus que généreuse de la part des lobbys :

    - "Karin Keller-Sutter, alors conseillère aux États, a reconnu percevoir chaque année pas moins de 175 000 francs pour un seul de ses trois mandats d’administratrice" (p. 2) ;

    - "les médias ont révélé qu’une fédération de caisses-maladie versait à Ignazio Cassis, encore conseiller national, une rémunération annuelle d’environ 180 000 francs pour exercer sa présidence" (p. 2).


    Aujourd'hui ils sont obligés de signaler pour quel(s) mandat(s) ils perçoivent de l'argent, mais les montants eux ne sont pas obligés d'être divulgué et sachant que 80 % des parlementaires suisses déclarent avoir "au moins un mandat payé" (Transparence des liens d'intérêts: les élus suisses font de la résistance [Swissinfo])...


    Enfin voilà, tout cela pour dire que même s'il y a surement des choses intéressantes sur lesquels s'inspirer à partir du modèle Suisse, j'ai quand même beaucoup de mal à voir en quoi les politiques suisses diffèrent des politiques français. Et j'ai encore plus de mal à comprendre comment fonctionne la "milice" ou ce qu'il en reste...


    Bref, comme souvent j'ai l'impression que l'on voit l'herbe du voisin plus verte qu'elle ne l'est réellement.


    J'ai aussi beaucoup de mal à voir en quoi payer peu/donner peu de moyens aux politiques serait un gage de "meilleur" travail ou d'une plus grande mise au service de la société. Fin je ne sais pas mais pour moi ça me paraît évident que si les indemnités sont faibles soit la personne élus va passer peut de temps à son travail d'élus pour pouvoir travailler et gagner de l'argent pour vivre à côté si sa fonction le lui permet, si ce n'est pas le cas alors ça veut dire qu'il a déjà suffisamment d'économie à côté pour pouvoir se passer de travailler pendant 5/6/7 ans en fonctions de la durée de son mandat, ce qui est loin d'être donné à tous le monde.


    Je ne suis pas le travail parlementaire Suisse donc je ne vais pas pouvoir répondre à toutes tes questions. Mais déjà, si tu regardes les défenses d'amendements dans l'hémicycle, effectivement tu auras l'impression de "simulacre" de débat et c'est normal, ce n'est pas dans l'hémicycle que se font les débats, c'est dans les commissions, les auditions, etc., bref tout le travail en amont. L'hémicycle c'est la vitrine, c'est le moment du vote. Mais ce n'est pas représentatif du travail parlementaire... On a trop souvent tendance à l'oublier malheureusement. C'est la même chose dan tous les parlements aujourd'hui.


    Ensuite pour le reste je n'en sais rien, je ne crois pas qu'il y ait un "contrôle" sur l'activité des parlementaires ni si leur absence est pénalisé financièrement...


    Pour le quorum :

    Art. 159 Quorum et majorité

    • 1 Les conseils ne peuvent délibérer valablement que si la majorité de leurs membres est présente.
    • 2 Les décisions sont prises à la majorité des votants, que les conseils siègent séparément ou en conseils réunis.
    • 3 Doivent cependant être adoptés à la majorité des membres de chaque conseil :
      • a. la déclaration d’urgence des lois fédérales;
      • b. les dispositions relatives aux subventions, ainsi que les crédits d’engagement et les plafonds de dépenses, s’ils entraînent de nouvelles dépenses uniques de plus de 20 millions de francs ou de nouvelles dépenses périodiques de plus de 2 millions de francs;
    • c. l’augmentation des dépenses totales en cas de besoins financiers exceptionnels aux termes de l’art. 126, al. 3.
    • 4 L’Assemblée fédérale peut adapter les montants visés à l’al. 3, let. b, au renchérissement par une ordonnance.

    Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Etat le 1er janvier 2021)


    Il me semble que c'est compliqué à ne pas faire respecter à partir du moment où c'est dans la constitution... Mais je n'ai pas été vérifié.

  • La majorité des fonction politiques en France ne sont pas rémunéré ou très peu rémunéré. Des ministres (qui ne sont pas élus mais nommés) et des députés/sénateurs il y en a très peu sur l'ensemble des femmes et hommes politiques élus ou non. C'est même plus que négligeable, en 2018 par exemple il y avait plus de 500k élus municipaux dont l'immense majorité ne touchent rien ou au plus quelques centaines d'euros bruts par mois pour cette fonction (source : LES ÉLUS LOCAUX | Direction générale des Collectivités locales ; Indemnités des élus municipaux). Il n'y a que le "haut du panier" qui peut se permettre de vivre de ses indemnités d'élus en France.

    Et tu mélanges les personnes qui sont élus (députés, sénateurs, conseillers municipaux, etc.) avec d'autres qui ne le sont pas comme les ministres ou les personnes travaillant dans les cabinets ministériels.


    J'ai bien conscience de ça mais ici, j'évoquais les « décisionnaires » au plan national, pas des petits élus locaux. Le sujet traite des parlementaires. Concernant les élus locaux, je trouve la situation problématique ; c'est une fonction clé dans la bonne gestion de la communauté et le socle sociétale et, à l'instar des pompiers, on leur demande de faire toujours plus, sans moyen et quasiment gratuitement. C'est ridicule. A l'inverse, qu'un mandat de député qui finalement ne « consiste qu'a » voter soit aussi rémunérateur n'est pas normal. Concernant les ministres, je les ai placé mais en soit, au vu du nombre d'heures et des sacrifices familiaux que ça engendrent (qu'on soit d'accord avec ce qu'ils font ou non n'enlève en rien le fait qu'il soit h24 dans la fonction) n'est pas vraiment quelque chose d'abusif. Certes 15.000€ par mois c'est bien, mais quand tu fais plus de 100/semaine, au final, c'est pas fou.


    Bref, pour faire simple, le souci que je vois dans la rémunération politique c'est concernant des postes de parlementaires qui sont cumulables avec bien d'autres tâches, qui ne demandent aucune compétence particulière et qui pourrait être accompli de manière bien plus symbolique que rémunérateur. Et certains élus gravitant autour de ça comme les Maires de très grandes villes ou les Présidents de commission qui ne servent finalement que de planque pour des copains.


    Maintenant est-ce que ça changerait quelque chose et en bien ? Aucune idée. Mais ça éviterait peut être d'avoir des représentants nationaux si peu regardant sur la qualité de la tâche effectuée. Soit on paye mais on sanctionne l'absentéisme & co, soit on ne paye pas et à ce moment là, beaucoup d'élus là uniquement pour les avantages partiront laissant place, peut être, à des gens plus scrupuleux.

  • J'ai bien conscience de ça mais ici, j'évoquais les « décisionnaires » au plan national, pas des petits élus locaux. Le sujet traite des parlementaires

    Yes, mais au départ c'était plus pour recontextualiser avec ce qu'avait dit Death Of Rats , comme quoi 90 % des élus en Suisse ne sont pas indemnisé et que c'est pour cela que la situation serait différente sur la perception du travail des élus et de leur importance entre la France et la Suisse.


    D'ailleurs j'ai toujours pas compris fondamentalement c'était quoi la différence entre être politique de milice ou pas à l'heure actuelle...


    A l'inverse, qu'un mandat de député qui finalement ne « consiste qu'a » voter soit aussi rémunérateur n'est pas normal.

    Voter la loi ne sert à rien du coup ?


    Outre que le travail d'un parlementaire ne consiste pas qu'à voter la loi, mais aussi à la faire, mais également à contrôler l'action du Gouvernement. J'ai du mal à concevoir que le rôle de parlementaire soit aussi peu considéré et méconnu, il ne s'agit pas simplement d'appuyer sur un bouton et dire "oui" ou "non".


    Bref, pour faire simple, le souci que je vois dans la rémunération politique c'est concernant des postes de parlementaires qui sont cumulables avec bien d'autres tâches, qui ne demandent aucune compétence particulière et qui pourrait être accompli de manière bien plus symbolique que rémunérateur.

    Cumulable avec quoi ? Le cumul des mandats a quand même été très limité depuis la loi sur le non-cumul justement. Par ailleurs 57 % des parlementaires (députés, sénateurs, députés européens) n'ont aucun autre mandat que celui de parlementaire.


    Mais le symbolisme ne fait pas vivre les êtres humains... Et le "symbolisme" qui te prends plusieurs dizaines d'heures par semaines il est quand même sacrément encombrant... Bref malgré le fait que tu te sois initié aux arcanes du travail parlementaire en te battant pour un projet qui te tenais à coeur tu sembles toujours incapable de te détacher des clichés et méconnaissance de base du travail parlementaire.


    Etre parlementaire ce n'est pas juste être assis sur un banc à appuyer sur un bouton...


    "Tordons le cou une bonne fois pour toutes à cette caricature de l’hémicycle vide : si les députés ne sont pas en séance, ils ne sont pas pour autant au café ou au fond de leur lit. En même temps que les séances en hémicycle ont lieu :

    •  Les réunions de commissions permanentes ;
    •  Les réunions de groupe ;
    •  Les réunions de groupe d’études et d’amitié ;
    •  Les commissions d’enquête ;
    •  Les commissions spéciales ;
    •  Les réunions des différentes missions ;
    •  Les rendez-vous pour les arbitrages ministériels en vue ;
    •  Les réunions des groupes de travail, qui sont une entité informelle ;
    •  Les réunions de délégations et d’offices parlementaires ;
    •  Les réunions des organismes extraparlementaires, qui ne sont pas mentionnés dans l’agenda de l’Assemblée nationale ;
    •  Les réunions internationales ;
    •  Les rendez-vous en circonscription et évènements à l’extérieur de l’Assemblée nationale.

    Avant de s’insurger sur l’absence des députés, il faut toujours avoir le réflexe de consulter l’agenda parlementaire, disponible sur le site de l’Assemblée nationale. L’organisation même de cette institution fait que les députés ne peuvent matériellement pas être constamment présents sur l’ensemble des séances. Ou alors, il faudrait que l’Assemblée nationale n’examine qu’un seul texte à la fois, ce qui n’est pas du tout le cas." (source : Rapport sur l’activité réelle des députés - Projet Arcadie, p. 15)


    Maintenant est-ce que ça changerait quelque chose et en bien ? Aucune idée. Mais ça éviterait peut être d'avoir des représentants nationaux si peu regardant sur la qualité de la tâche effectuée. Soit on paye mais on sanctionne l'absentéisme & co, soit on ne paye pas et à ce moment là, beaucoup d'élus là uniquement pour les avantages partiront laissant place, peut être, à des gens plus scrupuleux.

    Et combien sont là juste pour "les avantages" ? Il y a 925 parlementaires (sénat + assemblée) doit pas y en avoir plus d'une petite quinzaine qui soient là juste pour le fauteuil. Effectivement si on se focalise sur eux et qu'on choisi d'ignorer ceux faisant leur boulot il y aura toujours un problème.


    Ce qui est sur, c'est supprimer ou limiter très grandement les indemnités lié à la fonction ne facilitera pas la diversité sociale des parlementaires (qui n'est pas déjà énorme), et permettra à ceux ayant les moyens et revenus suffisant pour se permettre de se passer d'un salaire pendant 5 ans (ou plus) de devenir plus facilement parlementaire (moins de concurrence). Ou alors, on aura des parlementaires qui devront jongler entre leur travail qui leur rapporte de l'argent pour vivre et leur rôle de parlementaire qui leur prends du temps, qui est complexe, et qui ne leur rapporte rien. Effectivement, je pari que le travail parlementaire en sera grandement amélioré...


    en parlant de parlementaire, on parle des votes important lancé en pleine nuit ? (ils sont déja rarement beaucoup (et pour le lien présent on a pour une fois plus d'1/3 présent) mais de nuit ... ) https://twitter.com/LCP/status/1456080354331308034?s=20

    Illustration parfaite de l'inculture des citoyens sur le travail parlementaire. Heureusement que tu es là, merci. :)

  • Illustration parfaite de l'inculture des citoyens sur le travail parlementaire. Heureusement que tu es là, merci.

    Voilà toute la suffisance ajoutant au débat...


    Apprendre ne devrait pas t'être étranger pourtant !


    Sinon oui vu du populo ca donne cette impression comme quand on te lit car cela fait donc beaucoup de personnel payé par le commun pour encore faire appel a des compétences du privé par exemple (Mc Kinsey) ou bien que des votes sur un impact général (pass, etat d'urgence) seraient moins important que des réunions sur des sujets moins centraux, non ?

    Et oui bien que tu defendes la transparence de ce monde (politico juridique) cela ne l'es pas vu du bas


    Voili ;)

  • Voter la loi ne sert à rien du coup ?


    Outre que le travail d'un parlementaire ne consiste pas qu'à voter la loi, mais aussi à la faire, mais également à contrôler l'action du Gouvernement. J'ai du mal à concevoir que le rôle de parlementaire soit aussi peu considéré et méconnu, il ne s'agit pas simplement d'appuyer sur un bouton et dire "oui" ou "non".


    En théorie je suis d'accord avec toi. Mais dans notre démocratie actuelle, on pourrait remplacer les députés par des IA que ça ne changerait plus grand chose, soyons honnêtes. La démocratie parlementaire a été bafoué depuis un moment.


    Cumulable avec quoi ? Le cumul des mandats a quand même été très limité depuis la loi sur le non-cumul justement. Par ailleurs 57 % des parlementaires (députés, sénateurs, députés européens) n'ont aucun autre mandat que celui de parlementaire.


    Mais le symbolisme ne fait pas vivre les êtres humains... Et le "symbolisme" qui te prends plusieurs dizaines d'heures par semaines il est quand même sacrément encombrant... Bref malgré le fait que tu te sois initié aux arcanes du travail parlementaire en te battant pour un projet qui te tenais à coeur tu sembles toujours incapable de te détacher des clichés et méconnaissance de base du travail parlementaire.


    La loi sur le non cumul dans mandat était une connerie. Du jour au lendemain, les « petits députés » c'est à dire les députés maire de petites communes ont totalement disparu de l'hémicycle, scellant un peu plus le cerceuil de la représentativité et de la déconnexion des élus.


    Je disais justement qu'actuellement, le rôle de député était cumulable (je ne parle pas d'un point de vu juridique, mais d'un point de vu de ce qu'ils font) et ne demandait pas de compétence particulière. Un député n'a pas besoin de connaitre les dossiers quand il a une méconnaissance, il y a des rapporteurs et des commissions pour comprendre le sujet afin de voter en connaissance de cause, le souci étant qu'actuellement, beaucoup ne vont pas dans ces commissions, ils ne sont pas non plus dans leur permanence pour écouter les gens et, ils viennent au vote quand ils y pensent.


    Et combien sont là juste pour "les avantages" ? Il y a 925 parlementaires (sénat + assemblée) doit pas y en avoir plus d'une petite quinzaine qui soient là juste pour le fauteuil. Effectivement si on se focalise sur eux et qu'on choisi d'ignorer ceux faisant leur boulot il y aura toujours un problème.


    INFOGRAPHIES. Quel est le taux de présence moyen des députés lors des votes à l'Assemblée nationale ? (francetvinfo.fr)


    Pour les commissions, je ne retrouve plus l'étude qui donnait environ 50% de présence, mais tu as celle-ci qui date un peu mais qui donne des chiffres plus ou moins identique ;


    Présence des députés en commission à l'Assemblée nationale - Session 2010 - 2011 - NosDéputés.fr (nosdeputes.fr)


    Donc effectivement, si tu croyais qu'on avait qu'un quinzaine de députés réfractaire, je comprends mieux ton discours, mais la réalité est tout autre ; le Palais Bourbon est vide. Et c'est là le souci. De Rugy voulait d'ailleurs mettre des amendes forfaitaire parce qu'il avait lui même constaté que bah y'avait un GROS souci de présence. Mais ce n'est pas des amendes qu'il faudrait mais juste, ne pas les payer. Toi, quand tu ne te présente pas au travail sans raison, tu n'es pas payé. Alors certes ici, ce n'est pas un travail mais bon, on les a élu quand même pour faire une tâche, ça serait cool qu'ils la fasse.