Dans l’Univers Titania, les empires naissent et meurent comme des étoiles. Chaque cycle apporte son lot de conquérants, de flottes colossales et de mondes façonnés par des civilisations toujours plus ambitieuses. Les systèmes solaires sont colonisés, les galaxies entières cartographiées. Les routes commerciales brillent comme des veines de lumière entre les étoiles. La technologie atteint des sommets inégalés : armes démesurées, IA stratégiques, vaisseaux capables de plier l’espace et le temps. Titania est en plein essor, une ère d’expansion et d’arrogance.
Mais dans ce vacarme de transmissions et de données, quelque chose se glisse.
Une distorsion infime au début. Un parasite dans les flux. Un frisson dans le réseau. Puis le bruit s’amplifie. Les canaux sécurisés des flottes impériales se brouillent. Les satellites relais émettent des signaux incohérents. Les IA des commandements hurlent des alertes incompréhensibles. Partout, d’un bout à l’autre de l’univers, les systèmes de communication sont pris en otage.
Puis… un son.
Un cri.
Ni mécanique ni humain. Un message qui se forme, lentement décrypté par chaque système, chaque vaisseau, chaque aide de commandement. Un seul et même hurlement psychique, imposant sa présence dans l’esprit de tous.
Et dans ce silence forcé qui précède la terreur, une voix retransmise par des milliards de milliards de sources différentes situées aux 4 coins de l'Univers se fit entendre, la voix d'un ennemie dissimulé à la population, laissé pour mort par les dirigeants des plus grands empire, une menace resté gravé dans les mémoires des quelques hommes qui ont du l'affronter et sont parvenus à survivre. L'Essaim.
"Univers… entends ma voix.
Vous avez cru que l’Essaim était mort. Vous avez cru que votre alliance pathétique avait suffi à m’éradiquer. Mais je ne suis jamais tombée. J’ai attendu. J’ai enfanté. Et mes enfants sont revenus… plus affamés, plus rapides, plus forts.
Mon sang est deutérium. Mon souffle est énergie. Chaque créature qui tombe renaît plus terrible, façonnée pour écraser vos armes, vos armées, vos flottes. Vous ne combattez pas une armée. Vous combattez l’adaptation pure.
Je vois à travers chaque œil. Je parle à travers chaque gorge. Je ressens à travers chaque nerf. Et d’un seul ordre, je transforme mes enfants en armes nouvelles. Vos défenses deviennent mon festin. Vos mondes, mes ruches. Vos empires, mes esclaves.
Votre cristal et vos métaux me servent de carapace, votre deutérium, de sang.
Souvenez vous de l’Équipe Charlie. Vos soldats d’élite, vos héros. Ils ont posé le pied sur mes terres pensant affronter une menace qu’ils comprendraient. Ils ont été brisés. Dépassés. Dévorés. Et leurs cris nourrissent encore mes nuits.
Regardez autour de vous : vos planètes sont déjà infestées. Vos alliés, déjà corrompus. Certains de vos frères portent ma chair et me servent comme dieux. Vous êtes gangrenés. Vous êtes faibles. Vous êtes à moi.
Souvenez-vous de l’univers que nous avons réduit en cendres. Ce n’était qu’une première morsure.
Maintenant je reviens. Et je ne laisserai rien.
Nous sommes unis.
Nous sommes l'Essaim.
Et votre univers entier sera dévoré.
GLOIRE À L'ESSAIM !"
La communication se coupe brutalement, laissant place aux réactions de tous. Défis pour certain, peur, inquiétudes, amusement. Chaque dirigeant d'Empire allait bientôt être confronté de prêt ou de loin à l'Essaim.
Et vous ? Avez vous entendu son cri ?