Woody Woodpecker [ZAD] alias Zan vs repreneur [EEG] / CDR 10,4 G - Renta 14,4 G

  • Trop tard !



    Garr se réveilla en sursaut.

    L’énorme ventilateur de sa chambre venait de tomber au sol, par chance l’engin n’était pas installé juste au dessus de son lit.

    Satané ventilateur, il venait de l’extirper de son rêve,

    allongé sur le sable chaud aux côtés d’une belle métisse,

    qui ressemblait étrangement à Juliette.

    Il avait du mal à sortir de sa léthargie après plusieurs soirées à planquer,

    la nuit avait été trop courte.


    Il regarda l’arbre du ventilateur.

    Il y avait une amorce de fissure qui commençait à dater.

    Il se dit qu’il aurait pu tomber avant qu’il ne loue la chambre.

    Après un court passage à la réception pour signaler l’incident, Garr prit la route en direction de Port-Louis.


    De loin, il reconnut la silhouette de la demoiselle et esquissa un rictus.


    Sur sa table « fétiche », il y avait un petit écriteau « réservé ».

    Alors qu’il marquait un temps d’arrêt devant la table, il entendit :

    « Monsieur peut s’installer à sa table… »


    Il se retourna et vit Juliette désigner la table réservée de la main.


    « Merci »

    « Je me doutais que vous alliez venir, cela faisait deux jours que je ne vous avais pas vu. »


    « Le travail mademoiselle, le travail. »

    « Comme d’habitude ? »

    « Oui, merci. »


    Au deuxième planteur, Garr prit son courage à deux mains et proposa à sa serveuse préférée d’aller prendre un verre après son service.


    « Dans dix minutes, je prends ma pause, on peut aller marcher sur la plage si vous voulez ? »


    Les dix minutes qui suivirent, furent les plus longues de la vie de Garr.


    Un immense sourire illuminait le visage de Juliette.

    « Vous venez ? »

    Garr la suivit sans coup férir.


    Après quelques banalités, Garr précisa qu’il était sur l’île pour une période indéfinie.

    « En tout cas, vous faites parler de vous… »

    « Ah bon, pourquoi ?

    « C’est une île, les nouvelles vont vite. »

    « En bien, j’espère ? »

    « Oui, plutôt ! »


    « Juliette, je vous trouve charmante. J’aimerais vous revoir en dehors du Kabana Beach. »

    « Nous venons de commencer. »

    « Je voulais dire, un peu plus loin d’ici, pour un restaurant peut être si vous en avez envie ? »

    « Avec grand plaisir, monsieur Anthonin ! »

    « Anthonin ! Mais comment savez vous ? »

    « On est sur une île… »

    « Je ne voudrais pas que votre père le prenne mal.

    Je n’ai pas du tout envie de me le mettre à dos. »

    « Ne vous en faites pas pour mon daddy, derrière sa carapace, il est gentil.

    Je dois reprendre mon service. A bientôt ?! »

    « Ce soir, au Zagaya à Saint-François pour 20h ? »


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    « Oui, je connais, j’y serai mais pour 21h. »


    Garr remonta dans son Ranger tout guilleret.


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    Il prit la direction de l’Anse Bertrand en direction du nord,

    il y avait peu de circulation sur cette partie de l’île.


    Sur le chemin de la grande vigie, il croisa un Dacia Duster qui roulait à vive allure.


    « Quel taré ! »


    Deux virages plus loin, un motard était à terre.


    Garr stoppa et aida l’homme à se relever, heureusement plus de peur que de mal,

    en tout cas pour le mec pas pour la moto.

    La machine en contre bas avait l’air mal en point, de toute façon, il fallait un engin pour la sortir.

    L’homme venait se faire accrocher par le Duster.


    « Il m’a doublé et il s’est rabattu tout de suite, il m’a accroché le guidon.

    J’ai lâché la moto sinon je descendait avec.

    Le mec s’est barré, l’enfoiré ! »


    « Montez, on va essayer de le rattraper. »

    Garr poussa les régimes moteur pour la première fois.

    Ca marchait pas mal.

    Le Ranger tenait bien le pavé malgré sa hauteur de caisse.

    Il arriva sur Anse Bertrand.

    Il demanda à un groupe de jeunes s’ils n’avaient pas aperçu un Duster kaki qui roulait vite.


    Il était passé par là et avait pris la première rue à droite en direction de la plage.

    Pas simple de repérer une voiture kaki alors que la nuit était tombée.


    Il repéra un Duster à la lumière d’un lampadaire.

    Garr se gara à côté.

    Il remarqua une trace sur l’aile arrière du véhicule qui correspondait à peu près à la hauteur d’un guidon de moto.

    Il n’y avait personne à bord.


    Garr regarda aux alentours et il surprit deux silhouettes derrière un palmier.

    Après deux pas dans leur direction, les deux silhouettes se mirent à courir.


    Franchement, ce n’était plus de son âge.

    Après 300 mètres d’une course effrénée, Garr se jeta sur l’homme devant lui, un placage digne du tournoi des cinq nations.

    L’individu se trouva vite menotté, le visage tuméfié après avoir embrassé le sol rocailleux.

    Sans avoir à le demander, il balança l’identité du deuxième compère.

    Ils avaient pris la fuite car ils roulaient sans permis et sans assurance et ce avec la voiture de leurs parents.

    Après avoir installé plus ou moins confortablement le fuyard à l’arrière du Ranger, Garr alla appréhender le deuxième fugitif chez ses parents.


    « Voilà, affaire classée, je vous dépose à la gendarmerie de Port-Louis, ils sont sympas,

    ils vont vous prendre en charge et vous pourrez déposer plainte. »

    « Merci beaucoup. »

    Le motard était soulagé de trouver une issue à ses malheurs aussi rapidement.


    Garr scruta sa montre.

    Il était 21 heures.

    Il n’avait pas vu le temps passer et il avait oublié son rendez-vous.


    Il téléphona au Zagaya.


    « La demoiselle vient de repartir, il y a peu. Je suis désolée. »

    Garr s’en voulait d’avoir raté son rendez-vous.


    Le lendemain, il se rendit au Kabana Beach.

    Il ne pouvait arriver avec un bouquet de fleurs de peur que le tavernier n’apprécie pas sa démarche.


    Juliette mis du temps à prendre la commande de Garr.

    « Bonjour Juliette, je vous prie de bien vouloir m’excuser pour hier soir. »

    « Bonjour, ce n’est pas grave. Cela peut arriver. »


    Garr sentit un changement dans l’intonation de sa voix.

    Son presque début de relation prenait du plomb dans l’aile.


    Le commissaire arriva au bar et s’installa sur une chaise haute.

    Il n’avait pas remarqué la présence de Garr.


    Garr dévorait Juliette du regard alors qu’elle se dirigeait vers son chef.

    Elle fit la bise au commissaire.

    « Bonjour ! Ca fait longtemps que tu n’es pas venu. »

    « Bonjour Juliette. J’avais envie de te voir. »


    Garr n’en croyait pas ses yeux.

    « J’avais envie de te voir ». Ben voyons.


    Juliette apporta le planteur à Garr.

    « Vous connaissez le commissaire ? »

    « Ben oui, pourquoi ? »

    « Vous allez l’air proche ! ».

    « Vous ne seriez pas un peu jaloux ? »

    « Non du tout ! »

    « Mouais ! C’est mon père… »


    Juliette tourna les talons et laissa Garr sans voix.

    Quand elle repassa à côté de lui, il lui demanda :

    « Et le patron ? »

    « C’est mon tonton. »


    Garr se demanda ce qu’il avait fait au bon Dieu, le commissaire… le commissaire…

    mais pourquoi lui.

    Garr comprit pourquoi Juliette était au courant de ce qu’il se passait sur l’île et comment elle avait découvert son prénom.


    Juliette déposa un petit morceau de papier sous l’addition de Garr.

    Elle y avait griffonné quelques mots :

    « Je vais au restaurant ce soir… Avec mon père… Bon appétit. »


    Garr eut un pincement au coeur.

    Il avait reçu le message.

    Etait-elle un peu rancunière…?


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    Casting :


    Woody Woodpecker alias Zan dans le rôle de Garr

    repreneur dans le rôle des fuyards.


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    Dédicaces :


    A Padicy

    Aux deutiers

    Aux FARM/ZAD


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    BR au défenseur


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